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Avis Jap’Anime : Tomb Raider – La Légende de Lara Croft (Saison 1) – Fidèle a la licence ?

Yaeck [Rédacteur]
Je lis, je joue, je regarde. Puis j'écris. Et parfois, j'arrive même à être drôle.

On est une égérie ou on ne l’est pas. Lara Croft l’est. Pour le pire et le meilleur, à la fois pour elle et pour le jeu vidéo. Devenue malgré elle figure de proue du médium où elle a vu le jour, elle eu droit à toutes les déclinaisons possibles, des paires de chaussettes aux combinaisons de plongée, des verres à moutarde aux pubs Seat. Tout y est passé.

En 2007, la belle brune eut déjà droit à une adaptation en animation, dans 10 courts-métrages aux styles graphiques très différents (Tomb Raider Re/Visioned, tous visible sur Youtube). 14 ans plus tard, retour sur les planches à dessin pour cette fois une saison complète et cohérente, diffusée sur Netflix à grand renfort de communication. On a pu voir l’ensemble des huit épisodes et on vous livre de suite nos impressions !

L’AVENTURIÈRE DU MONDE PERDU

Le monde est sauvé, pourtant Lara Croft ne parvient toujours pas à chasser ses vieux démons. Errant autour du monde à la recherche de n’importe quelle cause dans laquelle se plonger corps et âme, le destin fini par la ramener chez elle, dans ce manoir qu’elle ne considère plus comme sa maison. Bien décidé à tout vendre pour repartir de zéro, un cambriolage au sein même de sa demeure la précipite dans une nouvelle quête qui la mènera de nouveau aux quatre coins du monde, pour le sauver une fois de plus d’un péril…

Première chose à savoir, ce dessin animé se déroule dans l’univers de la dernière itération vidéoludique, débuté en 2013 avec Tomb Raider, suivi de Rise of the Tomb Raider (2015) puis Shadow of the Tomb Raider (2018). On retrouve donc en plus de l’anglaise quelques autres têtes connues de cette version, dont principalement Jonah, le gros costaud au cœur tendre toujours fourré dans les pattes de la Miss. Il sera présent dans son rôle de sidekick tout au long des épisodes.

Là où il y a une certaine pointe de nouveauté – si l’on peut dire – c’est en ce qui concerne le ‘retour’ de Zip. Durant l’ère Eidos, l’expert en informatique nous fut présenté lors du cinquième jeu, durant la section où Lara s’introduit dans un immeuble High-Tech. Il était en revanche présent dès le début dans la première ère Crystal Dynamics, en duo avec le très littéraire Alister. Mais depuis le reboot il était totalement absent.

Le voilà donc réintroduit désormais grâce à ce dessin animé, pour une troisième version du personnage (le seul avec l’héroïne de la licence, il est bon de le relever. Winston le majordome n’apparaissant que dans des lettres dans le deuxième jeu de la saga dites ‘Survivor’).

De véritables nouveaux personnages font tout de même leur apparition, comme Camilla Roth, fille de… heu…Roth (c’est quoi son prénom à lui ?). On passera sur la légère incohérence que cela amène quant au fait que Lara ignore dans les jeux qu’il fut père (du moins dans ‘Survivor’) et on reviendra plutôt sur le poste à Interpol qu’elle occupe et sa relation amie d’enfance/sœur de cœur qu’elle entretient avec l’aristocrate pilleuse de tombe. Introduite pour ce que l’on pense une simple apparition, elle finira par épauler la fine équipe lors du combat final contre les forces du mal.

Parlons-en du méchant justement, un certain Charles Deveraux. Prenant les traits d’un homme d’âge mûr mais aux capacités physiques toujours intacts, il constitue par sa soif aveugle de vengeance envers La Lumière (une secte inspirée des Illuminati et héritière de la Trinité présente dans les jeux) un réel danger pour la stabilité du monde, souhaitant obtenir via quatre pierres magiques le pouvoir d’assouvir sa soif de sang. En semant le chaos au passage mais ce n’est qu’un menu détail dans son plan.

