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TEST : Captain Tsubasa: Rise of New Champions – Un fan service un peu léger

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Captain Tsubasa a été testé sur PS4.

Revoir Olive et Tom – le nom par lequel les Français ont découvert Captain Tsubasa – sur nos consoles, c’est un vrai shoot de nostalgie pour toute une génération bercée par le Club Dorothée. Ballon qui fuse comme un boulet de canon, acrobaties défiant la gravité et buts à l’autre bout du terrain : Bandai Namco ramène à la vie le football le plus impossible et spectaculaire de l’animation.

Avec son mode histoire en deux parties distinctes et un univers bourré de références à la série, le jeu semble taillé pour les fans… mais le terrain réserve aussi quelques glissades.

Du spectacle dans les oreilles… mais pas l’hymne de la victoire

Le son joue beaucoup dans l’identité du jeu et, de ce côté-là, le contrat est à moitié rempli. Les voix japonaises d’origine donnent énormément de caractère aux personnages : Hyuga grogne comme un fauve avant son Tir du Tigre, tandis que Tsubasa garde son ton calme mais déterminé. Les effets sonores renforcent le spectacle, chaque duel s’accompagne d’un bruit sec et surjoué comme dans le dessin animé, et le commentateur met une vraie pression dramatique sur chaque action décisive.

En revanche, l’absence quasi totale des thèmes cultes de l’anime se fait sentir. On attendait des musiques qui donneraient envie de courir au ralenti en levant les bras… elles restent beaucoup trop discrètes et trop rares, empêchant le jeu de déclencher la grande vague de nostalgie espérée.

Une belle équipe dans un stade un peu vide

Du côté visuel, le constat est plus nuancé. Les personnages, eux, sont réussis : expressifs, détaillés, immédiatement reconnaissables, ils respectent parfaitement le style anime. Lors des plans serrés et des cinématiques d’action, on retrouve même la vraie intensité shônen qui fait tout le sel de la série. Mais autour d’eux, les stades paraissent étonnamment vides et statiques.

Le public semble figé dans le temps, les décors sont minimalistes et trop semblables d’un match à l’autre. Le jeu mise énormément sur ses héros… mais oublie de sublimer le terrain sur lequel ils brillent. L’ensemble fait donc un peu « jeu AA » alors qu’un tel monument méritait un effort supérieur côté présentation globale.

Des tirs qui brisent la réalité, la magie intacte !

C’est clairement le MVP du jeu. Les techniques spéciales sont de véritables moments de gloire : le Tir du Tigre explose la pelouse, la Feuille Morte tourne sur elle-même en défiant toutes les lois de la physique, la Catapulte Infernale transforme deux frères en projectiles humains. Chaque tir devient un mini-événement, mis en scène avec des ralentis et des angles dynamiques hérités du dessin animé.

Même quand on les connaît par cœur, ces animations donnent envie de se lever du canapé ! La répétitivité s’installe après de longues sessions, mais la magie reste intacte, surtout lors des matchs tendus où un ultime geste héroïque peut tout faire basculer.

Fun immédiat… puis la défense reprend le dessus

Prise en main immédiate : on sprinte, on dribble, on déclenche une frappe surpuissante… et on sourit. Le jeu est pensé pour faire plaisir tout de suite grâce à un gameplay arcade assumé. Oubliez les règles : pas de hors-jeu, pas de cartons, on peut tacler par derrière en toute tranquillité. Le système de jauge d’endurance et de puissance oblige toutefois à réfléchir un minimum, sous peine de se faire découper sans ménagement.

Là où le jeu pêche, c’est dans sa lisibilité. Certaines phases deviennent chaotiques, les duels se jouent parfois plus contre la caméra que contre l’adversaire, et l’intelligence défensive manque de précision. C’est fun, explosif… mais rarement subtil.

Une mi-temps grandiose… puis le soufflé retombe

Le mode histoire offre un vrai plaisir lors des premiers matchs, avec de belles retrouvailles et une progression captivante. Le second arc, qui permet de créer son propre joueur, apporte un peu de fraîcheur, notamment avec l’arrivée des stars internationales.

Mais une fois l’aventure bouclée, le contenu ne donne malheureusement pas envie d’y revenir très longtemps. Le multijoueur local est sympa mais simple, et le online souffre de déséquilibres et de serveurs parfois capricieux. On rêve d’un mode carrière plus riche, de défis réguliers, bref… d’un jeu pensé pour durer. Ici, l’intensité de départ s’essouffle trop vite pour tenir une saison entière.

 

AVIS DE LA REDAC

Un match à prendre du côté du cœur plutôt que de la technique. Captain Tsubasa: Rise of New Champions réussit son pari le plus important : faire vibrer le fan qui dort encore en nous. Chaque tir spécial rappelle à quel point Olive et Tom, c’était l’aventure, le rêve et le foot indestructible. Pour une première vraie tentative moderne, c’est un jeu fun, généreux en spectacle, parfaitement taillé pour s’éclater à deux. Mais avec des modes trop légers, un gameplay qui tourne en rond et une réalisation inégale, il ne marque pas le but en or. Une belle base, pas encore le champion que cette légende mérite. Parfait pour les nostalgiques. Indispensable… mais en promo

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
78
%
Graphisme
72
%
Animation
85
%
Maniabilité
74
%
Interet
70
%
Son
78
%
Graphisme
72
%
Animation
85
%
Maniabilité
74
%
Interet
70
%
LES PLUS
  • Le fan service : techniques cultes, persos emblématiques, ambiance shônen
  • Un gameplay fun et immédiat, parfait pour jouer entre potes
  • Les cinématiques de tirs spectaculaires qui rappellent l’animé
  • Les voix japonaises qui donnent de la vie et du caractère aux matchs
LES MOINS
  • Du contenu qui s’essouffle vite, surtout en solo
  • Des stades peu vivants et une réalisation technique inégale
  • Le multijoueur online pas toujours stable ni équilibré
  • Une action parfois peu lisible dans les duels
76
%
CA PASSE BIEN

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