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Takenobu Mitsuyoshi raconte comment il est devenu “le gars qui chante” chez Sega

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Le compositeur et chanteur Takenobu Mitsuyoshi, voix légendaire derrière les titres cultes de Sega comme Daytona USA ou Sega Rally Championship, a confié à Forbes que sa carrière vocale emblématique a débuté presque par hasard. Recruté d’abord comme musicien et ingénieur du son, il n’imaginait pas une seconde que son timbre deviendrait un élément central de l’identité sonore de Sega dans les années 90.

Il explique que tout a basculé en 1994, quand l’équipe doit créer un jeu de course capable de dépasser la concurrence sur tous les plans. La solution paraît folle : ajouter des voix dans un jeu de course, une première pour l’époque. Faute de candidat… Mitsuyoshi s’enregistre lui-même. « Je n’avais jamais pensé que ma voix pourrait devenir un métier », confie-t-il. Son chant improvisé sert d’abord de maquette, mais personne ne demande de le remplacer. Résultat : Let’s Go Away, King of Speed ou Sky High deviennent des hymnes arcades, voyagent à travers le monde et imposent discrètement son nom dans la culture Sega.

Cette reconnaissance prend de l’ampleur quand Yu Suzuki lance son deuxième jeu de combat 3D, Virtua Fighter 2. Sega imagine alors un album promotionnel inspiré du titre. Suzuki lui souffre l’idée : « Pourquoi tu ne chanterais pas quelques morceaux ? ». Sans vraiment le chercher, Mitsuyoshi devient officiellement vocaliste, statut qui ne le quittera plus. On lui doit ensuite l’inoubliable « Game Over, Yeah » de Sega Rally Championship (1995), un jingle conçu sans raison particulière, avoue-t-il, si ce n’est qu’il sonnait bien. Ironie du sort, cette petite fantaisie est aujourd’hui considérée comme l’un des bruitages les plus marquants de l’histoire du jeu vidéo.

Des années plus tard, Mitsuyoshi découvre que ce fameux « Yeah » rend même l’échec… réconfortant. Un développeur lui explique que le jingle l’encourage à réessayer, comme une tape dans le dos. Mitsuyoshi sourit encore de cette interprétation poétique, lui qui s’était simplement dit que ça collait à la mélodie. Une trajectoire improbable, teintée de spontanéité, qui a façonné l’ADN sonore de Sega et laissé une empreinte durable dans la mémoire des joueurs.

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