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TEST : Backrooms Level X – Vraiment terrifiant ?

Knucky [Rédacteur en chef]
Enfant des pixels et de la 2D , les meilleurs années !!

Backrooms Level X a été testé sur PS5.

Perdu entre réalité et cauchemar

Les Backrooms, phénomène né d’une simple image devenue virale sur internet, ont depuis engendré une multitude d’expériences horrifiques. Entre exploration anxiogène et survival minimaliste, le concept repose sur une idée simple : tomber hors de la réalité et se retrouver piégé dans des espaces vides, infinis, jaunâtres, éclairés par des néons bourdonnants.

Avec Backrooms Level X, les développeurs tentent d’exploiter cette peur primitive du vide architectural et de l’errance sans fin. Mais dans un marché déjà occupé par des titres comme Escape the Backrooms ou l’expérience culte P.T., le jeu a-t-il les épaules pour marquer durablement les esprits ?

On a plongé dans les couloirs, et on a couru. Voici notre verdict.

Silence !!

Le 27 octobre 1986, un accident étrange s’est produit à Albuquerque, au Nouveau-Mexique (États-Unis). Tout a été enregistré sur une cassette VHS.

backrooms level x

Entrez dans le monde sinistre de Backrooms Level X, un jeu d’horreur à la première personne qui vous plonge dans un labyrinthe sans fin d’espaces désolés et surréalistes. Après un accident étrange, vous vous retrouvez piégé dans les Backrooms, un lieu où la logique et la réalité disparaissent. Explorez d’interminables couloirs de moquette jaune, des pièces vides et des zones de lumière vacillante en essayant de trouver une issue.

Mais attention : vous n’êtes pas seul. De mystérieuses entités se cachent dans l’ombre, et chaque son peut être le dernier que vous entendrez.

Errer, survivre et comprendre

Backrooms Level X repose sur une structure simple : vous êtes perdu dans un niveau inconnu des Backrooms. Votre objectif est clair, même s’il paraît presque impossible à atteindre : survivre, explorer l’environnement, comprendre les mécaniques du lieu et, surtout, trouver une sortie.

Mais évidemment, ce ne serait pas un véritable jeu d’horreur sans une menace tapie dans l’ombre.

backrooms level x 02 scaled

Au fil de votre progression, des entités commencent à rôder dans les couloirs. Au départ, elles restent invisibles, se manifestant seulement par des bruits étranges ou des mouvements suspects dans l’environnement. Certaines sont rapides, d’autres plus lentes mais imprévisibles, ce qui installe une tension permanente lors de l’exploration.

Le jeu alterne alors plusieurs phases qui rythment l’expérience. L’exploration libre constitue le cœur du gameplay, le joueur avançant prudemment dans ces labyrinthes de couloirs et de pièces vides. Cette progression s’accompagne souvent de la recherche d’objets utiles permettant d’ouvrir de nouvelles zones ou de résoudre certaines situations. Des micro-énigmes viennent également ponctuer l’aventure, demandant parfois d’observer l’environnement avec attention pour comprendre comment progresser. Enfin, certaines séquences se transforment soudainement en véritables moments de fuite lorsque les créatures apparaissent et que la seule solution consiste à courir pour survivre.

Sur le papier, la formule reste assez classique pour un survival horror indépendant. Pourtant, l’essentiel n’est pas là. Ce qui donne toute sa force à Backrooms Level X, c’est l’ambiance qui se dégage de ces espaces vides et oppressants, capables de transformer la moindre exploration en moment de tension.

La vraie star du jeu

C’est clairement dans son ambiance que Backrooms Level X parvient à marquer les esprits. Le jeu comprend parfaitement ce qui rend le concept des Backrooms aussi inquiétant : la banalité des lieux et la sensation d’infini qui s’en dégage.

Le level design repose sur la répétition constante des mêmes motifs architecturaux. Les couloirs se ressemblent, les pièces semblent construites selon une logique étrange et la symétrie des lieux finit par troubler la perception du joueur. On avance, on tourne, et l’on a parfois l’impression de revenir au même endroit sans vraiment savoir si c’est le cas.

backrooms level x 04

L’éclairage participe énormément à ce sentiment de malaise. Les néons diffusent une lumière trop blanche, presque artificielle, qui donne aux pièces un aspect froid et impersonnel. Les textures volontairement simples, parfois presque banales, renforcent ce sentiment de lieu déserté mais étrangement familier.

Les murs jaunâtres semblent absorber la lumière, tandis que la moquette étouffe les pas du joueur. Les néons crépitent régulièrement au-dessus de la tête, produisant ce bourdonnement continu qui devient rapidement oppressant.

Le jeu ne cherche pas à multiplier les jumpscares faciles. Au contraire, il installe une tension permanente, presque insidieuse. Chaque angle de couloir, chaque porte entrouverte, chaque pièce donne l’impression que quelque chose pourrait surgir à tout moment.

