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TEST : Ridge Racer – La vitesse brute qui a lancé la PlayStation

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Le test de Ridge Racer a été réalisé sur la console Sony PlayStation.

Ridge Racer – La vitesse brute qui a lancé la PlayStation

Lorsque la PlayStation débarque en 1994 au Japon puis en 1995 en Europe, la guerre des consoles de cinquième génération fait rage. Sega aligne Daytona USA, Nintendo prépare Cruis’n USA, et Sony s’appuie sur un poids lourd de l’arcade : Ridge Racer, développé par Namco. À l’époque, la formule semble imparable : une borne d’arcade à succès adaptée sur une console flambant neuve, avec la promesse de courses rapides en 3D polygonale.

Dès les premières secondes, le ton est donné. Pas d’introduction interminable, pas de scénario compliqué, pas de menus labyrinthiques. On appuie sur Start, on choisit une voiture, et quelques secondes plus tard on se retrouve déjà sur la piste. Ridge Racer adopte une philosophie très simple : de la course pure, rapide et immédiate, comme dans une salle d’arcade enfumée des années 90.

Le principe est clair. Le joueur affronte une douzaine d’adversaires contrôlés par l’ordinateur sur un circuit sinueux rempli de virages serrés et de longues lignes droites. Ici, pas de tuning ni de personnalisation. Pas de garage, pas de carrière. Juste la route, l’asphalte, et la lutte pour franchir la ligne d’arrivée avant les autres.

Une approche minimaliste qui peut surprendre aujourd’hui… mais qui correspond parfaitement à l’esprit des jeux d’arcade des années 90.

Des bolides qui hurlent sur l’asphalte

Une fois la course lancée, Ridge Racer dévoile immédiatement sa principale qualité : la sensation de vitesse.

Pour un jeu de lancement de la PlayStation, le moteur 3D s’en sort remarquablement bien. Les voitures filent à toute allure, les virages arrivent à grande vitesse et les réflexes sont constamment mis à l’épreuve. Chaque courbe devient un défi où il faut trouver le bon moment pour freiner sans perdre trop de vitesse.

La clé du succès repose essentiellement sur la mémorisation du circuit. Après quelques tours, on commence à anticiper les virages, à freiner plus tôt ou à couper certaines trajectoires. Petit à petit, le joueur améliore ses temps et affine sa technique.

Les collisions, en revanche, sont particulièrement punitives. Le moindre choc peut ruiner une course entière. Les voitures semblent parfois coller légèrement à l’accélération, ce qui donne une sensation un peu étrange au démarrage. Mais une fois lancé, le gameplay reste solide et très agréable.

Contrairement aux épisodes plus récents de la série, le drift n’est pas encore au cœur du gameplay. Ici, il faut réellement utiliser le frein pour négocier les virages serrés. Une approche plus classique, mais qui demande une certaine précision.

Un circuit… et puis c’est tout !

C’est malheureusement là que Ridge Racer révèle son plus gros défaut.

Le jeu ne propose qu’un seul circuit. Certes, plusieurs modes de difficulté existent et modifient légèrement le tracé en ouvrant de nouvelles sections du parcours. Mais au final, il s’agit toujours du même environnement.

Même pour un portage d’arcade, c’est assez limité. D’autres jeux de l’époque, comme Daytona USA, proposaient déjà plusieurs pistes différentes.

Pour compenser ce manque de contenu, Namco a choisi d’augmenter la difficulté. Plus le niveau est élevé, plus la vitesse maximale augmente et plus les virages deviennent dangereux. Le circuit se transforme progressivement en véritable piège où chaque erreur peut coûter la victoire.

Une fois la difficulté maximale terminée, un mode miroir est débloqué. Le circuit est alors inversé, obligeant les joueurs à réapprendre toutes leurs trajectoires. Ce changement peut sembler anecdotique, mais dans un jeu basé sur la mémorisation des virages, cela change complètement la dynamique.

Malgré cela, la sensation de contenu limité reste bien présente.

