Avec sa magnifique illustration de couverture japonaise signée Takehiko Itoh (aka Hiroyuki Hataike), Alisia Dragoon est un jeu (dans sa version originale) extrêmement prisé des collectionneurs. De plus il dispose d’une petite aura, puisqu’il est né d’une collaboration datant de 1992 entre les studios Game Arts (Lunar, Grandia) et Gainax (Gunbuster, Evangelion) ainsi que d’une bande-son exploitant à merveille le processeur sonore de la Megadrive. Alisia, mignonne petite rouquine amazone dresseuse de dragons, est le personnage central du jeu. Dans la peau de cette dernière, le jeu dévoile un monde construit sur une base entre Science fiction et héroïc-fantasy. Une ambiance finalement assez proche des thématiques abordées par les deux studios. Gainax oblige, le titre se voit doté d’ un esprit rappelant les animés japonais des années 90. Visuellement assez joli pour cette époque et la machine, ce plateformer – action dévoile même quelques décors marquants dans sa seconde partie. Une seconde partie qui demandera beaucoup de pugnacité et de volonté car Alisia Dragoon est un titre très difficile et ne fait aucun cadeau.
Alisia et ses dragons
Le système est efficace, il est basé sur la gestion de quatre dragons alliés à Alisia qui offrent protection et pouvoirs à la belle, en plus de son don naturel dans l’art de la magie. Un tantinet rigide dans ses déplacements, elle trouvera force et défense grâce aux dragons, mais aussi et surtout grâce à la manière dont le joueur se placera en fonction du contexte et anticipera les situations au fur et à mesure des nombreux essais. Les Dragons offrent chacun des possibilités différentes d’attaque et d’anéantissement de tous les éléments hostiles, et bon sang qu’il y en a ! Vos alliés permettent donc de faire du dégât à distance dans une bonne partie de l’écran et sont une des particularités du jeu. Un jeu construit non pas avec un gameplay « arme à feu » ou « corps à corps » mais sur l’utilisation de la magie. Et qui dit magie, dit fragilité et distance de feu. Des notions à toujours garder à l’esprit !
Une difficulté frustrante au départ
À vous donc de jauger au mieux quel dragon sortir en fonction des Boss ou des difficultés à surmonter. La faute à cette difficulté parfois implacable et fatigante s’installant à partir de l’acte 5, le jeu peut se montrer décourageant. Par exemple, dans ce stage, des monstres sortent de nulle part, se ruent sur Alisia et la touche instantanément, d’autres ayant des frames d’invincibilité à leur apparition, vous induisent en erreur et vous font les attaquer de front pour rien, alors que le jeu repose sur le principe de charge de vos pouvoirs, afin de taper plus fort. Il n’est du coup, pas rare de claquer sa magie chargée au maximum dans le vent. Et ce maudit stage 6 (oui j’ai souffert dans ce jeu !), assez illisible vue que l’on ne distingue pas les ennemis des environnements… Bref c’est dur, ça semble parfois injuste et ça demande beaucoup d’entrainement et d’opiniâtreté pour vraiment parvenir à dompter les mécaniques, anticiper les pièges pour enfin profiter d’un système étudié, malin et élaboré pour le genre. Un système qui offre une véritable évolution au fil de la progression.
Un bagage artistique et musical fort travaillé
Pour finir, quelques visuels promotionnels ainsi que la couverture de l’édition japonaise :











