Le test de Marvel Cosmic Invasion à été réalisé sur PS5 avec un code fourni par l’éditeur. Merci à eux.Tribute Games est de retour après son très remarqué « Shredder’s Revenge » mais troque cette fois l’univers des Tortues Ninja pour celui des super-héros de Marvel. Exit donc Leonardo, Raphael Splinter et April O’Neil ; place à Spiderman, Wolverine et Captain America. Excelsior !!
LA MAISON AUX IDÉES (RECYCLÉES)
Malheur ! Annihilus et son armée d’insectoïdes veulent prendre le contrôle de la Galaxie, éradiquant au passage tous ceux qui ne veulent pas se soumettre au pouvoir du tyran cosmique. Steve Rogers – alias Captain America – va organiser la contre-attaque, formant autour de lui une troupe hétéroclite de super-héros prête à s’opposer à l’envahisseur.
Fondamentalement on retrouve le même genre de jeu que pour « La Revanche de Shredder » : un beat’em all dans un univers en pixel art maîtrisé aux tons pastel. 16 niveaux composent l’aventure qui pourra être parcourue dans deux modes distincts : campagne et arcade.
Le mode Arcade est, comme son nom l’indique, l’ensemble du jeu d’une seule traite avec son binôme de départ du début jusqu’à la fin et avec un nombre de continues définis (on revient plus loin sur tout ça).
Le mode Campagne lui permet d’appréhender chaque stage un par un, avec une sauvegarde à chaque fin de niveau et la possibilité de changer de personnage entre chacun d’entre eux. C’est également dans ce mode que nous pourrons faire augmenter de niveau nos héros sur une échelle allant jusqu’au dixième rang.
Dans l’onglet « Arche cosmique », nous aurons accès à divers bonus comme les dossiers des personnages (utiles sur certains que nous ne connaissons pas), la possibilité d’écouter la bande-son, un récapitulatif de notre avancée sur chacun des héros et surtout à la Matrice cosmique.
Cette dernière se présente sous la forme d’un immense tableau à 101 cases où chacune d’entre elles octroie un bonus d’intérêt divers. Qu’il s’agisse de pistes musicales (bleu), de dossiers (vert) ou des différentes couleurs de costumes (violet), il y aura de quoi faire pour remplir l’ensemble de la matrice.
Les cubes s’obtiennent tout simplement en jouant et en réussissant certaines conditions au cours des niveaux (abattre 10 ennemis avec un style d’attaque, ne pas se faire toucher durant l’ensemble d’un stage, etc.). Plus on avance dans le tableau, plus il est ardu d’obtenir ces fameux cubes cosmiques.
Mais le principal atout de ce tableau, qui pourrait paraître secondaire de prime abord, va venir des cubes jaunes : des modificateurs pour le mode Arcade. Avec eux il y a possibilité de changer le niveau de difficulté, de supprimer les continues, de sélectionner plusieurs fois le même personnage quand on joue en multi, d’augmenter vitesse et vie des ennemis… On en passe et des meilleurs.
VENGEURS… RASSEMBLEMENT !
Les joueurs auront le choix entre 15 personnages à prendre en duo, sachant que tous ne sont pas disponibles dès le départ (mais une grosse partie quand même le sont).
Faisons donc le tour complet du roster proposé – avant les futurs DLC qui arriveront d’ici peu à n’en pas douter : Captain America, Nova, Tornade, Venom, Serval (oui, à l’ancienne !), Phyla-Vell, Spiderman, Beta Ray Bill, Black Panther, le Ghost Rider cosmique (AKA Franck – Punisher – Castle), Iron Man, Phoenix, Rocket Raccoon, Miss Hulk et enfin le Surfer d’argent.
Pour chaque partie, il faudra donc composer une équipe de deux héros par joueur, qui, à quatre, amène à pas moins de huit personnages pour l’aventure. Précisons toutefois que seuls quatre d’entre eux seront présents sur l’écran et que chacun pourra switcher à volonté sur l’un ou l’autre de ses avatars Marveliens.
Et oui, comme vous vous en doutez, cela amène à de grandes confusions lors des combats, d’autant que la zone d’action est assez limitée (deux tiers de l’écran environ, divisés sur sa hauteur). Très vite à quatre joueurs, l’ensemble du décor est rempli à ras la tronche d’ennemis et on défouraille tout ce qui bouge comme on peut sans trop comprendre ce qu’il se passe.
