Après plus de trente ans d’existence, BioWare reste l’un des noms les plus emblématiques du jeu de rôle vidéoludique. Le studio canadien a marqué des générations de joueurs avec ses univers et ses personnages, mais ses dernières productions ont sérieusement écorné sa réputation. Entre Mass Effect: Andromeda, Anthem et Dragon Age: The Veilguard, les difficultés se sont accumulées, alimentant les inquiétudes autour de son avenir.
Pour de nombreux fans, voir disparaître un tel nom serait un véritable coup dur. Sur Internet, les appels au sauvetage se multiplient : certains espèrent un rachat du studio, tandis que d’autres souhaitent surtout voir ses licences préservées. Le sujet a même dépassé le cercle des joueurs pour atteindre la sphère politique canadienne.
Avi Lewis, chef du Nouveau Parti démocratique du Canada, appelle désormais le gouvernement à soutenir les employés de BioWare dans une éventuelle opération de rachat. L’objectif serait de permettre aux développeurs de reprendre le contrôle de leur studio et de retrouver leur indépendance.
« Les développeurs de BioWare savent comment diriger le studio. Ils savent comment créer les jeux que nous aimons tous », a-t-il déclaré.
Cette prise de position repose sur l’idée que les équipes historiques seraient les mieux placées pour redonner un avenir au studio. Avi Lewis défend également une vision plus large de l’industrie canadienne du jeu vidéo : selon lui, le pays devrait pouvoir conserver le contrôle de ses grands studios en les confiant à des entreprises canadiennes plutôt qu’à des groupes étrangers.
Reste un obstacle majeur. Même si les développeurs parvenaient à reprendre les rênes de BioWare, les principales licences du studio appartiennent toujours à Electronic Arts. Un éventuel rachat ne garantirait donc pas automatiquement le droit de poursuivre les séries qui ont fait sa réputation.
La question dépasse ainsi le simple changement de propriétaire. Sans accord concernant ses franchises, BioWare pourrait se retrouver privé d’une grande partie de son patrimoine créatif, ce qui compliquerait considérablement son redémarrage.
Pour l’heure, aucune issue concrète n’est annoncée. L’appel d’Avi Lewis témoigne néanmoins de l’importance que conserve BioWare au Canada comme auprès des joueurs du monde entier. Reste à savoir si cette mobilisation politique pourra déboucher sur une solution réelle, ou si le studio devra continuer son aventure sous la tutelle d’Electronic Arts.
A Canadian political leader is calling for the government to help BioWare developers buy the studio from EA and run it themselves.
NDP leader Avi Lewis says the developers should get the first shot at taking control, with government support.
“The developers at BioWare know how to run the studio. They know how to make the games we all love.”
He also criticized corporate ownership, arguing that Canada should keep control of major game studios in Canadian hands.
— Pirat_Nation 🔴 (@Pirat_Nation) October 23, 2026

