Everybody’s Golf Hot Shots a été testé sur PS5
Avec sa quinzaine de titres sortis depuis 1997, la licence Everybody’s Golf s’est imposée dans son genre par son ton léger en contraste avec la rigueur de son gameplay. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, la version 2025 ne dérogera pas à cette règle établie. Au-delà de ça, ce nouvel épisode se révèle-t-il un indispensable pour les amateurs de golf vidéoludique ?
BIENVENUE AU CLUB
Alors en fait, bien que la formule soit identique, on a en vérité bel et bien changé d’équipe. Après avoir longtemps été entre les mains du studio Clap Hanz, c’est au tour des développeurs de chez Hyde de se frotter à la saga sportive presque trentenaire (ha oui quand même !).
On ne va pas faire l’affront d’expliciter les règles du golf, que cet opus va reprendre en bonne et due forme. Du moins dans ses parcours classiques. Car très vite nous serons confrontés certes à des adversaires tenaces mais aussi à quelques ‘turbulences’ plus ou moins farfelues qu’on vous laisse découvrir avec malice.
Sachez cependant que le fond du jeu reste invariablement identique et qu’il vous faudra réussir vos 9 ou 18 trous en faisant le moins de coups possible tout en vous adaptant aux conditions fortement variables que vous rencontrerez le long de votre carrière.
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- Trou en un, Albatros, Eagle, Birdie, Par, Bogey, double Bogey, triple Bogey. Vous deviendrez vite familier avec ce vocabulaire…
Disposant de deux nouveaux venus dans l’univers Everybody’s Golf lorsque vous débutez une partie, le casting s’étoffera tout du long de vos pérégrinations ‘swinguesques’ pour atteindre le joli roster d’une trentaine de golfeurs, aux allures et styles plus ou moins marqués (plutôt plus que moins d’ailleurs).
En dehors de notre binôme de base, tous les autres protagonistes proviennent d’anciens épisodes pour une sorte de réunion d’anciens combattants ou, pour être plus cordial, d’un best of de la saga. Il se pourrait même que vous finissiez par croiser un certain héros bien connu, jaune comme un ballon et rond comme un citron.
On trouve en complément 7 caddies auprès desquels il faudra gagner confiance pour obtenir de meilleurs partenariats. On vous laisse calculer le nombre de duos possibles et surtout le temps nécessaire pour améliorer chacun de ces personnages au maximum de leurs possibilités. Parce que oui, il sera possible de faire évoluer toute cette jolie petite bande de professionnels du gazon.
Pour faire un tour d’horizon des différents modes, on trouve les tournois « simples » (mode défis), le mode « carrière » (Tournoi mondial, sur lequel nous revenons plus bas), le versus contre l’ordinateur en duel (Match-play) ou contre plusieurs concurrents (Stroke-play) et le parcours tranquilou bilou de votre choix sans enjeu particulier (Partie solo).
On finira par le fameux (et plutôt exigeant) onglet ‘Golf déjanté’ qui verra par exemple un mode où deux golfeurs par équipes jouent la même balle face à une équipe adverse (le principe du double en tennis appliqué au golf), un autre où les participants peuvent se voler leurs équipements ou même proposant des parcours minés (!).
Mais celui qui sort vraiment du lot, c’est le bien nommé ‘Haut en couleur’, qui transforme le terrain en un jeu de plateau géant, avec des cases « à effet » à l’instar d’un « jeu de l’oie« , distribuant bonus ou malus à utiliser pour soi ou contre son/ses adversaire(s). C’est bien dans ce mode que ce Everybody’s trouve toute sa plus-value et surpasse sa condition de ‘simple’ jeu de golf.
Du côté du multijoueur local, on retrouvera le versus en face-à-face ou en équipe ainsi que ce fort particulier Golf déjanté. À tout cela s’ajoute bien sûr le Online et ses cohortes de joueurs venus du monde entier… Après tout, ça ne s’appelle pas Everybody’s Golf pour rien…
L’ENFER VERT
Passons au concret de la réalité du terrain. Sur la forme, rien de révolutionnaire pour le genre, on retrouve le minimum syndical : indication du vent, les caméras d’observation du green, la minimap, la distance jusqu’au trou, la sélection du club, le type de balle (normale, puissante, spéciale) et un récap’ rapide de notre ‘par’.
En ce qui concerne le coup en lui-même, il y a un peu plus de choses à dire car de facto il nous est proposé trois jouabilités différentes : classique, calibré et avancé.
La classique verra une barre de tir en trois appuis (premier appui élan, deuxième appui puissance et troisième appui précision en fonction d’une trop minuscule barre située sous la première) tandis que la calibrée prendra forme d’une courbe toujours en trois appuis mais permettant un meilleur contrôle de la distance de tir.
Cependant on aura une préférence pour l’avancé, plus simple d’utilisation mais qui demande plus de précision dans les appuis (deux sont utilisés dans ce système de tir : un qui doit se calquer sur une position idéale du club affichée à l’écran et un autre qui cible la balle sur le tee). Toutefois ce sera à chacun de choisir selon sa propre préférence et sa propre approche du jeu, il n’y a pas de style véritablement meilleur qu’un autre.
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- Le tir avancé en illustration, paradoxalement plus simple d’utilisation mais moins précis dans ses ‘données’
Une fois atteint le green, on passe le focus sur les tirs de précision. Et là c’est un peu plus compliqué – du moins au départ – à cause d’une grille de scan du terrain un peu faible. On distingue mal les dénivelés et cela impacte sur la qualité de nos coups. Mais pas d’inquiétude, l’expérience venant, on finit par améliorer nos capacités d’appréhension de la zone du hole.
TOUT LE MONDE IL EST BEAU, TOUT LE MONDE IL EST GENTIL… EVERYBODY’S GOLF…
Avec sa bonne quinzaine d’opus, le style visuel des « Hot Shots Golf » (nom US des Everybody’s Golf) a oscillé au fil du temps entre le semi-réaliste et le chibi pur jus. Pour cette mouture 2025, on lorgne de toute évidence vers la seconde option, et peut-être même dans une certaine forme d’aboutissement dans cette mouvance graphique.
Jamais les compétiteurs n’auront été aussi craquants et pleins de mignonnerie. Et l’ensemble baigne dans des couleurs pastel assez chatoyantes, voire même parfois un peu criardes.
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- Ah qu’il nous dit quelque chose mais qu’on ne sait plus qui ! Aile (prononcez « Hailee » comme dans « Hailee Steinfield ») semble elle aussi décontenancée
La licence a toujours eu un côté décalé assumé, nous ne sommes clairement pas ici devant du golf « réaliste » – sans pour autant être sur du ‘casual’, loin de là –,, il faut le savoir quand on se lance dans la découverte d’un épisode de la franchise. Ici le côté simulation est clairement parti en vacances pour une approche plus orientée arcade.
Cette ambiance gentiment loufoque a ses pours et ses contres. Sur la balance du positif, chaque nouveau parcours nous réserve son lot de surprises qui nous font parfois hausser les sourcils. Dans le négatif, l’ambiance générale trop enfantine, pour ne pas dire carrément nunuche.
Cela s’illustre surtout lors du ‘mode histoire’ (un bien grand mot, ne vous attendez pas à des twists de folie…) qui frise franchement le ridicule. Les dialogues deviennent très rapidement un festival de niaiserie, tant et si bien qu’on finit par tous les zapper allègrement.
Cela n’empêche pas des personnages attachants et personnalisables (tenues, équipements…) mais on aurait apprécié un peu plus de consistance à la fois dans les motivations et les situations.






