18 Wheeler a été testé sur Dreamcast
18 Wheeler – Beau comme un camion !
Ah ! Les grands espaces américains… leurs longues routes qui s’étendent jusqu’à l’infini, ce ciel immense qui emplit l’espace, ces camionneurs qui avalent l’asphalte durant des jours entiers… Avec « 18 Wheeler – American Pro Trucker » (son titre complet), nous avons l’occasion de nous mettre dans la peau de l’un de ces baroudeurs au volant de son immense engin et de traverser les USA pour une course folle contre le temps.
Retour sur un must de fun et d’arcade.
GOOD MORNING, NEW YORK !!
Sega nous proposait en 1999 une superbe borne d’arcade qu’ils adaptèrent sur Dreamcast l’année suivante. Dans ce jeu – entre Out Run et Crazy Taxi pour faire vite –, nous devions livrer une cargaison sous un temps imparti, en faisant attention à ne pas abîmer la marchandise.
Avec ce titre, on replonge tête la première dans un style bien particulier du jeu vidéo : l’arcade. Avec ses couleurs qui claquent, ses musiques qui envoient du lourd, ses voix qui en imposent grave. Et « 18 Wheeler » joue à fond là-dessus sans le moindre doute. Oubliez les simulations à la Euro Truck Simulator, nous sommes ici dans l’exact inverse ! L’ambiance est euphorique, pêchue et peu importe la signalisation, on roule comme on veut. En clair, on est là pour s’amuser et rien d’autre (et dépenser ses petites piécettes, accessoirement).
Techniquement, c’est franchement plus qu’impressionnant, surtout pour un jeu de plus d’un quart de siècle. Alors oui la version arcade a de meilleurs graphismes de manière générale, mais le portage sur la dernière console de Sega n’a pas à rougir. Il y a certains fonds un peu moins détaillés et une distance d’affichage un peu (voire beaucoup) amoindrie, mais au global c’est vraiment une très belle adaptation.
De New York à Key West (Floride), de Dallas à Las Vegas… ce n’est rien de moins qu’une véritable traversée des États-Unis que nous convie ce 18 Wheeler. Attention toutefois, de par sa nature profonde, le titre ne se révèle pas bien long. Voir même, disons-le carrément, très court. Il ne vous faudra pas plus d’un quart d’heure pour boucler l’entièreté de l’ensemble des parcours.
Parce qu’en effet, seuls quatre parcours sont présents. Et se boucle chacun en moins de deux minutes. Cela ne signifie pas pour autant que le plaisir de jeu n’est pas là et surtout que vous parviendrez au générique de fin à chaque partie.
DALLAS, TON UNIVERS IMPITOYABLE
Au début de votre périple, vous avez le choix entre quatre personnages, chacun d’entre eux possédant son propre camion (plus un personnage bonus à débloquer). Ensuite c’est votre première course, entre New York et Key West. Comme déjà précisé, le parcours sera fortement réduit par rapport aux distances réelles, vu qu’ici vous n’avez qu’une minute quinze pour rejoindre la Floride (!).
Sur votre parcours, il faudra négocier avec les turpitudes habituelles d’un tel trajet : les déviations, la circulation omniprésente, les panneaux trop bas pour votre poids lourd… et surtout un ‘Rival’ bien agaçant qui fera tout pour vous griller la priorité sur la ligne d’arrivée.
Ce petit salopiaud n’hésitera pas à vous foncer dessus, vous faire des queues-de-poisson ou bien provoquer des accidents pour vous ralentir. Ce sera à vous de surmonter au mieux ces contretemps pour parvenir à votre point de destination avant la fin du compte à rebours.
Au passage, on précise que cette limite de temps ne vous laisse pas énormément de largesse, voire même pas du tout. Si le premier parcours accorde un brin de répit, dès la deuxième course la moindre seconde perdue pourra vous faire échouer la livraison.
Heureusement il existe des camionnettes de « Time Bonus » qui, lorsque vous les défoncez, vous octroient trois secondes supplémentaires sur le temps qui défile sans cesse. Il sera même parfois indispensable de détruire ces susdits véhicules si vous souhaitez parvenir soit au checkpoint de mi-parcours, soit à la ligne d’arrivée. On vous conseille donc fortement d’éviter de laisser filer ces précieux engins…
Une fois votre lieu de livraison atteint, votre résultat est calculé en fonction de votre performance : état du chargement, temps restant et si vous êtes arrivé avant ou après le rival. Ce total prend ici la forme simple et efficace de bons vieux dollars. Le but du jeu sera donc d’engranger le meilleur profit pour afficher fièrement votre nom en haut du tableau des scores.
À partir de la deuxième course, on vous propose le choix de votre chargement entre quelques marchandises. Celui-ci déterminera le niveau de difficulté de la livraison à venir. C’est là que la sélection de votre pilote au départ se révélera importante, car tous les camions n’ont pas la même force de poussée et donc certaines remorques seront bien compliquées à tirer pour certains d’entre eux lors de routes de montagne par exemple… Évidemment, plus la cargaison est difficile à gérer, plus vous amasserez d’argent au moment du paiement.
SAN FRANCISCO, OÙ ÊTES VOUS ?
La version console va apporter quelques modes supplémentaires à la version arcade originale. Tout d’abord il y a la possibilité non négligeable de pouvoir jouer à deux dans un mode Versus pas piqué des hannetons. Il s’agira d’un duel sur des circuits en boucle (il y en a quatre) où le but sera d’arriver premier au terme des trois tours.
Ce mode existe également pour les joueurs solo, baptisé ‘Score Attack’. Le concurrent sera alors le rituel rival (connu uniquement sous le surnom peu flatteur de « Lizard Trail »). Ces deux propositions de jeu avec ces camions qui se rentrent dedans sans ménagement rappellent pas mal le fameux (télé)film « Duel » de Steven Spielberg (oui dans le métrage il n’y en a qu’un seul de camion, on le sait bien).
Toutefois le meilleur ajout de notre point de vue, à la fois original et intéressant, sera le fameux mode ‘Parking’. Au volant de votre mastodonte à roulettes, vous devrez parvenir à vous garer correctement sur un emplacement prédéfini, là aussi sous un temps imparti. Ces épreuves qui interviennent déjà dans le jeu de base entre chaque livraison se voient ici développées pour donner différents parcours complets basés sur ce même principe.
Si les premiers parkings seront relativement simples, très vite la difficulté va s’élever et il ne faudra pas lambiner pour non seulement atteindre chaque emplacement mais également se garer dans l’espace prévu à cet effet. C’est dans cette épreuve franchement très sympathique que se démarqueront finalement les véritables guerriers de la route des apprentis à peine dignes de conduire des Fiat Multipla…






