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TEST : Scud Race – Le monstre d’arcade incroyable qui a fait trembler les salles Sega

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Le test de Scud Race a été réalisé sur borne d’arcade Sega Model 3.

Scud Race – Le monstre d’arcade qui a fait trembler les salles Sega

Dans l’histoire des jeux de course arcade, certains titres marquent leur époque à jamais. Scud Race, développé par AM2 chez Sega, fait clairement partie de cette catégorie. Sorti en 1996, le jeu débarque dans les salles d’arcade comme une véritable démonstration technologique. Pour beaucoup de joueurs, il s’agissait d’un successeur spirituel à Daytona USA, même si dans les faits, Scud Race n’était pas officiellement une suite. La vraie suite de Daytona arrivera plus tard avec Daytona USA 2.

Le nom SCUD signifie en réalité Sport Car Ultimate Drive, une appellation qui résume parfaitement la philosophie du jeu : vitesse extrême, supercars prestigieuses et circuits spectaculaires. Aux États-Unis, le jeu adopte d’ailleurs le nom Super GT, une appellation plus simple pour le marché occidental.

La première version du jeu tournait sur une borne gigantesque équipée d’un écran de 127 cm, et proposait déjà l’ensemble des circuits ainsi qu’une quarantaine de voitures. Par la suite, Sega adapta le jeu sur des bornes double écran de 73,7 cm, avec quelques ajustements de difficulté et un nombre de véhicules différent. Mais la version ultime reste Scud Race Plus, qui ajoutait notamment un circuit ovale baptisé Super Beginner et une série de véhicules complètement loufoques.

En maintenant le bouton Start lors de la sélection d’un véhicule, les joueurs pouvaient débloquer des voitures cachées totalement improbables : un tank, un bus AM2, une voiture-fusée, ou même… un chat. Un détail complètement délirant qui illustre bien l’esprit fun et décomplexé de l’arcade des années 90.

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Des circuits qui donnent le tournis

Côté contenu, Scud Race propose quatre circuits principaux qui correspondent chacun à un niveau de difficulté : Débutant, Moyen, Expert, auxquels s’ajoute le fameux Super Beginner dans la version Plus.

Chaque piste possède une identité visuelle forte et propose des environnements variés. Certaines courses se déroulent en plein jour, d’autres plongent les joueurs dans des courses nocturnes spectaculaires. Parmi les tracés les plus mémorables, Dolphin Tunnel, Twilight Airport, Mystery Ruins et Classic Castle restent gravés dans la mémoire des amateurs d’arcade.

Les circuits sont remplis de détails et de clins d’œil à l’univers Sega. Sur l’une des pistes, on traverse un immense pont avant de foncer à toute vitesse dans un paysage rocheux dominé par un gigantesque logo Sega Saturn tournant sur lui-même. Sur un autre mur menant vers un tunnel sous-marin, on peut même apercevoir Sonic dans une voiture de sport rouge.

La piste Mystery Ruins, correspondant au niveau Medium, reste probablement la plus spectaculaire. Elle débute face à un mur gigantesque, traverse des zones en feu et propose même un saut à travers un immense visage sculpté dans la roche. À l’époque, ces séquences donnaient véritablement l’impression de piloter dans un blockbuster interactif.

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Quatre supercars pour dompter la route

Pour se lancer dans ces courses endiablées, Scud Race propose quatre voitures emblématiques du monde automobile : la McLaren F1, la Dodge Viper, la Ferrari F40 et la Porsche 911.

Chaque véhicule possède son propre comportement sur la route. La Porsche 911 et la Dodge Viper sont généralement considérées comme les plus équilibrées, offrant une bonne combinaison entre vitesse et maniabilité. La Ferrari F40, plus nerveuse, demande une certaine maîtrise pour exploiter tout son potentiel.

Les joueurs les plus expérimentés peuvent également utiliser la boîte de vitesses manuelle, ce qui permet d’extraire un peu plus de puissance du moteur et d’améliorer les temps au tour.

Comme souvent avec les jeux développés par AM2, plusieurs angles de caméra sont disponibles pendant la course. Les joueurs peuvent ainsi choisir entre différentes vues afin d’adapter leur conduite à leurs préférences.

