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TEST : Rocket Knight Adventures – Epoustouflant !

SPARTAN [Rédacteur En Chef Retrogaming]
Nous sommes… des… GAMERS !!!!

Pour son tout premier test, retrouvez PSYCHO SOX, notre nouveau rédacteur, qui a parcouru le jeu sur cette bonne vieille Megadrive !

Parle-t-on bien de top 10 de la Sega MEGADRIVE ? Non, on parle de top 5, de hit des hits, de bombe absolue de la plate-forme, j’ai nommé Rocket Knight Adventures de Konami, sorti en 1993 (dont une « réédition » est sorti en juin dernier).

Alors pourquoi tant d’éloge… ? Nostalgie ? Fanatisme ? Amour déraisonnable ? Euuuuhhh, oui. Il faut l’avouer : la réalisation de cet opus sorti en exclusivité sur Megadrive déchaîne encore aujourd’hui la passion des joueurs et collectionneurs les plus influents.

Nous parlons là d’un bijou, d’un diamant, d’une perfection vidéoludique rarement égalée dans le domaine de la plateforme, et dont la singularité est d’autant plus surprenante que son gameplay explore avec génie les ressorts classiques de plusieurs genres. Mais alors, en détails, comment ça se passe, qu’est-ce qui crée tant d’intérêt, et pourquoi jouer à Rocket Knight aujourd’hui ? C’est ce que nous allons exposer patiemment, mais passionnément dans ce test.

Rocket Knight Adventures MEGA FORCE

Une fusion parfaite entre ambiance et gameplay

D’abord le gameplay, essence s’il en est de l’intérêt qu’on doit ou non porter à un jeu vidéo. Plateforme classique en apparence, on dirige Sparkster, un opossum en armure qui tire des rafales de sonic boom avec le tranchant de son épée. Il saute, il marche, il a huit cœurs et trois vies. Rien de spécial jusque là. Bon allez, ok, il peut se suspendre la tête à l’envers aux lianes avec sa queue préhensile. Cela joue parfois dans les challenges d’habileté sur le genre plateforme, mais rien de foncièrement nouveau non plus. On a déjà vu des héros se balancer à des éléments du décor.

Non, la première innovation de gameplay est suggérée dans le titre : Rocket Knight. Sparkster peut en effet bombarder dans les huit directions en chargeant la roquette qu’il a sur le dos, partie intégrante de son armure.

Autre spécificité : cette roquette qui le propulse est aussi puissante qu’incontrôlable. Il faut donc anticiper la course et la distance, car une fois déclenchée vous devenez une fusée vivante : tchao ! Et ça va vite. Très vite. On sent les G de la gravité soudain écrasante. Le screen lutte pour maintenir un œil sur le personnage. Et on se voit foncer comme un i, glaive en avant, chevalier sans peur, sourcil froncé, oreilles de petit mammifère repliées en arrière.

Cette course peut vous emmener percuter lourdement un boss ou plusieurs ennemis à la suite, lesquels sont alors rossés en brochette de porc (oui, comme dans Zelda 1 sur NES, vos ennemis et le boss final sont des êtres putrides à face de porc).

La puissance de feu des roquettes peut aussi vous faire rebondir comme une boule de billard sur des murs verticaux afin d’atteindre des zones autrement inatteignables, et, pour le meilleur ou le pire, vers les hauteurs du ciel ! Quand vous la déclenchez, sachez donc dans quelle direction vous pointez votre bolide vivant, car cela peut vous sauver du péril comme vous précipiter dans le vide. Bref, le contrôle de la roquette et de sa puissance déchaînée est un élément essentiel du gameplay. Sparkster ne porte pas le surnom de « Rocket Knight » pour rien.

rocket knight adventures mega force 3 scaled

L’ambiance Rocket !

Il importe maintenant de dire un mot sur l’ambiance, car si Rocket Knight dispose d’un gameplay melting pot, il est éminemment important de noter que c’est en résonance avec une non moins extraordinaire mosaïque d’ambiances. Pour bien en identifier les différents ingrédients, disons d’abord que nous nous trouvons dans un univers steampunk, où des éléments archaïques de la technologie (comme la vapeur) côtoient d’autres éléments plus modernes (comme l’aéronautique), voire d’autres éléments complètement futuristes (comme les vaisseaux spatiaux et la colonisation de l’espace intersidéral).