Ah et oui ! Quel donc le McGuffin contre lequel tous ces gens vont courir durant huit épisodes ?
Et bien il s’agira d’obtenir rien de moins que le pouvoir divin en réunissant quatre puissants cailloux cachés ici et là sur Terre. Lara de son côté cherchera à réunir ces mêmes pierres pour les ramener à leur sanctuaire ancestral, situé dans la mythique ville de Kunlun, dans les montagnes chinoises…

À TOMBER RAIDE

La direction artistique est certes qualitative mais quelconque. Ce n’est pas moche, voire laid – comme on peut parfois le lire chez certains commentateurs, mais pas spectateurs – mais ce n’est pas particulièrement beau non plus. On trouve quand même des décors d’arrière-plan qui flattent la rétine mais c’est loin d’être la majorité.

L’animation non plus ne marquera pas l’histoire du cinéma. Là encore pas de défaut particulier à noter sur ce point, mais rien de remarquable également. Quelques combats amènent un peu de dynamisme de temps en temps…

Vocalement, et la VF et la VO sont de qualité même si la voix de la Lady n’est pas la même que dans les jeux, que ce soit en anglais – ou d’ailleurs c’est Hayley Atwell (la fameuse Peggy Carter du MCU) qui lui prête son timbre de voix – ou en français.

Heureusement d’ailleurs en ce qui nous concerne que la peu compétente Alice David qui massacra la voix de Lara dans les deux premiers jeux ne rempile pas sur ce coup-là (c’est Anna Sigalevitch qui doublait Miss Croft dans « Shadow » et c’est donc France Renard qui reprend le flambeau pour la série animée). On a une pensée émue pour Françoise Cadol au passage, qui restera éternellement la voix emblématique du personnage…

L’intrigue est là aussi assez peu accrocheuse. Énième parcours classique pour ce genre de récit, jamais le scénario ne proposera le moindre twist, le moindre retournement de situation. Les gentils sont gentils et font des choses de gentils, le méchant est méchant et il fait des choses de méchant. Point barre, merci bonsoir.

L’OMBRE DE LARA

Pourtant, malgré un scénario pauvre et un méchant sans imagination, si vous suivez un peu l’actualité geek vous aurez vraisemblablement entendu parler du « physique » de Lara Croft, principal reproche que l’on fait à la série. Surfons nous aussi sur la polémique pour dire que…

… oui, la chasseuse de relique est bien moins élancée dans sa version animée que dans son équivalent de pixel. Il y a même parfois des plans où elle fait presque « bouboule » comme on dit dans le bouchonnois. Cependant il arrive que dans d’autres séquences elle adopte des proportions plus en adéquation avec celle que l’on a appris à connaître depuis 1996.

Dernier point, il est distillé ici et là des références aux jeux, les plus évidentes concernant les quelques figures ennemies emblématiques que Lara et Jonah vont finir par croiser, comme l’ours par exemple. On appréciera enfin à l’occasion du final que Miss Croft adopte ses deux flingues emblématiques, car même si le piolet et l’arc sont devenus des ustensiles très marqués par cette dernière version de la star numérique, il y a quand même quelques fondamentaux à respecter… Mais nous ne sommes pas ici pour critiquer la plus récente trilogie vidéoludique…

AVIS DE LA REDAC

On ressort du visionnage avec une certitude, Tomb Raider la Légende de Lara Croft n’est pas une grande série. Trop quelconque sur tous ses aspects, il n’en ressort absolument rien de notable. Et c’est bien dommage. Finalement le seul élément qui en sera retenu, ce sera la carrure de l’héroïne, qui dénote de toutes les autres incarnations (mais de là à en faire tout un foin…). Elle n’en est pas moins agréable à suivre et saura rappeler les fans de la saga - et surtout des derniers jeux - à leur bon souvenir le temps de quelques heures de visionnage. Mais si vous avez un catalogue de choses à voir aussi grand que la hauteur sous plafond du hall du manoir Croft, ne priorisez surtout pas ce dessin animé… CQFD.

CONCLUSION DU SCHMURZ

LES PLUS
  • Offre une suite aux derniers jeux
LES MOINS
  • Absolument quelconque et sans la moindre audace...
60
%
CA PASSE BIEN

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