Après un premier film « The Bad Guys » sorti en 2022 qui avait su faire parler de lui, deux « TV Specials » (un sur Noël et l’autre sur Halloween) diffusés sur Netflix respectivement en 2023 et 2024, c’est de manière plus confidentielle qu’est apparue sur nos écrans en plein cœur de l’été 2025 la suite des aventures cinématographiques de nos « mauvais garçons« , en vérité très sympathiques.La formule gagnante du premier métrage sera-t-elle de nouveau efficace dans une suite qui a priori devra renouveler de fond en comble son concept, la nature profonde des « Bad » étant devenue « Good » entre-temps. On va voir tout cela ensemble…
AU LOUP !
Alors que Loup et ses quatre camarades – Requin, Piranha, Serpent et La Toile – tentent de s’adapter à une vie d’honnêtes citoyens, un trio de voleuses aussi ambitieuses que perverses leur tend un piège pour les forcer à coopérer sur LE casse du siècle : la prochaine fusée à partir pour la Station spatiale internationale ! Rien de moins…
Bien malgré eux, voilà nos fiers repentis de nouveau du mauvais côté de la loi, mais ils ont comme toujours plus d’un tour dans leur manche !
Toujours sous la direction du Français Pierre Perifel, cette – très – libre adaptation de la bande dessinée de l’auteur australien Aaron Blabey nous offre donc une suite au concept un peu « casse-gueule », notre troupe de cambrioleurss de haut vol étant devenue « respectable » à la fin du premier volet. C’est donc par une pirouette scénaristique que nos antihéros vont se retrouver une fois de plus à devoir manigancer un coup fumant comme seule leur ancienne carrière en connaissait.
Cette fameuse pirouette aura pour cœur – et c’est bien le cas de le dire – le personnage de Diane Foxington, à la fois gouverneure de l’État, voleuse hors pair demeurée incognito du grand public et surtout entretenant une relation « d’amitié amoureuse » avec M. Loup, fringuant charmeur mais pas spécialement doué quand il s’agit de parler sérieusement d’une vie à deux.
La miss rouquine de Bad Guys 2 aura droit à sa propre sous-intrigue qui finira bien sûr par rattraper celle de notre bande de joyeux lurons lors d’un final fort heureusement sans gravité (NDR : j’enchaîne les jeux de mots subtils dans cet article, ça frise l’indécence…).
On retrouve également la commissaire Misty Luggins, un personnage fantasque inventé pour les versions animées et qui se démarquait déjà grandement dans le premier film par sa ténacité démesurée à vouloir capturer les Bad Guys.
SHARK ATTACK !
La réalisation de Bad Guys 2 est du même acabit que dans le premier opus : pêchue, colorée et garnie de réparties bien troussées. Par contre l’ambiance se voit un peu évoluer et là où le premier « Bad Guys » pouvait se décrire comme un « Tarantino pour enfants« , le deuxième adopte plus un ton à la « Danny Ocean » (la trilogie de Steven Soderbergh avec George Clooney et Brad Pitt, entre autres).
Cela n’empêchera pas les références à d’autres genres, notamment à l’univers de la « Lucha Libre » pendant une bonne portion de la bobine et même pourquoi pas à du James Bond et son « Moonraker » lors des séquences finales.
L’apport musical est appréciable mais malheureusement ne propose rien de remarquable, même pas un thème fort qui resterait en tête une fois le film fini. Le doublage français est de qualité et reste un poil moins ‘grandiloquent’ que dans la version originale américaine (M. Loup est doublé par Sam Rockwell en VO et Pierre Niney en VF). Une qualité pour nous car plus subtile, moins ‘brut de pomme’.
Passons maintenant à la présentation de ce fameux nouveau trio qui vient concurrencer nos têtes d’affiche : il y a tout d’abord Mistigri la léoparde des Neiges qui fait office de chef ; vient ensuite Apocalypse, une professionnelle dans l’art de la tromperie et enfin Pigtail la phacochère, la femme à poigne du gang.
Rusées et perfides, elles manipulent nos compères pour les soumettre à leur plan de façade, cachant en réalité un plan de plus grande ampleur encore consistant à voler rien de moins que « tout l’or du monde » ! Et ce ne sera pas qu’une simple expression.
PIRANHA 3D
Quand tombe le générique de fin, on peut faire quelques constats. Tout d’abord l’ambiance, bien qu’attachante, a perdu le côté caustique de son aîné. Le ton est plus sage, moins irrévérencieux, moins croustillant. Les « Bad Guys » n’en sont plus vraiment…
Et cela ne changera pas vraiment à l’avenir avec cet aperçu d’une troisième aventure qui – si les promesses sont tenues – fera de nos antihéros rien de moins que des agents secrets à la Mission impossible (une atmosphère déjà très présente, notamment durant les casses). On est vraiment bien loin du propos initial et l’avenir nous dira si c’est pour le pire ou le meilleur…
En attendant cet hypothétique mais plus que probable troisième épisode cinématographique des Bad Guys, on pourra toujours revoir les deux films existants ainsi que les 2 courts-métrages chronologiquement antérieurs (et de bien plus faible qualité…).





