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TEST : Star Wars: Lethal Alliance – La force est la ?

Yaeck [Rédacteur]
Je lis, je joue, je regarde. Puis j'écris. Et parfois, j'arrive même à être drôle.

Il doit bien avoir de nos jours autant de jeux estampillés Star Wars que d’étoiles dans l’univers. Dans le test de Star Wars Lethal Alliance, nous allons faire une halte sur l’un de ceux ayant élu domicile sur PSP (il existe également une version Nintendo DS), un spin off de la saga Dark Forces qui mettait en scène Kyle Katarn, personnage passé de mercenaire à Jedi en l’espace de quelques jeux devenus essentiels pour la célèbre franchise de Space Opera. Mais point d’adepte de la Force ici, on donnera plutôt dans le jeu de shoot en plutôt agréable compagnie. Explorons tout cela ensemble si vous le voulez bien, dans une galaxie lointaine, très lointaine…

BELLE ET REBELLE

Rianna Saren, une mercenaire twi’lek, se voit confier une mission par le célèbre Kyle Katarn, un as de la gâchette qui selon les rumeurs bosserait pour la fragile alliance rebelle. Son objectif : détruire un précieux chargement de minerai dont on ignore l’utilité mais que l’Empire protège comme la prunelle de ses yeux. À Rianna d’enquêter et de venir faire son rapport une fois sa tâche accomplie.

Mais au cours de celle-ci elle se retrouve en bien fâcheuse posture et ne devra sa délivrance qu’à l’intervention d’un droïde de sécurité rapidement surnommé Zeeo. Ensemble, les deux compagnons suivront la piste du précieux composant qui les mènera jusqu’à une bien curieuse lune, ainsi qu’à une vieille connaissance de la femme à l’unique lekku : Zarien Kheev, son ancien maître responsable de sa terrible mutilation lorsqu’elle n’était encore qu’une esclave…

Ceci pour le contexte. C’est au travers d’une vue à la troisième personne que nous contrôlons Rianna (un prénom très à la mode en 2006) dans ses pérégrinations spatiales et surtout ses gunfights incessants. C’est que la demoiselle n’est pas vraiment adepte de diplomatie. Quand elle s’exprime, c’est principalement accompagné de tirs assassins.

Au cours du jeu nous récupérerons quatre armes de tir : blaster, blaster lourd, sniper et lance grenade (il en existe une cinquième sur DS, dont on reparle plus loin). Autre atout létal dans sa manche, sa lame laser qui lui permet de se débarrasser de manière plus discrète des pauvres bougres égarés.

Parce qu’en effet une certaine notion de discrétion peut se révéler parfois utile, mais dans les faits ça foire quasiment à chaque fois et c’est bien à coup de pisto-laser qu’il nous faudra régler la plupart des situations.

Vous l’aurez compris nous sommes donc ici dans un pur jeu de shoot 3D mitonné avec un peu de plateforme pour égayer le parcours. Les mouvements se font à l’analogique tandis que la croix directionnelle servira pour l’arsenal (une direction par armement).
La caméra elle se contrôle avec les gâchettes et propose plusieurs options en fonction d’un simple appui ou d’un maintien long (seul moyen de visionner en haut ou en bas, basiquement la vue reste horizontale).
X sera pour tirer, O pour les différentes roulades et autres pirouettes (si associés avec des mouvements) tandis que et Δ seront associés à Zeeo et ses différentes possibilités. Il existe également un système de ciblage d’ennemi plus ou moins efficace…

Sur votre route vous trouverez beaucoup de collectibles qui vous octroieront vie et munitions (pour vous et votre électronique comparse).

La mercenaire sera amenée au cours de son épique enquête à explorer plusieurs planètes, de Coruscant à Danuta, où commençait Star Wars Dark Forces en 1995. Nous visiterons également Mustafar et ses incontournables rivières de lave, un convoi traversant les vertes prairies d’Alderaan, la tristement célèbre planète-prison Despayre et on fera même une petite visite de Mos Esley sur Tatooine.

