Sonic Racing Crossworlds a été testé sur PS5
Un nouveau jeu Sonic, à la rédac on aime ça ! On se refait pas, c’est notre mascotte préférée ! Avec ce nouvel opus des « Racing », SEGA et la Sonic Team annoncent du lourd, avec le fameux « Crossworlds » qui fait rentrer Sonic dans l’ère du multivers !
Après un Team Racing assez frileux (retrouvez notre test ici), on attendait de pied ferme ce Sonic Racing Crossworlds, vu les promesses faites par l’éditeur. A tort ou à raison ?
Un Crossworlds plus énervé que des Crosswords
Sonic et toute sa clique rempilent pour de nouvelles courses, et cette fois-ci, va y avoir du sport ! On sent que la Sonic Team a mis les bouchées doubles, et le jeu se retrouve garni de petites trouvailles plus sympathiques les unes que les autres.
Si l’on reste sur un jeu de course, ici, l’accent est mis sur l’esprit de compétition : être premier au fil des tours est récompensé, et se contenter de suivre les autres pour mettre un coup de collier final n’est pas la meilleure option.
En effet, et c’est ce qui fait le sel de ce titre (oui, on est comme ça nous, on rentre dans le vif du sujet immédiatement!), la « croisée des mondes », c’est le mixage des univers, rendu possible par le vainqueur du premier tour de piste ! Car, parmi les nombreux circuits disponibles (24 au départ), le joueur qui termine en tête du premier tour aura un choix cornélien à faire : continuer la course dans un monde imposé, ou aléatoire ! Avec 15 Crossworlds de disponibles, il y a là aussi de quoi faire !
On peut alors passer d’un univers à l’autre en cours de route, et seul le premier décide ! Alors, si vous êtes plus à l’aise sur une piste plutôt qu’une autre, vous avez tout intérêt à virer en tête pour avoir la possibilité de changer d’univers pour le tour suivant ! Cela rajoute énormément d’incertitude, cela casse les codes de la course en cours, et cela rajoute énormément de fun !
Comme les univers sont légion chez Sonic, mais que ce n’était pas assez pour l’équipe de développement, on pourra retrouver des univers issus d’autres jeux de la marque (Yakuza ?). Aucune monotonie ne s’installe donc, d’autant que, même en course, il y a de quoi faire !

On Jump comme Kriss Kross
Drift, Jump, vol, surf, ramasser les « rings », chercher les 5 étoiles rouges, emprunter les raccourcis (dont certains apparaissent ou disparaissent), taper dans les adversaires ou leur jeter des objets ou sorts, tout cela rend la course endiablée et pleine de surprises. Avec autant de réflexions à mener pendant qu’on roule, les premiers tours de piste sont ainsi compliqués, mais l’on prend rapidement le « la » des possibilités offertes par le jeu.
Avec un roster complet et d’infinies possibilités de personnalisation de nos bolides, on se voit que ceux-ci peuvent avoir une vraie identité en course, nous rendant parfois plus lourds, plus rapides, plus robustes, et que sais-je encore !
D’autant que font leur apparition des bonus à débloquer et à affecter avant chaque course, selon nos affinités ! On veut plus d’espace pour stocker les items ramassés ? Aucun souci ! On veut être le roi du drift ? Y’a l’item pour ça aussi ! En tout, environ 70 power-ups à découvrir, et à coupler avec les bons objets en course, pour augmenter notre puissance !
De plus, chaque coupe (composée de 4 courses) commence avec un défi contre un des participants, créant ainsi une bataille au sein même de chaque épreuve ! Un peu accessoire, elle se laisse néanmoins apprécier tant nous aurons à cœur de nous assurer que notre concurrent cible reste derrière nous au score !
Bref, vous l’aurez compris, le gameplay, très satisfaisant, et les tracés des courses, bien foutus, donnent vie à un titre qui tient la dragée haute aux cadors du genre ! (Voire même les dépasse, mais on va éviter de froisser les susceptibilités…)

Croquant ? C’est CrissCross
Après le gameplay, parlons technique. La réalisation est très soignée, les graphismes sont beaux, très colorés, et les effets sont spectaculaires. C’est parfois un peu too-much, mais cela contribue à faire de ce jeu ce qu’il est : un titre fun à souhait, débridé et décomplexé ! La musique qui suit nos pérégrinations n’est pas la plus incroyable, bastonne un peu trop les oreilles, mais elle met la pêche quand même, et, finalement, se fait presque oublier in-game.
Il y a bien quelques paroles des personnages ça et là, et des bruitages tout à fait corrects, mais vous aurez compris que la partie sonore n’est pas la plus réussie du jeu. Tout comme la sensation de vitesse d’ailleurs.
Si la fluidité est incroyable (et heureusement !), on sent que les véhicules pataugent, se trainent un peu, et, même avec le bouton d’accélération appuyé à fond, on a encore ce manque de puissance et de rapidité qui se font sentir.
Alors, comme me l’a si bien fait remarquer un ami de la rédaction, cela oblige à drifter ou à prendre des bumpers d’accélération pour ne pas se voir être distancé par les autres, rajoutant encore un peu une couche de l’esprit de compétition dont je parlais. Mais j’avoue, je reste sur ma faim sur ce point, même si je cherche systématiquement les zones d’accélération pour rester en tête !
Ce petit bémol n’entache évidemment pas les qualités de ce Sonic Racing Crossworlds, que l’on va pouvoir parcourir en solo, mais aussi entre amis ou contre des adversaires de tous bords (à l’autre bout de la planète ou sur d’autres consoles) au travers de courses avec des défis, comme ramasser le plus d’anneaux, ou rentrer le plus possible dans ses adversaires.
Des petites variations qui sont toujours bonnes à prendre, même si, pour ce qui me concerne, je reste sur les parties classiques, suffisamment endiablées pour m’y faire revenir très souvent !







