Les vieux dessins animés du samedi matin avaient ce petit truc en plus : des couleurs partout, des héros qui rebondissent dans tous les sens et des aventures capables de partir complètement en vrille en quelques secondes. Zozo and the Lost Dreams semble vouloir retrouver cette recette, manette en main. Red Dunes Games et Agate présenteront le jeu au Tokyo Game Show, avec un platformer-Metroidvania qui mélange nostalgie, exploration et humour cartoon.
Au centre de cette drôle d’aventure, on retrouve Zozo, un garçon de 13 ans qui ne rêve que d’une chose : devenir un super-héros. Avec l’aide de sa voisine, la brillante mais complètement excentrique professeure Aisha, il met au point une machine capable de l’envoyer directement dans ses propres rêves. Le plan paraît génial jusqu’au jour où un mystérieux incident transforme le rêve en piège. Zozo se retrouve alors coincé dans cet univers et doit trouver un moyen de rentrer chez lui.
Le problème, c’est que les rêves de Zozo sont loin d’être des promenades de santé. Le jeune héros va traverser des mondes aussi colorés qu’imprévisibles, affronter des ennemis particulièrement étranges et relever une succession de défis avant de débloquer de nouvelles capacités. La progression repose sur les déplacements acrobatiques, l’exploration, les combats, les améliorations et la découverte de passages cachés. Et comme dans tout bon Metroidvania, certaines zones pourront être revisitées une fois de nouveaux pouvoirs obtenus.
Visuellement, Zozo and the Lost Dreams joue une carte assez originale en mélangeant des sprites en pixel art avec des environnements rasterisés. L’objectif est clairement de retrouver l’énergie exagérée des cartoons classiques tout en lui donnant une présentation plus moderne. Mais le plus amusant se trouve peut-être du côté des combats. Grâce au système de recul, frapper un ennemi peut le propulser contre un autre adversaire et provoquer une réaction en chaîne. Un peu comme si un flipper et une partie de bowling avaient décidé de régler leurs comptes au milieu d’un niveau !
Chaque monde onirique possède par ailleurs ses propres règles, ses personnages, son ambiance et ses surprises. Le jeu adopte une structure épisodique, chaque aventure pouvant fonctionner comme un épisode indépendant tout en faisant avancer une histoire plus importante. Agate veut même pousser le parallèle avec les cartoons jusqu’aux génériques d’ouverture et de fin, avec des chansons thématiques pour renforcer cette impression de regarder son dessin animé préféré… sauf que cette fois, c’est Zozo que l’on contrôle.
Les univers ont été conçus pour récompenser la curiosité, avec des routes secrètes, des personnages atypiques, des amitiés inattendues et des mystères qui se dévoilent progressivement. Le concept est porté par les idées créatives de Sultan Al Darmaki de Red Dunes Games, en collaboration avec Agate Studio. Au Tokyo Game Show, Zozo aura donc une nouvelle occasion de montrer qu’un voyage dans ses rêves peut rapidement tourner au grand huit. Et vu le programme, mieux vaut garder les yeux ouverts : dans ce monde-là, même les ennemis peuvent servir de projectile !

