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PREVIEW NEWS : BAYONETTA ORIGINS : CEREZA AND THE LOST DEMON

NOVE [Rédacteur]
Chercheur d'or en pépites rétro-indés

Las ! Me voici sorti trop rapidement d’une démo que j’attendais depuis sa preview. Le voyage fut bon mais alors vraiment court. Vraiment trop court… La preview en question ? Un simple teaser nous montrant notre sorcière avec Chouchou (Bayonetta 3) et son cortège d’interrogations. On sent que c’est Bayonetta … mais pas tout à fait… Vous me saisissez ? Mais oui ! Bien sûr que oui ! En bon fans, vous étiez informés et assurément, tout comme moi, fortement intrigués par la vidéo. Mais alors, que s’y passait-il, dans cette vidéo de Bayonetta Origins Cereza and the Lost Demon ?

Notre sorcière y apparaissait beaucoup plus jeune, le level-design se montrait différent (une vue de dessus façon 3d isométrique), avec un côté cartoon parfumé de cell-shading, et, avec ça, les mécaniques et le style du jeu semblaient prendre un chemin différent de ses ainés. De quoi piquer notre curiosité, vous ne croyez pas ?

Continuons par un quiz !

Vous avez aimez Bayonetta ?? « OUAIS!!!!!!!!!! », j’entends furieusement votre exaltation. Combos raaaaaaaaageurs à mitrailler les touches, dasher sur la horde d’ennemis, on voulait notre shoot d’adrénaline, encore et encore… 

« OUAIS!!!!!! » quel enthousiasme, je vous entends, et suis entièrement à vos côtés sur le sujet. Bayonetta 3 est peut être MA référence en la matière MAIS….Comment être clair sans être brutal…  Bon, vous voyez super Mario bros ? Ok ! Vous voyez super Mario kart ? Ok ! Alors quel est le point commun entre ces deux licences ? « MARIO!!!! » Oui, absolument ! … Et l’autre point commun ? Aïe ! On me susurre timidement « et bien c’est tout » et je vous réponds  » BRAVO!!!!!! VOUS AVEZ TOUT COMPRIS!!!! » : le seul point commun entre Bayonetta Origins et les autres titres de la licence est la protagoniste.

Le jeu s’adresse directement à un autre public, et nous découvrons ici une licence parallèle. MAIS, cela dit, me semble bien destiné à devenir une très grande licence, si suite il y a.

On récapitule, à part quelques réminiscences scénaristiques et le PNJ original, ce n’est plus Bayonetta telle que nous la connaissions. C’est un clin d’œil à la franchise mais nous entrons bel et bien dans un autre univers, bien plus proche de Lewis Caroll, Tim Burton et autres contes des frères Grimm qui ont peuplés notre enfance.

Oubliez les beat-them-up rageux et sous stéroïdes proposés par la licence, ici nous sommes dans une histoire comme les studios Ghibli savent nous les compter. L’atmosphère est contemplative, l’entrée en matière est comme la musique qui l’accompagne : douce et poétique.

Le pitch, je vous le partage, car la mise en scène de ces pages qui se tournent au gré de l’histoire m’a beaucoup trop interpellé.

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Regardez moi cette intro

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L’atmosphère me happe, que dis-je, m’ensorcèle. Le soin et l’attention portés à la réalisation et sa mise en scène sont particulièrement léchés. Comment pouvait-il en être autrement ? Bayonetta, depuis la Nintendo Switch, est devenue une figure emblématique du panthéon Nintendo.

Dans cette mouture, les intentions du géant japonais se font clairement sentir : séduire petits et grands. Et le pari est réussi ! Pour ce qui concerne l’approche, ce n’est plus la violence des prédécesseurs, ponctuée de phases survitaminées où le démon du jeu exige de nous combos, sacrifices et exécutions jusqu’à plus soif. Bayonetta Origins porte une certaine violence, certes, mais elle s’approche de celle du conte initiatique.

