Très attendu par les fans, nous avons pu essayer Life is Strange Double Exposure, qui signe le retour de Max dans la franchise. Le jeu sort d’ici quelques jours (le 29 octobre) et nous avons hâte de mettre les mains dessus plus en longueur tant ces quelques minutes passées devant sont prometteuses.
On retrouve donc Max Caulfield une décennie après les événements d’Arcadia Bay. Elle vit désormais dans le Vermont et mène une vie de photographe pour le compte de la prestigieuse université de Caledon. Sa nouvelle meilleure amie Safi se trouve d’ailleurs être la fille de la présidente de cet établissement réputé.
Et c’est donc cette fameuse meilleure amie qui va être victime d’un meurtre atroce que Max devra résoudre en retrouvant l’un de ses plus impressionnants pouvoirs, déjà visible dans l’épisode 4 de sa première aventure fantastique : le changement de ligne temporelle. Voyageant d’une temporalité à l’autre (une où son amie est morte et l’autre pas), elle recollera petit à petit les morceaux afin de découvrir la vérité cachée derrière cette mort injuste.
Mais pour l’heure retour à l’ouverture du jeu, qui se déroule dans un ancien bowling abandonné où les deux jeunes femmes s’adonnent à une petite soirée urbex. Pour les joueurs des anciens opus, on retrouve très vite nos marques. Maniabilité, phases de dialogue à choix multiples, objectifs qui poussent à l’exploration et la découverte.
Cette séquence dans ce lieu en décrépitude est l’occasion de revoir les fondements de la jouabilité et de découvrir le maniement de l’appareil photo, qui aura bien évidemment une grande importance par la suite.
Cependant on retrouve aussi les limites inhérentes à la saga : on ne peut interagir qu’avec les éléments prédéfinis et se mouvoir uniquement dans la zone bordée de murs invisibles (en vérité des éléments que Max ne peut franchir. Parfois à raison et parfois non), tout comme on ne peut photographier que ce que les développeurs ont décidé de ce qui serait possible de prendre en photo. Cela limite la créativité artistique mais renforce la personnalité de Max, qui sait pertinemment ce qu’elle recherche pour ces prises de vues.
En effet, la demoiselle a désormais une personnalité plus affirmée, plus sûre d’elle. On est loin de l’adolescente coincée et réservée que l’on a appris à connaître en 2015 ! Après soyons clair, elle n’est pas non plus devenue une dévergondée extravertie, simplement désormais elle semble savoir ce qu’elle veut et l’affirme sans détour.
Nous avons été surpris par l’aspect visuel bien plus étoffé qu’auparavant, bien que restant dans les clous de la charte graphique de la saga qui compte désormais pas moins de six jeux tout de même. La plus grosse évolution provient sans conteste des expressions faciales, bluffantes de réalisme et de vérité. Les regards, les sourires en coin, les haussements de sourcils… tout autant de petits mouvements anodins parfaitement retranscrits ici pour donner de véritables personnalités pleines de subtilités aux différents protagonistes.
Suite à la scène du bowling, nous voilà dans un bar cosy du centre-ville. Là encore l’aspect graphique est enchanteur, notamment les effets de lumière. Certes nous ne sommes pas non plus dans un AAA mais on ressent l’effort et l’évolution technique du studio Deck Nine, qui opère en binôme sur la licence avec Dontnod depuis «Before the Storm», afin de mettre vie à cet univers.
Ce passage est l’occasion au travers de dialogues à réponses multiples de clarifier la situation de Max quant à vos choix personnels à la fin du premier jeu, ou bien au contraire de repartir sur un nouveau passé voire en créer un si vous n’aviez pas fait l’épisode fondateur.
Nous avons terminé cette – trop – courte session de jeu en farfouillant dans ce bar à la recherche d’information sur la serveuse. Beaucoup de petits détails à dénicher aux quatre coins de ce décor. D’ailleurs nous en avons certainement loupé une bonne partie malgré nos efforts pour tout fouiller méthodiquement. Mais ce n’est que partie remise…
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EN BREF : Quel plaisir de retrouver Life is Strange et quel plaisir de retrouver Max ! Avec ce premier quart d’heure de gameplay, on retrouve immédiatement ce qui fait tout le sel de cette série unique dans le monde du jeu vidéo : une chronique ordinaire d’une petite vie banale qui se retrouve bouleversée par l’arrivée de phénomènes fantastiques.
Le fait que Max possède déjà une expérience en la matière amènera certainement d’autres enjeux que la découverte de ses pouvoirs et nous plongera bien plus rapidement au cœur de l’intrigue, qui s’annonce assez passionnante.
Dernière interrogation en suspens : ce nouvel épisode qui marque le retour de son héroïne-phare signifie-t-il le début de l’unification de tous les êtres extraordinaires croisés au fil des jeux ? On verra cela lors de notre test à venir prochainement…