Pour vous situer, on se trouve très proche de l’univers du Château dans le ciel de Hayao Miyazaki. Vous voyez le délire ? Pour les plus jeunes, l’univers steampunk de référence c’est L’attaque des Titans : les personnages sont confrontés à une pénurie technologique mais n’en possèdent pas moins des machines aux possibilités supérieures en puissance de feu si on les compare aux nôtres. Enfin, un titre du jeu vidéo qui parlera à tout le monde (et qui sortira quatre ans plus tard dans le genre du J-RPG), c’est FINAL FANTASY VII

Oui, c’est ça le steampunk, cette ambiance si particulière qui vous rend a priori incrédule, mais qui bientôt vous retourne comme une crêpe dans une réalité aussi subtilement improbable que vraisemblable, grâce à un mélange fou et terriblement charmant des époques.

On distille alors chez le joueur, le spectateur ou le lecteur, un doux poison addictif : le sentiment que nous nous trouvons dans une réalité lointaine et parallèle à la nôtre. Dans Rocket Knight, on se trouve dans un mix unique entre chevaliers de la table ronde arthuriens (type aventures de Lancelot ou de Perceval), ambiance de cirque du XIXème siècle (et oui), le tout dans une dimension space opera intergalactique type guerre des étoiles. Imaginez. Le truc dingo.

Mais alors que la science fiction steampunk est déjà un cadre bien pété, Rocket Knight Adventure ne s’arrête pas là. Il tord encore le genre dans une dimension parodique et burlesque (de Star Wars notamment). Au programme : une avalanche de petites scènes comiques, une pluie de détails clownesques, une série de numéros de cirques ponctués par des musiques de cartoon (détail sur lequel on reviendra quand nous aborderons l’extraordinaire bande son du jeu), le tout mis en scène comme dans un manga mais avec des expressions de cinéma muet.

rocket knight adventures mega force 4 scaled

Autant le dire : l’emballage fantasy-comique de ce titre SF est d’un charme fou. Sparkster est mignon à mourir, mais pourfend ses ennemis comme un Terminator. Les méchants sont systématiquement tournés en ridicule, mais peuvent vous envoyer cruellement en enfer. Seul l’éternel rival du héros, en Darth Vador fantasque et taiseux (dont on reparlera plus tard) rend un poil de dimension épique à ce monde loufoque.

Guerre impitoyable donc, mais dans un monde parodique, ça ne vous rappelle rien ? Si je vous dis : « limace de métal ». Mais si, Metal Slug sorti deux ans plus tard, en 1996. Le titre de Konami aura-t-il été une source d’inspiration pour les concepteurs de SNK ?

Bien qu’on ne puisse pas l’assurer ni parler de pur run and gun pour Rocket Knight, la satyre, elle, est bien là, et s’il y a d’autres éléments qu’on retrouve dans Metal Slug, c’est d’une part l’aspect S-F parodique, avec des forces maléfiques s’avérant être des extraterrestres contrôlés par une intelligence artificielle (en mode Krang des Tortues Ninja), mais aussi et surtout le gameplay « boss rush » : une confrontation avec un mécha qui ne s’avoue jamais vaincu, change de forme, varie les paterns, et revient à la charge après vous avoir laissé croire à la victoire.

Là, clairement, sur ce point de gameplay, Rocket Knight Adventure va vous en faire baver des ronds de pièce ! Et pour vaincre, vraiment, il vous faudra incarner toutes les qualités d’un chevalier de la table ronde : courage mais prudence, agressivité mais sang froid. Sans cela, et malgré les faciès ridicules de vos ennemis, vous—ne—passerez—pas. Bref : l’ambiance et le gameplay sont intimement solidaires : vous êtes un « knight ». – Un quoi ? – Un chevalier, triple buse ! – C’est pas faux.

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Un gameplay varié

On a donc un petit mélange entre plateforme mignon et run n’gun steampunk mais… c’est tout ? Cela pourrait effectivement s’arrêter là. Mais le titre est, je vous l’ai dit, énorme ! Pas moins de trois phases de shoot them up vous attendent. Oui, j’ai bien dit shoot them up. Dans ces phases, vous ne montez pas dans un avion ou un vaisseau de guerre. Non. Le vaisseau de guerre, c’est vous !

Les deux roquettes que vous avez sur le dos se mettent à générer une puissance atomique continue, et c’est parti, vous volez littéralement avec vos lunettes de pilote long courrier sur le nez, oreilles de marsupial courbées par la vitesse du son, prêt à dégainer les sonic boom dans une ambiance musicale céleste. Mais quelle balle de style ! Hommage, au passage, au décor du premier niveau de Thunder Force IV pour la première phase de shoot.

