Salut les acharnés de la manette !
On a bravé la foule de la Paris Games Week 2026 pour squatter le stand géant de Bandai Namco et poser nos mains moites sur la toute première démo jouable de Dragon Ball Xenoverse 3. Après des années d’attente interminable, de théories folles sur les forums et de silence radio de la part de l’éditeur, le digne héritier de la saga temporelle s’est enfin laissé approcher. La queue de trois heures dans les allées bondées du salon parisien en valait-elle la chandelle ?
Verdict à chaud : est-ce la claque ultime de la génération actuelle ou un simple recyclage paresseux de ses illustres aînés ? On fait le point complet sur nos premières impressions manette en main.
L’effet Waouh : La Next-Gen enfile son Dogi
La première chose qui saute instantanément aux yeux, c’est l’abandon enfin acté de la génération PS4 et Xbox One. Les chaînes du cross-gen sont brisées. Développé exclusivement pour PlayStation 5, Xbox Series et PC, le titre flatte immédiatement la rétine.
Le Dogi qui est, pour rappel, le nom japonais officiel de la tenue de combat traditionnelle utilisée dans les arts martiaux, comme le célèbre kimono orange et la ceinture bleue de Goku ,n’a jamais été aussi bien modélisé. Le rendu en cel-shading franchit un véritable cap technologique.
Les modélisations globales des personnages sont tout simplement superbes, affichant des expressions faciales bien plus dynamiques et vivantes qu’auparavant. Mais c’est surtout du côté des effets de lumière que le titre impressionne. Lors des transformations en Super Saiyan, les auras d’énergie irradient littéralement la pièce et font presque trembler l’écran de télévision.
La physique et la destruction des décors passent également un cap fort appréciable dans cet épisode. Voir un pan entier de montagne s’effondrer en temps réel après un Kamehameha mal ajusté, ou laisser un cratère fumant et permanent dans le sol après un impact violent, ça fait toujours son petit effet en termes d’immersion. Le gameplay s’est lui aussi grandement dynamisé. Les développeurs ont lorgné intelligemment du côté du système d’esquives rapides et des impacts percutants de Sparking! Zero, un petit clin d’œil qui fera plaisir à DCX. Le résultat donne des joutes aériennes beaucoup plus viscérales, nerveuses et satisfaisantes que par le passé.
Les Ombres au Tableau : Un arrière-goût de déjà-vu ?
Mais tout n’est pas tout rose au royaume du Kaïoshin le plus stylé de l’univers. Si le squelette technique global reste solide et l’orientation « MMO-lite » se montre particulièrement séduisante, quelques vieux démons de la franchise rôdent encore dans les parages. L’immense hub central situé au cœur de West City promet une immersion communautaire sans précédent, tout comme l’arrivée tant attendue de la race des Androïdes au sein du menu de customisation poussé de notre avatar.
Pourtant, dès que les combats s’intensifient, les vieux défauts structurels refont surface. La caméra a toujours cette fâcheuse tendance à s’affoler complètement dès que l’action frénétique se rapproche d’un relief, d’un bâtiment de la Capsule Corp ou d’une paroi rocheuse. De plus, le système de ciblage automatique en combat de groupe reste parfois très chaotique, passant d’un ennemi à un autre sans réelle logique apparente au milieu du chaos ambiant.
Plus inquiétant encore, cette version d’évaluation présentée à la PGW a laissé entrevoir de grosses scories techniques et des soucis de fluidité notables. Le frame-rate a subi de lourdes chutes, notamment lors des attaques combinées à plusieurs joueurs sur le même écran, où la débauche d’effets visuels semble mettre le moteur à genoux. C’est d’ailleurs ce manque évident d’optimisation à l’instant T qui a poussé sagement l’éditeur à repousser la sortie officielle du titre à l’horizon 2027, préférant peaufiner sa copie plutôt que de livrer un jeu instable.
Verdict :
Dragon Ball Xenoverse 3 a indéniablement le potentiel requis pour devenir l’expérience DBZ ultime sur le plan de la coopération tactique, de la fidélité visuelle et de l’immersion communautaire. Le contenu global s’annonce d’ores et déjà colossal avec des arcs temporels inédits revisités. Cependant, les développeurs ont encore un immense chantier d’optimisation devant eux pour stabiliser la fluidité et gommer définitivement les errances de la caméra. Un titre hyper prometteur pour tous les fans, mais qui a cruellement besoin de ces longs mois de développement supplémentaires pour ne pas rater son entrée dans l’arène et s’éviter ainsi un K.O. technique dès l’allumage.Attente : Très forte… mais sous haute surveillance !





