Un téléphone qui se met à vibrer lorsqu’un fantôme approche, des souvenirs qui prennent forme et un lycée qui devient progressivement méconnaissable… Signal Veil compte remettre le survival horror psychologique au goût du jour avec une esthétique directement inspirée des anime des années 90. Développé par Serafini Productions, le jeu est prévu en 2027 sur Nintendo Switch 2, PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC.
L’aventure suit Aki Mizuno, une adolescente confrontée à la disparition mystérieuse de sa mère. Aucun indice évident, aucune explication satisfaisante, si ce n’est un dernier cadeau laissé derrière elle : un téléphone portable doté de capacités surnaturelles. Ce qui pourrait passer pour un simple objet familial devient rapidement le principal outil d’Aki pour comprendre ce qui se déroule autour d’elle.
Direction Nishikawa High School, où les apparences vont rapidement voler en éclats. Le bâtiment semble d’abord parfaitement normal, mais des phénomènes étranges commencent à apparaître. Aki devra enquêter sur plusieurs disparitions tout en affrontant des créatures liées aux traumatismes et aux souvenirs enfouis. Au fil de ses recherches, elle découvrira également que cette histoire touche directement à son propre passé.
Le téléphone joue ici un rôle central. Ses vibrations, ses sons étranges et les interférences qu’il affiche permettent de repérer la présence d’entités spirituelles ou de souvenirs persistants. Il peut également signaler les zones corrompues et révéler certains indices invisibles à l’œil nu. Pas question de simplement avancer dans les couloirs en attendant qu’un monstre surgisse : il faudra observer ce qui nous entoure et apprendre à interpréter les réactions de l’appareil.
Les affrontements suivent d’ailleurs cette logique. Les créatures ne peuvent pas être attaquées directement tant qu’elles ne sont pas correctement exposées. Le flash du téléphone peut perturber certaines présences, tandis que d’autres devront être provoquées pour apparaître ou dévoiler leurs points faibles spirituels. Chaque rencontre demande donc de trouver le bon moment avant de pouvoir passer à l’offensive.
Et comme tout bon survival horror, les ressources seront loin d’être infinies. Médicaments, objets clés et armes mystiques devront être utilisés avec précaution. Aki devra également surveiller son état émotionnel, directement mis à mal par les événements traumatisants, les lieux corrompus et les créatures rencontrées.
Cette dimension psychologique pourrait justement devenir l’un des éléments les plus importants de Signal Veil. Plus Aki perd pied, plus sa perception du monde se déforme. L’environnement peut alors changer, tout comme le comportement des ennemis, brouillant encore davantage la frontière entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas.
Avec ses couloirs de lycée, son esthétique anime 90s et son utilisation plutôt originale du téléphone comme outil de survie, Signal Veil semble vouloir retrouver l’esprit des grands survival horrors psychologiques tout en ajoutant sa propre mécanique surnaturelle. Il faudra maintenant voir jusqu’où Nishikawa High School compte nous faire descendre dans ses secrets.