Génie du pixel art donc, mais pas seulement parce qu’on parle d’un jeu qui mêle habilement plateforme, run n’gun et shoot them up. L’un des derniers points à noter est que les phases de plateforme ne s’embarrassent pas d’une exploration passe-temps. Comme dans Ghouls n’Ghost, on est sur les rails du pur jeu d’arcade et ça fait un bien fou.

On n’est pas là pour tuer le temps ni chercher les passages secrets, les voies alternatives, les sous-niveaux, ni enfiler les perles dans les bonus stage pour « finir le jeu à 100% », non ; on est là pour planter la tête du personnage-roquette dans celle du boss, ou, littéralement, dans la tour du prochain donjon. Efficacité maximum. Pas de fioritures. Pas de Patrick Fiori. On va casser du vilain et faire exploser la baraque. Point.

Vous l’aurez compris, ce jeu se veut une expérience vidéoludique complète, un jeu somme, un tout-en-un, une parfaite combinaison entre la vitesse de Sonic, le museau mignon de Mickey, la touche médiévale d’Arthur de Ghouls n’Ghost, et l’armure SF d’un Probotector. Bam !

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Une mascotte manquée

Passons maintenant aux graphismes et au chara design. D’abord le nom à retenir : Nobuya Nakazato. On lui doit surtout les nombreux Contra et Castelvania, mais aussi Vandal Heart sur Playstation (titre à l’ambiance également steampunk/médiéviste).

Pour Rocket Knight, on peut noter que le dessin est particulièrement cartoonesque, mignon, et que Sparkster a tout d’une tentative de mascotte making. On se demande d’ailleurs pourquoi il n’a pas plus cartonné. Le sprite de Sparkster a tout du top model à la fois kawaï et guerrier, mignon et nerveux, fragile mais puissant. Sa couleur bleue et sa vitesse peut-être ne l’ont pas assez distingué de Sonic.

Peut-être, aussi, doit-il son succès mitigé au fait que l’univers dans lequel il s’inscrit n’est pas assez simple, pas assez compréhensible, trop recherché. Enfin le gameplay était-il trop arcade, pas assez dans les codes des consoles de salon de l’époque ? Les joueurs étaient-ils déçus de ne pas plus pouvoir explorer les niveaux et collecter les artefacts ?

Malgré un effort remarquable pour réaliser un museau d’animal mignon à souhait, et ainsi concurrencer les autres mascottes en lice dans la grande bataille commerciale, cette tentative de Konami pour toucher un large public, il faut bien le dire, est manquée. C’est dommage, voilà, mais en même temps cela fait partie d’une histoire qui protège Sparkster de la surexploitation, et qui le conserve d’autant plus intact et précieux dans le cœur des fans.

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Les décors, eux, sont somptueusement dessinés et toujours harmonieusement colorés. Dans le style manga, ils donnent régulièrement à voir les mondes qui nous attendent à la prochaine étape, à l’horizon, ce qui ajoute encore de la profondeur à l’immersion. Les boss de fin de niveau nous observent parfois à travers une fenêtre avant l’affrontement, ce qui crée un effet dramatique et intimidant. Chaque « stage » a une touche spécifique, mais l’ensemble s’enchaîne de manière cohérente en donnant l’impression d’aller toujours plus loin dans les hauteurs du ciel, ou toujours plus profond dans les entrailles de la terre.

Le tableau des décors par rapport aux sprites ne paraît jamais trop chargé, et certains décors sont artistement conçus. Je pense surtout aux cristaux de la grotte volcanique, où des minéraux aux couleurs froides côtoient des laves singulièrement translucides. Le premier niveau également est magnifique. Enfin il est à noter que les deux derniers niveaux sur la « Black Star » parodique de la guerre des étoiles, et enfin dans l’espace intersidéral, sont d’une beauté, d’une ambiance et d’une recherche à couper le souffle.

Le seul micro bémol est la texture pixelisée visible pour les jeunes joueurs contemporains, qui peut éventuellement les rebuter au premier abord, mais qui est évidemment inhérente à l’époque, tout comme le cinéma en noir et blanc inhérent aux années 30.

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Des musiques épiques

Je n’irai pas par quatre chemins, les musiques et les bruitages sont une bombe à la hauteur de tous les autres aspects du jeu. Les compositions sont savamment étudiées, diversifiées, entraînantes, raccord avec l’ambiance, et spectaculairement singulières. Beaucoup de registres y passent : épique, dramatique, comique, horrifique. On jouerait presque au jeu pour les réécouter.