Graphiquement c’est acceptable même si c’est loin d’être un cador sur Playstation Portable. Les environnements sont réalisés avec une certaine efficacité et c’est avec plaisir qu’on déambule parmi eux, d’autant plus quand on se balade dans des décors connus (autrement dit : « des films »).

Par contre en ce qui concerne la modélisation des différents personnages, c’est un peu plus compliqué. Les PNJ manquent clairement de finesseon distingue tout de même un Rodien d’un Quarren rassurez-vous – et même l’héroïne, bien que plus détaillée, ne brille pas par une qualité visuelle époustouflante malgré un character-design très réussi. Katarn (et ses yeux bizarres) ainsi que Leia ne font clairement pas honneur à leurs modèles, c’est le moins que l’on puisse dire.

L’UNION FAIT LA FORCE

Le point central de Star Wars Lethal Alliance, c’est donc l’association entre la flingueuse et le robot couteau suisse. Zeeo – de son véritable matricule Z-58-0 – est en effet pourvu de tout un tas d’options qui se révéleront fort utiles lors de notre avancée. Développons un peu le panel des capacités du droïde.

La plus usité reste sans nul doute le « Boulet de canon » qui voit Zeeo foncer à toute allure sur la cible désignée. Très simple et efficace, cette attaque habilement combinée à nos tirs de blaster aura raison assez rapidement de la plupart des forces adverses. Ne fonctionne pas sur les tourelles.

Vient ensuite le bouclier déflecteur, qui comme son nom l’indique va créer une protection pour Rianna. Le petit plus, c’est qu’à l’instar des épées laser Jedi, il est capable de renvoyer les tirs vers les opposants. C’est vraiment cool et cela permet d’économiser nos munitions.

L’une des possibilités les plus pratiques du robot – mais aussi la plus coûteuse en énergie – est sans conteste sa capacité de camouflage. Grâce à une projection holographique très élaborée il peut faire passer la Twi’lek pour quelqu’un d’autre, que ce soit un stormtrooper ou un pirate de l’espace. Précisons quand même que ce «pouvoir» n’est disponible qu’à des moments très précis, lorsqu’il faut traverser une zone sans se faire repérer. Et entre la consommation énergétique et le fait que si on s’approche trop près des gardes ils capteront assez rapidement la supercherie, ces séquences ne sont pas si simples que cela à traverser. Mais pas de panique, si l’infiltration ne fonctionne pas, sortez les blasters !

On passe rapidement sur le piratage, faculté assez commune chez les robots Star Wars pour arriver à la super-attaque « Onde de Choc » qui comme son nom l’indique va créer une puissante attaque de zone qui va étourdir tous les ennemis alentour. Cela s’avère fort pratique lorsqu’on est entouré de toutes parts.

Dans le même genre il y a les « attaques coordonnées », accessibles uniquement lorsque la barre de complémentarité est pleine (plus vous utilisez le droïde en complément de vos propres attaques, plus elle se remplit). Tout d’abord « Les Vents de Mustafar » où le duo s’unit pour une attaque virevoltante qui va terrasser tous ceux à votre portée et ensuite « Le Marteau de Ryloth », le coup le plus puissant qui tue instantanément tout vaurien pris dans le rayon d’action.

L’ensemble de ces attaques se débloque au fur et à mesure de notre avancée dans les niveaux.

Pour compléter et être le plus exhaustif possible, une dernière faculté est disponible, mais uniquement sur la version DS : le Dual Canon. Zeeo se transforme en véritable gatling laser qui va exterminer quiconque se trouve sur le champ de bataille. Dévastateur.