Une technique impressionnante… pour 1994

À sa sortie, Ridge Racer impressionnait énormément sur le plan technique.

Les environnements entièrement polygonaux représentaient une véritable vitrine pour la PlayStation. Les voitures colorées ressortaient bien sur les décors parfois simples mais efficaces. Le framerate n’est pas parfaitement stable, mais il reste suffisamment fluide pour conserver une bonne sensation de vitesse.

Avec le recul, certains défauts sautent aux yeux. Les textures tremblent parfois, les polygones semblent vibrer et certains éléments sprites jurent un peu avec le reste du décor.

Mais pour un jeu de lancement, la performance reste respectable. Ridge Racer montrait clairement que la PlayStation était capable de proposer des jeux de course entièrement en 3D.

Une bande-son qui met le turbo

S’il y a bien un domaine où Ridge Racer continue de briller aujourd’hui, c’est sa bande-son.

Le jeu propose plusieurs musiques électro et pop parfaitement adaptées aux courses à haute vitesse. Ces morceaux donnent beaucoup d’énergie aux courses et renforcent l’ambiance arcade du jeu.

Mais la vraie surprise vient d’une fonctionnalité assez incroyable pour l’époque. Une fois le jeu chargé dans la RAM de la PlayStation, il est possible de retirer le disque et d’insérer un CD audio personnel pour écouter sa propre musique pendant les courses.

Une idée simple, mais extrêmement innovante à l’époque.

Autre clin d’œil sympathique : pendant le temps de chargement au début du jeu, le joueur peut jouer à une mini-version de Galaxian, autre classique de Namco. Si l’on parvient à détruire tous les ennemis avant la fin du chargement, six voitures supplémentaires sont débloquées.

Un petit bonus rétro absolument génial.

Un gameplay arcade qui fonctionne… mais à petites doses

Malgré son contenu limité, Ridge Racer reste un jeu étonnamment agréable à jouer.

Sa prise en main est immédiate et les courses sont suffisamment intenses pour donner envie de recommencer plusieurs fois afin d’améliorer ses performances.

Le choix des voitures ajoute également un peu de variété. Certaines privilégient la vitesse pure, d’autres offrent une meilleure maniabilité. Les débutants préféreront généralement les modèles plus stables, tandis que les pilotes expérimentés pourront tenter les bolides les plus rapides.

Cependant, l’absence de mode deux joueurs et la présence d’un seul circuit finissent par se faire sentir. Le jeu est amusant, mais il se consomme plutôt par petites sessions, comme une borne d’arcade.

Heureusement, les épisodes suivants corrigeront largement ces défauts et feront de la série Ridge Racer une référence du jeu de course.

AVIS DE LA REDAC

Ridge Racer reste un jeu extrêmement important dans l’histoire du jeu vidéo. En tant que titre de lancement de la PlayStation, il démontrait parfaitement le potentiel de la console et offrait une expérience de course en 3D impressionnante pour l’époque. Son gameplay arcade fonctionne toujours aujourd’hui, et sa bande-son électronique reste particulièrement efficace. Mais son manque de contenu évident, avec un seul circuit et l’absence de multijoueur, empêche le jeu de rivaliser avec les épisodes suivants de la série. Un titre historique, agréable à redécouvrir… mais qui a clairement été dépassé par ses successeurs.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
90
%
Graphisme
70
%
Animation
78
%
Maniabilité
82
%
Interet
72
%
Son
90
%
Graphisme
70
%
Animation
78
%
Maniabilité
82
%
Interet
72
%
LES PLUS
  • Sensation de vitesse très réussie
  • Gameplay arcade simple et efficace
  • Bande-son électronique excellente
  • Mini-jeu Galaxian pendant les chargements
  • Fonction permettant d’écouter ses propres CD audio
LES MOINS
  • Fonction permettant d’écouter ses propres CD audio
  • Pas de mode deux joueurs
  • Graphismes qui ont mal vieilli
  • Contenu très limité
78
%
CA PASSE BIEN

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