Chacune exploite des mouvements divers à l’intérieur même de la boucle sonore, les rendant très peu répétitives à l’oreille. Mieux, comme dans les jeux vidéos les plus modernes, elles s’adaptent parfois à la mise en scène. Bref le travail effectué sur les musiques est absolument exceptionnel, que ce soit pour l’époque ou même d’un point de vue général. On a rarement fait une bande son aussi bonne pour un jeu de plateforme.

Les bruitages sont du même calibre. Agréables à l’oreille, singuliers, aux effets divers, ils collent parfaitement à cette ambiance comique-épique du petit opossum plongé dans un monde à la fois kawaï et SF. Si l’on attend trop longtemps sans bouger, on a le droit à une petite voix aiguë et sifflante du petit mammifère qui appelle le joueur, avec une bulle manga qui dit : « Let’s go ! » Un véritable trésor de petits sons drôles, mignons ou grotesques. Un régal.

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Ambiance manga, animation manga

Là encore les concepteurs explosent les compteurs. Certes nous ne sommes pas dans Aladdin, Another World ou Flashback, mais le nombre de dessins qui animent Sparkster pour le faire bouger sont très, très nombreux. Il n’est qu’à mettre pause plusieurs fois pour s’en rendre compte : même à l’arrêt total, il y a au moins dix dessins différents rien que pour faire cligner Sparkster des yeux ou le faire respirer.

Les animations pour représenter les effets du vent sur ses oreilles quand il prend son envol, sa marche, ses suspensions aux lianes, ses retombées in extremis après un envol mal maîtrisé, ses questionnements, ses irritations, ou même ses sentiments amoureux parfois mis en scène, tout cela participe d’une crédibilité hors du commun et à l’aspect manga du personnage.

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L’intuition à l’état pur

La maniabilité enfin : c’est juste la perfection. Le sprite répond au quart de tour. La prise en main de toutes les commandes se fait extrêmement vite. Les tutos pour en arriver à ce degré de maîtrise sont diffusés en filigrane pendant tout le premier stage, mais sans qu’on ait l’impression de devoir « étudier » le jeu. Le nombre de commandes pour contrôler Sparkster est minimal : marche, suspension, saut, tir, chargement de la roquette. Terminé. Et cette simplicité n’a rien de bâclé. Elle donne au contraire du souffle, du dynamisme, de la fraîcheur. Enfin le niveau de difficulté est excellemment dosé.

On a affaire à du die and retry pur et dur, mais pas pour autant exagérément punitif : des vies sont disséminées tout au long du jeu comme autant de sauvegardes. Si vous parvenez à les attraper avant de mourir, elles réapparaissent au prochain retry, et vous pouvez apprendre la fin du sous-stage à l’infini. Mérite et punition sont donc parfaitement équilibrés.

Quand vous avez fini le job en easy, la version hard constitue un challenge très sympa avec une scène de jeu et une fin supplémentaires. La fin de la version hard débloque à son tour le mode very hard. Et là attention. Accrochez vos ceintures. On se trouve presque dans le hard core gaming.

Si vous connaissez parfaitement les paterns, le jeu devient très simple à one lifer, mais pour en arriver là il vous faudra bien l’étudier, ce qui lui donne une excellente durée de vie (à l’ancienne) et l’envie de le faire et refaire à volonté.

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AVIS DE LA REDAC

Ce jeu est un diamant. Vous l'aurez compris, Rocket Knight Adventure est un must have absolu, un package vidéoludique dantesque et tout-en-un. Il offre au joueur une expérience de jeu à la fois unique et inspirée par plusieurs genres. Absolument tous ses aspects techniques et graphiques sont poussés à leur maximum. Enfin son ambiance et son background steampunk, sommet de la réussite du titre en adéquation totale avec son gameplay, en font un voyage fascinant à travers un univers manga kawaï, et une ambiance SF des plus immersives.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
100
%
Graphisme
95
%
Animation
90
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Maniabilité
100
%
Intérêt
100
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Son
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Graphisme
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Animation
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Maniabilité
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Intérêt
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LES PLUS
  • La puissance de la « Rocket »
  • L’ambiance steampunk et le chara design kawaii
  • Un Gameplay varié, une jouabilité intuitive et une maniabilité au top !
  • Les musiques, épiques !
  • Le héros « mascotte »
LES MOINS
  • On cherche encore…
97
%
MEGAHIT DE LA REDAC

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