Les jeux River City se comptent véritablement par dizaines au pays du Soleil levant Par chez nous, seulement une demi-douzaine de titres sont vaguement connus. Cette licence recouvre un large panel de genres, allant des jeux de sport au beat ’em all en passant par les RPG plus traditionnels. Pour résumer rapidement, il s’agit des aventures de lycéens japonais dont le principal héros se nomme Kunio – d’où le nom original de la licence : ‘Kunio Kun’.
River City Saga Journey to the West
Dans cet article, nous allons présenter le dernier jeu en date sorti il y a quelques jours, River City Saga: Journey to the West.
L’ÉTERNEL ROI-SINGE
Comme son titre l’indique sans détour, il s’agit d’une relecture à la ‘Kunio’ du célèbre roman chinois « La Pérégrination vers l’Ouest » (qui fut à l’inspiration de nombreuses œuvres, dont Dragon Ball n’est pas des moindres…). Alors de fait, il s’agit en « vérité » d’une représentation théâtrale du mythe revisité par Kunio et ses amis lors d’un spectacle dans leur bahut (du moins c’est ce que l’on devine).
Si l’histoire est « respectée » dans les (très) grandes largeurs, très vite tout va partir en vrille et l’improvisation sera de mise dans un scénario qui va devenir sans queue ni tête (voyez un peu cela comme la pièce de théâtre « Robin des Bois, d’à peu près Alexandre Dumas », qui vit la création des ‘Robin des Bois’ justement dans les années 1990).
Cet épisode fait suite à « River City Saga: Three Kingdoms » qui lui revenait donc sur le récit des ‘Trois Royaumes’, autre histoire chinoise célèbre (Dynasty Warriors ne parle que de ça depuis une douzaine de jeux). Sauf que là où ce titre proposait une aventure dans un style ‘jeu de rôle’ plutôt classique, Journey to the West fait lui le choix étonnant du roguelite pur et dur.
L’aventure va principalement se découper en deux phases : les dialogues et les combats. Prévoyez une aspirine si vous n’aimez pas trop lire car le jeu est TRÈS bavard et enchaîne des dizaines de lignes de dialogues à chaque – nombreuse – conversation. Et tout en anglais au mieux, ou en japonais de base.
Lors de ces phases interminables de blabla, vous aurez la possibilité d’acheter du matériel et de l’équipement pour vos phases de combat. Veillez à bien vous préparer car ça ne va pas rigoler. Une fois paré, on se lance dans la bataille…
Ces dernières se déroulent toutes en arène, toutes plus ou moins similaires en taille et en agencement. Toutefois elles seront parfois garnies de pièges en tout genre ou bien d’obstacles bien envahissants. Mais le gros du problème viendra bien évidemment des hordes de vilains pas beaux qui viendront pour tenter de vous occire.
Ce sera alors à vous de vous défendre au mieux en vous servant de manière habile de vos capacités. Si de base vous ne possédez que quelques attaques sommaires (dont un bâton rouge qui peut varier en taille…) et d’un dash qui se révélera le mouvement le plus salutaire du jeu, très vite au fil des combats – et des victoires – vous allez cumuler beaucoup de possibilités qu’il sera à votre charge d’usiter de manière adaptée lors des prochaines batailles.
Dans la pratique, à chaque fin de combat, vous aurez le choix entre trois capacités à récolter, présentées de manière aléatoire – vous ne pouvez en prendre qu’une seule – ainsi qu’une bénédiction de la part d’un Dieu/Déesse. Votre personnage augmentera donc à chaque victoire pour finir par devenir une véritable bête de guerre.
COMBAT & PHILOSOPHIE
Visuellement, on reste dans la tradition de la série avec ses personnages tout en pixel. Cependant on regrette un peu que cela n’ait pas été modernisé dans le style plus qu’enjôleur des ‘River City Girls’. On se met à rêver de la splendeur graphique que cela aurait été avec cette ambiance chinoise antique…
Ce fameux voyage est divisé en quatre chapitres subdivisés chacun en une dizaine de batailles aussi courtes qu’intenses. Toutefois ce sont surtout les boss qui vous poseront difficulté. Heureusement vos capacités et bénédictions seront là pour vous aider à terrasser ces coriaces adversaires, à condition d’avoir bien su gérer vos possibilités de combinaisons, bien trop nombreuses pour être énumérées ici.
Ces nombreux choix seront d’ailleurs l’un des soucis du titre. En effet vous ne pourrez avoir qu’une vision objective de toutes les possibilités offertes à vous qu’après de nombreux essais et autant d’heures de jeu, le temps de tester tout ce qu’il est possible. Le côté positif de cela, c’est que la rejouabilité est énorme, chaque partie pouvant se jouer de manière très différente les unes des autres.
Mais c’est là qu’on en arrive au gros du problème. Journey to the West, bien que très pêchu, va très vite devenir d’une redondance plus que lassante, malgré sa durée de vie assez courte. Combat, dialogues, préparation aux combats. En boucle. Encore et encore. Ça passe à petites doses lors de courtes sessions, mais on ne passe pas des heures d’affilée sur une partie, c’est sûr.
D’aucuns pourraient reprocher également l’absence totale de mode multijoueur, y compris même à deux en local, ce qui, il est vrai, aurait apporté un vrai plus pour des parties endiablées en duo.