La version Scud Race Plus proposait également une séquence d’introduction mémorable. On y voyait une voiture de sport rouge traverser une ville à toute vitesse avant de passer à travers le Colisée de Rome, malgré les panneaux d’interdiction. Le monument finissait par s’effondrer dans une scène spectaculaire typique de l’exagération arcade des années 90.


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Une claque technique signée Model 3

Techniquement, Scud Race reposait sur la célèbre carte Sega Model 3 Step 1.5, l’une des plateformes d’arcade les plus puissantes de son époque.

Cette architecture permettait d’afficher une résolution de 496 × 384 pixels et de générer environ un million de polygones par seconde. Pour les joueurs de l’époque, le résultat était tout simplement bluffant. Les voitures étaient extrêmement détaillées et l’on pouvait même apercevoir le pilote à l’intérieur du véhicule tenant son volant.

Les circuits regorgeaient également d’animations spectaculaires. On pouvait voir des flammes, des bannières flottant dans le vent, des effets de lumière dynamiques et même des poissons nageant sous l’eau dans certaines sections.

Le jeu tournait à 60 images par seconde, une prouesse technique pour l’époque, qui garantissait une sensation de vitesse absolument grisante.

Il existait d’ailleurs des rumeurs selon lesquelles Scud Race aurait fonctionné sur Sega Saturn avec une cartouche d’extension similaire à celle utilisée pour Virtua Fighter 3. D’autres prototypes auraient également tourné sur Dreamcast, mais ces versions ne furent jamais commercialisées. Sega préféra finalement garder le jeu exclusif aux salles d’arcade.

Une ambiance sonore très arcade

La bande-son de Scud Race adopte un style musical très typique de l’arcade des années 90. Les morceaux comme Groovin’ Daylight, Flight In The Dark, Ancient Voice ou Breeze Of The Middle Ages mélangent des influences funk, électronique et rock.

Même si ces musiques ne sont peut-être pas aussi cultes que celles de Daytona USA ou Sega Rally, elles accompagnent parfaitement les courses et contribuent à l’énergie générale du jeu.

Les effets sonores sont également très réussis. Les moteurs rugissent avec puissance, les dérapages crissent sur l’asphalte et les collisions produisent des impacts convaincants.

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Un défi arcade qui demande de la pratique

Comme beaucoup de jeux d’arcade de cette époque, Scud Race ne se laisse pas dompter en une seule partie.

Pour réussir, il faut apprendre les circuits par cœur, comprendre le comportement de chaque voiture et anticiper les réactions des adversaires. Les premières courses peuvent être difficiles, mais avec un peu de pratique, les résultats commencent à s’améliorer.

Le retour de force du volant est particulièrement puissant, au point de mettre les bras à rude épreuve lors de longues sessions. Mais c’est aussi ce qui renforce l’immersion et donne l’impression de lutter réellement contre la machine.

Une fois les circuits maîtrisés, le véritable défi consiste à améliorer ses temps au tour. Et si l’on a la chance de réunir plusieurs bornes pour jouer à huit joueurs, l’expérience devient tout simplement exceptionnelle.

AVIS DE LA REDAC

Avec Scud Race, Sega AM2 signe l’un des jeux de course les plus impressionnants de la seconde moitié des années 90. Grâce à la puissance de la Model 3, le titre offrait une sensation de vitesse incroyable, des circuits spectaculaires et une réalisation technique qui faisait sensation dans les salles d’arcade. Même aujourd’hui, le jeu conserve un charme indéniable grâce à sa fluidité, son gameplay arcade efficace et ses circuits mémorables. Son seul véritable défaut reste finalement son absence sur console, qui a longtemps empêché de nombreux joueurs de découvrir ce bijou.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
85
%
Graphisme
95
%
Animation
98
%
Maniabilité
90
%
Interet
92
%
Son
85
%
Graphisme
95
%
Animation
98
%
Maniabilité
90
%
Interet
92
%
LES PLUS
  • Une réalisation technique impressionnante pour l’époque
  • Des circuits spectaculaires et très variés
  • Une fluidité parfaite à 60 images par seconde
  • Gameplay arcade immédiat et efficace
  • Véhicules secrets complètement délirants
LES MOINS
  • Jamais sorti officiellement sur console
  • Difficulté assez exigeante
  • Bande-son moins marquante que celle de Daytona USA
92
%
MEGAHIT DE LA REDAC

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