Shinobi: Art of Vengeance – Sega Villains DLC
a été testé sur PS5.
Shinobi: Art of Vengeance – Sega Villains DLC : Le retour des boss de légende
Il y a des retours qui sentent bon la cartouche 16 bits qu’on dépoussière un dimanche après-midi, et ce DLC de Shinobi : Art of Vengeance fait clairement partie de ceux-là. Avec cette extension baptisée SEGA Villains, Sega joue la carte du fan service intelligent en convoquant quelques figures emblématiques de son histoire, de Death Adder à Dr. Eggman, en passant par le charismatique Goro Majima. Sur le papier, l’idée est séduisante. Dans les faits, elle se révèle surtout être un prétexte à repousser encore un peu plus les limites d’un gameplay déjà redoutable.
Dès les premières minutes, on comprend que ce contenu supplémentaire ne fait pas dans la demi-mesure. Les cinq nouveaux niveaux proposés s’inscrivent dans la continuité directe du jeu de base, mais avec une ambition claire : pousser le joueur dans ses retranchements. Ici, pas question de promenade de santé. Chaque séquence devient un véritable test de réflexes, où la moindre erreur se paie cash. Et malgré une structure parfois très orientée combat, le plaisir reste immédiat, presque viscéral.
Une claque visuelle digne des plus belles heures de Sega
Visuellement, le titre confirme tout le bien que l’on pensait déjà de lui. L’animation est d’une fluidité impressionnante, donnant à chaque mouvement de Joe Musashi une précision chirurgicale. Les décors, eux, oscillent entre hommage assumé et réinterprétation moderne des univers traversés. Mention spéciale à certaines séquences inspirées de Like a Dragon, où les environnements urbains prennent une dimension presque irréelle, avec une direction artistique qui flirte avec le rêve éveillé.
Le travail sur les effets visuels mérite également d’être salué. Entre les impacts, les explosions et les techniques spéciales, l’écran ne reste jamais figé. Tout bouge, tout vit, dans un tourbillon maîtrisé qui rappelle les grandes heures de l’arcade. C’est beau, lisible, et surtout cohérent avec l’identité du jeu.
Un gameplay qui demande du skill, pas du hasard
Manette en main, le constat est sans appel : ce DLC s’adresse avant tout aux joueurs qui maîtrisent déjà les bases. Le gameplay, toujours aussi nerveux, gagne ici en exigence. Les enchaînements doivent être précis, les esquives parfaitement timées, et l’utilisation des compétences devient indispensable pour espérer survivre.
Les nouveaux boss incarnent parfaitement cette montée en difficulté. Chacun propose des patterns complexes, plusieurs phases et une vraie identité. Le combat contre Dr. Eggman, notamment, surprend par son intensité et sa mise en scène, là où celui face à Death Adder impressionne par sa puissance brute. Ce sont des affrontements mémorables, exigeants, mais terriblement satisfaisants une fois maîtrisés.
Une bande-son qui frappe juste, entre nostalgie et modernité
Côté audio, le jeu reste fidèle à lui-même avec une bande-son percutante, parfaitement en phase avec l’action. Les compositions accompagnent chaque combat avec énergie, renforçant la tension et l’intensité des affrontements. On sent une vraie volonté de rester dans un esprit rétro, tout en apportant une touche de modernité bienvenue.
Les effets sonores, eux aussi, participent à l’immersion. Chaque coup porté, chaque impact, chaque capacité déclenchée renforce la sensation de puissance. Rien n’est laissé au hasard, et l’ensemble contribue à créer une expérience sonore solide et efficace.
Un contenu solide, mais pas totalement irréprochable
Malgré ses nombreuses qualités, ce DLC n’est pas exempt de défauts. Le level design, par moments, manque un peu de variété. Les phases de combat, bien que maîtrisées, prennent parfois le pas sur les séquences de plateforme, qui se font plus discrètes qu’on aurait pu l’espérer.
Autre petit regret : l’exploitation du concept de crossover. Si les boss sont réussis, leurs univers respectifs restent finalement assez peu développés en dehors des affrontements. On aurait aimé explorer davantage ces mondes emblématiques, plutôt que de simplement les apercevoir en toile de fond.





