Un contexte qui en met plein la vue (ou pas)
Salut mes renardeaux aujourd’hui on vas se plonger ou se replonger dans un monde où la magie est aussi courante que les fast-foods dans une grande ville, et où chaque sort peut littéralement faire exploser une montagne, une taverne ou, soyons honnêtes, les nerfs d’un méchant un peu trop bavard. C’est ça Fairy Tail, le manga iconique d’Hiro Mashima, qui nous raconte les aventures de la guilde la plus chaotique et attachante de Fiore. Entre Natsu, le mage de feu qui adore se battre, Lucy, la constellationniste malchanceuse, et Erza, la guerrière badass toujours prête à découper un dragon ou un sandwich, chaque chapitre est une montagne russe d’humour, d’action et de feels.
Mais alors, Fairy Tales 2, le jeu vidéo, se situe où là-dedans ? Imagine que tu prends ce chaos magique, tu le mets dans une marmite, et tu ajoutes une dose de quêtes secondaires, un monde ouvert parfois trop vaste. Le jeu ne suit pas exactement l’histoire du manga, mais il s’inspire de son univers. On pourrait dire que Fairy Tales 2 est une sorte de spin-off où les joueurs peuvent incarner leur propre mage pour vivre une aventure parallèle.
Alors, avant de plonger dans le vif du sujet, posons le cadre. Fairy Tail 2 nous propulse dans un univers à la fois familier et légèrement retapé à la peinture magique. Les fans du premier opus se souviennent sans doute de ce mélange d’heroic fantasy et de chaos joyeusement déjanté. Ici, on reprend la même recette… en ajoutant un peu trop de sel ? Ou de sucre ? Bref, un truc cloche.
L’histoire commence avec une nouvelle menace, parce que bon, la paix c’est bien, mais pas pour vendre des jeux. Notre héros, toujours aussi maladroit mais inexplicablement surpuissant, repart à l’aventure. On retrouve des lieux emblématiques du premier jeu, agrémentés de quelques zones inédites, mais l’ensemble manque un peu d’âme. Oui, les montagnes flottantes, c’est joli, mais après cinq heures, on se rend compte que la plupart des environnements sont des copier-coller vaguement redécorés du premier opus.
À noter que les dialogues sont toujours aussi loufoques, avec des blagues qui tombent souvent à plat… mais qui, de temps en temps, arrachent un bon fou rire (probablement involontaire). Mention spéciale aux PNJ qui te parle pendant 20 minutes juste pour te filer une clé rouillée ou les dialogues entres les personnages de la Guilde qui sont interminables, mais pourtant trés esthetiques à regarder surtout avec les plastiques mammaires des heroÏnes.
(Ps : le mode photo sour les jupes des filles ne marche pas..) 
Un game design qui titube entre l’épique et le bancal
Côté graphismes, on a clairement monté d’un cran par rapport au premier opus. Les textures sont plus détaillées, les animations plus fluides, et les effets de magie ont ce petit « ça envoie du bois» qui donne envie de spamer les sorts juste pour le spectacle. Cela dit, tout ce vernis ne masque pas un level design souvent monotone. On passe un peu trop de temps à courir dans des couloirs interminables ou à chercher des interrupteurs cachés (parce que visiblement, c’est encore à la mode en 2024).
Le jeu propose également une personnalisation des personnages plus poussée. Sympa en théorie, sauf que certaines options n’ont aucune incidence réelle sur le gameplay. Pourquoi passer une heure à ajuster la teinte de ton armure si tu finis recouvert de boue au bout de deux combats ?
Et puis il y a la gestion de la guilde. Ah, la guilde ! Cette fonctionnalité censée être le cœur de l’expérience. Tu peux recruter des compagnons, leur attribuer des missions… mais au final, tu te rends compte que tout le monde reste planqué à la taverne pendant que tu te fais botter les fesses tout seul. 
Un gameplay et un système de combat qui frôlent la schizophrénie
Ah, les combats. Parlons-en. Ils reprennent la base du premier Fairy Tail, avec un système semi-tour par tour dynamique qui mêle stratégie et bourrinage. Sur le papier, c’est génial. En pratique, ça dépend des moments. Certains affrontements sont hyper tactiques et te donnent l’impression d’être un génie de la guerre. Et puis, il y a ces combats où tu te fais détruire en deux coups parce que l’IA adverse a décidé de te cibler exclusivement avec des attaques impossibles à parer. Oui, on te regarde, boss du Sable.
Les compétences et sorts sont variés, mais le système de progression est confus. Tu gagnes des points d’XP, que tu peux investir dans des arbres de talents labyrinthiques, mais certains choix se révèlent inutiles sur le long terme. Et bien sûr, il y a ce fameux sort à 50 points qui promet monts et merveilles, mais qui rate une fois sur deux parce que pourquoi pas.
En termes de gameplay hors combat, le jeu propose un monde ouvert… un peu trop ouvert et un peu trop guidé. On passe souvent plus de temps à se perdre qu’à explorer.
https://www.youtube.com/watch?v=Rxv6FAJy804

