Attention mes petits lecteurs en caleçon Dragon Ball, on parle ici d’un manga culte, sombre, dérangeant et dessiné par un géant : Osamu Tezuka himself ! Oubliez Astro le robot mignon, on est dans une autre galaxie. L’ultra rare et glaçant Alabaster revient le 14 mai chez Flblb dans une nouvelle édition qu’on pourrait presque appeler “édition vengeance absolue”.
Ce pavé de 496 pages, au format 15,5 x 22 cm (autant dire une vraie brique à poser sur ta table basse ou ton torse), se pare d’une nouvelle couverture et d’une postface signée Yvan Alagbé. C’est classe, c’est engagé, et c’est vendu 23€. Pour mémoire, le manga avait déjà été publié chez le même éditeur en 2012, mais cette version-là, mon pote, c’est du collector en puissance.
Alabaster, c’est l’histoire de James Block, athlète américain noir, victime de racisme, broyé par une société injuste et transformé en anti-héros cauchemardesque après avoir rencontré en taule un savant fou et son rayon d’invisibilité. Il devient alors Alabaster, fantôme vengeur, figure ambiguë, désespérée, violente, en guerre contre l’humanité entière. Ambiance pesante, critique sociale brutale, Tezuka frappe fort, et ça fait mal, même cinquante ans après.
C’est pas le manga que tu lis sur la plage en mangeant une glace au melon. C’est un titre coup-de-poing, noir comme une nuit sans étoiles, et qui prouve que Tezuka n’était pas juste le “Disney japonais”, mais un mec qui savait appuyer là où ça fait mal. Une sortie à ne pas rater pour les fans de SF noire, de mangas à message, ou tout simplement de pépites oubliées.