Mais là où cela devient véritablement intéressant, c’est quand le droïde se transforme en véhicule. Soit pour de courtes sessions sur des murs « aimantés » au sein même des niveaux, soit en tant que « scooter volant » dans des niveaux entièrement dédiés. Ces derniers nous voient donc tracer à toute allure sur un parcours d’obstacles fichtrement bien mis en scène où la moindre seconde d’inattention se paye cash. Entre les autoroutes flottantes de Coruscant, l’épaisse forêt de Despayre ou les immenses conduites électriques de la base sur Danuta, ces passages sont aussi grisants que crispants.

Pour bien terminer ce tour d’horizon il existe aussi quelques courtes séquences où l’on joue Zeeo en vue à la première personne. À l’intérieur de quelques conduits piégés il nous faut atteindre des terminaux qui permettront à nos héros de poursuivre leur aventure.

D’autres niveaux plus particuliers vont casser la routine de ce jeu de shoot assez redondant par ailleurs. Aux commandes de tourelles lourdes, à nous de dézinguer Tie Fighters (dans l’espace) ou AT-ST (au sol) pour là encore des scènes pleines d’action pétaradantes.

CÔTÉ OBSCUR

Un aspect Multijoueur est présent sur le UMD mais qui n’est plus vraiment d’actualité vous vous doutez bien. On vous propose en lien une vidéo sur ce mode de jeu qui vous fera montre de l’extrême mollesse de celui-ci. Inutile de s’attarder là-dessus outre mesure…

L’aventure principale se révèle bien plus fluide avec ses 34 niveaux plutôt courts bien que parfois intenses (trois niveaux de difficulté). Il n’en demeure pas moins qu’il nous arrive parfois de basculer du côté sombre de la Force à cause de défauts par trop récurrent.

Et en particulier en ce qui concerne la maniabilité qui met bien en exergue les limitations du pad analogique PSP, qui manque cruellement de précision. Autre souci avec le « Lock » qui bien souvent s’obstine sur des cibles secondaires mais ne parvient pas à se focaliser sur l’adversaire qui nous fait directement front (et qui donc se révèle le plus dangereux).

Certaines phases de plateforme avec le petit robot sont aussi particulièrement chi…embêtantes (!) dues au timing serré imposé pour les réussir. Combiné au temps de chargement particulièrement long nécessaire pour retenter sa chance après chaque échec, on soupire bien plus souvent qu’on ne joue.

On finira par tout ce qui concerne l’audio. Si les effets sonores et les voix sont de qualité (une habitude pour les jeux de la licence) côté musique c’est plus ambigu. Non pas qu’elles soient mauvaises, et pour cause, vu qu’il ne s’agit QUE de thème de John Williams repris directement des films. Le jeu en lui-même ne propose donc aucune création musicale. Chacun jugera selon ses propres attentes si cela constitue une tare ou bien au contraire un atout indéniable.

AVIS DE LA REDAC

Ne tournons pas autour du pot, Lethal Alliance n’est certes pas un titre majeur pour le jeu vidéo en général, et pour Star Wars en particulier, mais reste une aventure suffisamment plaisante pour qu’on y passe un bon moment, et plus particulièrement si on est fan de la saga Lucasienne. Jeu de tir basique mais virevoltant proposant un système de binôme fort bien pensé et nous faisant traverser des environnements qui font honneur aux films (et même à l’univers étendu période Legend), on parcourt ce spin off de Dark Forces avec entrain et l’envie d’en voir plus. Seuls quelques légers soucis de maniabilité et des personnages taillés à la serpe peuvent amoindrir l’expérience qui reste quand même satisfaisante au-delà de la répétitivité inhérente à tout jeu de shoot.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Animation
68
%
Graphisme
61
%
Son
72
%
Jouabilité
65
%
Intérêt
70
%
Animation
68
%
Graphisme
61
%
Son
72
%
Jouabilité
65
%
Intérêt
70
%
LES PLUS
  • Le concept du duo bien pensé
  • Les environnements Star Wars
  • La musique
LES MOINS
  • Un peu chiche dans la modélisation des personnages
  • Quelques pics de difficultés
  • Ne possède pas d'OST propre
67
%
CA PASSE BIEN

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