Backrooms Level X comprend une chose essentielle : la peur ne vient pas toujours de ce que l’on voit, mais souvent de ce que l’on imagine. Et en laissant de grands espaces vides, silencieux et répétitifs, le jeu exploite parfaitement ce principe pour créer un malaise constant.

backrooms level x 07 scaled

Simple mais efficace

Les mécaniques de Backrooms Level X sont volontairement épurées afin de mettre l’accent sur l’exploration et la tension. Le joueur se déplace dans les couloirs labyrinthiques du niveau, avance prudemment de pièce en pièce et tente de comprendre la logique du lieu tout en évitant les dangers.

Le déplacement reste simple et intuitif, mais le jeu introduit rapidement un système de sprint limité. Cette capacité permet de fuir les entités lorsqu’elles apparaissent, mais elle dépend d’une jauge d’endurance qu’il faut surveiller attentivement. Une mauvaise gestion de cette énergie peut rapidement devenir fatale lors d’une poursuite dans les couloirs.

backrooms level x 05

Au fil de l’exploration, le joueur peut également interagir avec différents objets disséminés dans l’environnement. Certains permettent de débloquer de nouvelles zones, tandis que d’autres servent simplement à progresser dans les énigmes légères proposées par le jeu. Dans certaines zones plus sombres, l’utilisation d’une lampe torche devient aussi indispensable pour continuer à avancer.

Les énigmes restent globalement accessibles et ne cherchent jamais à bloquer le joueur trop longtemps. Elles servent surtout à maintenir le rythme de l’exploration et à varier les situations entre deux moments de tension.

Cependant, le gameplay montre parfois ses limites sur la durée. Certaines situations peuvent donner une impression de répétition, notamment lorsque les mécaniques de fuite ou d’exploration reviennent trop souvent sans véritable renouvellement. Le jeu ne cherche pas vraiment à révolutionner les codes du genre et préfère rester dans une formule très classique du survival horror indépendant.

Malgré cela, l’ensemble fonctionne plutôt bien, car ces mécaniques simples servent avant tout l’objectif principal du jeu : maintenir une tension constante et pousser le joueur à avancer malgré la peur de ce qui pourrait se cacher au détour du prochain couloir.

Minimalisme assumé

Techniquement, Backrooms Level X ne cherche pas la claque visuelle.

Les textures sont simples.
Les modèles d’entités sont parfois basiques.

Mais ce minimalisme sert l’ambiance.
Un rendu trop détaillé casserait l’effet étrange et artificiel du décor.

backrooms level x 06

L’éclairage dynamique est plutôt réussi, notamment dans les zones sombres.

Ce n’est pas beau au sens traditionnel.
Mais c’est cohérent.

Le son est l’arme absolue !

Le sound design est probablement le point fort de Backrooms Level X. Dès les premières minutes, le joueur est plongé dans une ambiance sonore particulièrement oppressante qui participe énormément à la tension générale.

Un bourdonnement constant de néons accompagne l’exploration et devient rapidement une sorte de fond sonore anxiogène. À cela s’ajoutent des bruits lointains qui semblent parfois venir de pièces voisines ou de couloirs invisibles. Le jeu joue également avec des chuchotements ambigus et des sons difficiles à identifier, créant un doute permanent sur la présence réelle d’une menace.

backrooms level x 08

Les pas du personnage résonnent dans les espaces vides, renforçant la sensation d’isolement. Dans certains moments, le silence devient même presque plus inquiétant que les bruits eux-mêmes, car il laisse au joueur le temps d’imaginer ce qui pourrait surgir.

L’expérience prend véritablement toute sa dimension lorsque l’on joue avec un casque audio. Chaque bruit semble provenir d’un endroit précis, ce qui pousse le joueur à se retourner régulièrement pour vérifier ce qui se passe derrière lui.

Le son devient alors un véritable outil de mise en scène. Il installe la paranoïa, fait hésiter à avancer et transforme le moindre couloir en source d’angoisse. On se retourne, on ralentit le pas, on hésite à franchir une porte… et parfois, malgré toute cette tension accumulée, il n’y a finalement rien. Ce vide sonore contribue justement à rendre l’expérience encore plus dérangeante.

AVIS DE LA REDAC

Backroom Level X ne révolutionne pas le survival horror. Il n’invente rien. Mais il maîtrise parfaitement ce qu’il entreprend : créer un malaise constant dans un environnement vide. Pour les amateurs de tension psychologique et d’horreur minimaliste, le jeu remplit son contrat. Ce n’est pas un classique instantané. Mais c’est une expérience solide, immersive et sincère.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
88
%
Graphisme
60
%
Animation
73
%
Maniabilité
72
%
Intérêt
76
%
Son
88
%
Graphisme
60
%
Animation
73
%
Maniabilité
72
%
Intérêt
76
%
LES PLUS
  • L’ambiance oppressante réussie
  • Le sound design remarquable
  • La tension constante
  • Le mythe des Backrooms
LES MOINS
  • Quelques phases répétitives
  • IA parfois prévisible
  • Gameplay peu innovant
  • Graphiquement à la ramasse
74
%
CA PASSE BIEN

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