Sur PS5 nous n’avons pas noté de ralentissement particulier même au cours de ces immenses échauffourées bien bordéliques, tout au plus parfois le « switch » qui va s’avérer un poil plus long dans certaines situations – on parle alors en dixièmes de seconde… Et oui, on sait bien que parfois ce court laps de temps peut s’avérer crucial, mais dans le cas de Cosmic Invasion ce n’est pas bien grave, à l’exception de certains combats de boss qui demandent d’être vigilant au moindre instant.
Passons maintenant aux possibilités de notre équipe super-héroïque. Les mouvements de base se décomposent ainsi : attaque sur carré, saut sur croix (double saut pour faire décoller ceux qui peuvent voler), protection sur rond et la capacité spéciale sur triangle.
Avec cette dernière possibilité, on entre déjà dans les caractéristiques personnelles. Car le Phoenix se joue bien différemment de Venom, c’est une évidence. La plupart de ces capacités consisteront en des projectiles à la quantité limitée mais rechargeable (pas bien long). Plus le héros aura un niveau élevé, plus il aura des projectiles à disposition avant de devoir se recharger.
Au passage, les niveaux s’augmentent dans le mode campagne et pas dans le mode arcade. Amener toute la clique au niveau 10 demandera déjà pas mal d’heures de jeu.
Avec une légère charge sur R1, on déclenche le super coup, le plus puissant du personnage. Là encore, chacun aura son propre style d’attaque ultime (charge d’épées mystiques pour Phyla-Vell ou tourbillon de spidertoile pour Spidey, pour ne donner que ces deux exemples).
Quand on prend une patate et que notre barre de vie se vide, il y a possibilité de reprendre partiellement de la vie en castagnant les sacs à PV qui se présentent à nous sans relâche. En ce qui concerne la parade/esquive, certains se protègent – Cap’ et son bouclier – tandis que d’autres esquivent – T’Challa (mieux connu sous le nom de Black Panther). Une parade/esquive parfaite désarçonnera votre assaillant, le laissant groggy quelques instants.
Ensuite il y a des particularités pour chaque super-héros qu’il sera à votre charge de découvrir pour bien maîtriser l’ensemble du casting. Pas mal de personnages, à l’instar du nerveux Logan, possèdent un uppercut puissant en associant saut + carré. Jennifer ‘Miss Hulk’ Walters opte plutôt pour les chopes là où Rocket le raton-laveur fourbe déposera une mine de proximité à chaque esquive. Jean Grey et Nova peuvent activer un bouclier psychique en maintenant la touche d’attaque et Beta Ray Bill peut envoyer son arme Stormbreaker voltiger à l’autre bout de l’écran puis continuer à combattre de son côté.
Développons quelque peu les possibilités du switch entre nos deux personnages sélectionnés. Outre le changement d’héros à la volée par une simple pression sur la touche idoine, on peut pratiquer quelques attaques assistées en maintenant la gâchette puis une touche d’action. Les possibilités de combinaisons sont donc plus que nombreuses au vu du casting foisonnant.
ANNIHILATION
Malgré une troupe réunie intéressante et plutôt maline évitant les trop grandes évidences mais privilégiant les « équivalences » pertinentes (Miss Hulk à la place de Hulk, Beta Ray Bill le Korbinite à la place de Thor l’Asgardien, un Ghost Rider cosmique qui combine le motard fantôme et le Punisher…), on reste sur notre faim.
Trop disparate, cette ‘team’ s’éparpille trop dans tous les sens sans jamais choisir son camp. Puisant à la fois chez les X-Men, chez les Vengeurs, dans la Spider-Family et même chez les héros cosmiques, on se retrouve finalement avec une équipe trop diffuse et sans vraiment de cohérence. En comparaison, il y avait une plus grande cohésion d’ensemble chez les Tortues et leurs alliés.
On estime également qu’il y a trop de membres dans cette formation de superhéros. Avec ces 15 personnages à augmenter sur 10 niveaux au sein de 16 stages, la redondance se fait très vite ressentir. Car si l’exercice est plaisant avec nos héros fétiches, cela l’est beaucoup moins quand il est question de ceux qui n’ont pas nos faveurs.
Autre point de comparaison avec « Shredder’s Revenge » : le niveau de difficulté. Là où il était fun et plutôt tranquille de parcourir New York et la Dimension X aux côtés des Chevaliers d’Écailles, traverser la galaxie avec les bonnes bouilles de chez Marvel est beaucoup moins simple, surtout quand on croise un boss. Knull en particulier nous aura laissé un souvenir amer. Certains ennemis de base sont aussi bien crispants (les roulettes vivantes… Grrr…).







