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TEST : WipeOut Omega Collection – Toujours plus vite, toujours plus fort (ou presque)

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Difficile d’oublier la première fois qu’on a posé les mains sur WipeOut ou WipeOut 2097 sur SEGA Saturn. Ces courses futuristes ultra-rapides, portées par des musiques électroniques signées The Chemical Brothers ou Orbital, symbolisaient toute une époque : celle où la vitesse se mêlait à l’audace graphique. Plus de vingt ans plus tard, Sony ravive la flamme avec WipeOut Omega Collection, une compilation regroupant WipeOut HD, Fury et 2048. Entre nostalgie et modernité, ce retour sur PlayStation 4 vaut-il le détour ?

De la Saturn à la 4K, la claque visuelle reste intacte

Dès le premier virage, WipeOut Omega Collection en met plein la vue. Les circuits emblématiques de WipeOut HD et Fury ont été entièrement lissés, leurs textures réhaussées et leurs effets de lumière repensés. Sur PS4 Pro, le jeu brille littéralement : reflets métalliques, particules lumineuses, ambiance futuriste et interfaces ciselées.
Chaque piste possède sa propre personnalité — du tunnel urbain saturé de néons aux couloirs spatiaux baignés de lumière — et rappelle que WipeOut a toujours été un jeu d’artiste, pas seulement de pilote.

Certains environnements souffrent encore de leur conception d’origine, mais l’ensemble reste spectaculaire de fluidité et de netteté. On est loin des textures grossières des années Saturn, même si l’esprit graphique, lui, est resté fidèle.

Une vitesse qui t’écrase contre le siège

Ceux qui ont connu la série savent : WipeOut, c’est avant tout la sensation de vitesse. Et cette Omega Collection la restitue à la perfection. Les vaisseaux fendent l’air à une allure insensée, les virages s’enchaînent dans une danse fluide et précise, et le tout tourne sans jamais trembler à 60 images par seconde.

Le travail effectué sur la lisibilité est remarquable : malgré les effets de particules, explosions et boosts de vitesse, l’action reste claire. On enchaîne les loopings sans ralentissement, on rebondit sur les murs sans saccade, bref, c’est du WipeOut comme on l’aime.
Même sur les circuits de WipeOut 2048, les plus complexes et détaillés de la série, le moteur ne bronche pas. C’est propre, nerveux, et diablement immersif.

Le gameplay anti-gravité, toujours au top

Difficile d’oublier ce mélange de précision et de brutalité propre à WipeOut. Ici, le gameplay a été conservé intact, mais bénéficie d’un vrai confort grâce au DualShock 4. Les gâchettes L2/R2 permettent une gestion millimétrée des virages : on glisse, on dérape, on freine du bout des doigts — un vrai régal.

Les débutants, eux, se prendront quelques murs avant de trouver le bon rythme. Mais une fois dompté, le pilotage devient grisant : les tonneaux, les boosts et les doubles virages en apnée s’enchaînent sans effort.
Les amateurs de précision apprécieront la réactivité et la justesse des contrôles. Dommage toutefois que la difficulté n’ait pas été revue à la baisse pour accueillir les nouveaux venus : WipeOut reste une bête à apprivoiser.

Techno, drum’n’bass et adrénaline : le son du futur

Que serait WipeOut sans sa bande-son ? Fidèle à sa légende, Omega Collection balance des morceaux électro nerveux, des basses puissantes et des remixes dignes des meilleures compilations techno de la fin 90s.
Chaque course devient une rave pilotée : le rythme des tambours coïncide avec les virages, les montées d’adrénaline sont amplifiées par les beats. On retrouve des compositions cultes retravaillées, et de nouveaux remixes qui insufflent un souffle contemporain sans trahir l’esprit original.

Les bruitages sont percutants — missiles, boosts, explosions — et rappellent ces nuits passées sur WipeOut 2097 à pulvériser les records sur Saturn. Le travail de spatialisation audio au casque est d’une finesse remarquable.

Une collection indispensable… mais pas essentielle

Proposer trois épisodes mythiques dans un même pack, à un tarif honnête, c’est déjà un bel argument. Le contenu est massif : 32 circuits, des dizaines de vaisseaux, plusieurs modes de jeu, et un multijoueur fluide en local ou en ligne.
Mais au-delà de ce contenu généreux, aucune vraie nouveauté n’a été ajoutée. Pas de nouveau circuit, pas de vaisseau inédit, pas même une uniformisation complète de l’interface entre les jeux.

Pour les anciens fans, cette Omega Collection ressemble à une belle remasterisation, rien de plus. Pour les nouveaux joueurs, c’est en revanche la meilleure porte d’entrée dans un monument du jeu de course futuriste.

AVIS DE LA REDAC

WipeOut Omega Collection n’est pas une révolution, mais un remaster de luxe qui rend hommage à une série culte. Techniquement impeccable, d’une fluidité exemplaire et porté par une bande-son mythique, il rappelle à quel point WipeOut a marqué l’histoire du jeu vidéo, notamment sur SEGA Saturn et PlayStation. Certes, le manque de vraies nouveautés empêche cette compilation d’atteindre les sommets, mais quel plaisir de replonger dans cet univers néonisé à 1000 km/h. Pour les vétérans, c’est une madeleine de pixels ; pour les novices, une leçon de vitesse pure. Bref, un retour gagnant pour la licence, toujours aussi hypnotique trente ans plus tard.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
89
%
Graphisme
91
%
Animation
87
%
Maniabilité
88
%
Interet
89
%
Son
89
%
Graphisme
91
%
Animation
87
%
Maniabilité
88
%
Interet
89
%
LES PLUS
  • Sensations de vitesse toujours inégalées
  • Graphismes somptueux et fluides
  • Bande-son électro intemporelle
  • Multijoueur en ligne stable
  • Un monument remis à neuf avec soin
LES MOINS
  • Aucun ajout majeur ou contenu inédit
  • Difficulté d’accès pour les nouveaux joueurs
  • Interface et ergonomie inégales entre les épisodes
89
%
OH QUE OUI !

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