Vous y retrouverez le florilège thématique propre au style : le dépassement des peurs (qui a-t-il de l’autre coté de la forêt?), l’évocation des croyances léguées, le changement de condition et de statut social, LA rencontre qui confiera au héros sa quête avec son lot d’épreuves, mais aussi les apparats magiques et objets qui confèrent au héros des super pouvoirs (coucou Chouchou!!). Bref ! Cette aventure est un véritable conte vidéoludique.

Pour l’histoire et l’évolution du protagoniste, notre petite sorcière est placée sous l’hospice de Morgana, son ainée et mentor qui, derrière exigences et rudesse, se montre somme toute protectrice vis-à-vis de la petite orpheline. Les progrès doivent se faire ressentir et, en cela, Morgana ne lui fait aucun cadeau : son apprentie se doit de devenir une sorcière accomplie. Voilà pour le petit tour du pitch qui, je l’espère, vous aura convaincu de la justesse scénaristique du titre.

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Le charme des estampes… Wouaou !

Qu’en est-il du gameplay?

Point majeur et novateur de l’aventure, je me dois de vous l’aborder mais également le décrire. Vous commencez près d’un conventionnel point de sauvegarde et Morgana vous confiera quelques tâches, deux pour être exact, afin de vous familiariser avec les commandes. La première, plutôt simple, est dédiée aux actions contextuelles tandis que la deuxième vous apprendra la danse magique « pulsation ».

Cette chorégraphie, qui s’exécute comme un mini jeu de rythme, vous permettra d’interagir avec l’environnement. Vous aurez alors le choix d’exécuter le sortilège manuellement ou en mode automatique. La première approche vous demandera un certain timing, finalement pas si complexe et fortement recommandée, au vue de la difficulté plutôt fluette du jeu. Bien peu de temps après, Chouchou fera son entrée en scène. C’est sur ce point que le gameplay se démarque : pour vous faire un petit comparatif, j’ai trouvé beaucoup de ressemblance avec les jeux estampillés Ueda qu’avec le Bayonetta originel.

S’en dégage une atmosphère poétique, teintée d’une histoire originale, initiatique et surtout d’un gameplay cherchant la novation. Pour continuer l’analogie, les créations plus proches de Bayonetta Origins sont assurément Ico et Last Guardian, des jeux, que dis-je, des œuvres d’art, où l’interaction avec un PNJ est primordiale.

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Mais là où Bayonetta Origins se démarque, c’est qu’il n’est pas question ici de tenir compte dudit PNJ (et de comprendre comment entrer judicieusement en interaction avec lui), car vous en contrôlez régulièrement deux en même temps. De surcroit, chaque personnage secondaire est affublé d’une spécificité de gameplay ainsi que d’aptitudes propres et… d’un joycon ! Oui, vous avez bien lu, Cereza se manie via le joycon gauche et Chouchou via celui de droite ! Peut-être une facétie des développeurs afin de nous faire travailler les deux hémisphères en même temps !

Ce qui nous donne le sentiment, avec ce gameplay innovant, que le jeu renforce l’identité de la Nintendo Switch aussi bien du côté conceptuel que du hardware.

Mais revenons-en à nos moutons, le gameplay se montre réellement accrocheur et, contrairement à ce que j’ai pu entendre à droite et à gauche, ne souffre pas d’approximations. Ce jeu est une proposition contemplative, non une épreuve de vitesse, et, sans nul doute, on pourra dire qu’il manque de challenge : résoudre les énigmes, avancer lors des phases « action plateforme » ou encore affronter les ennemis vous demandera de réfléchir de façon ludique et dynamique sans que la difficulté ne se fasse sentir, du moins au stade de la démo, et c’est peut être là le gros point noir du jeu.

Ainsi, pour les mordus du skill et les gamers en mal de challenge, le déroulé du jeu et son gameplay, qui sont, certes, aux petits oignons, seront vite déçus par une difficulté totalement absente… Peut être comme Tearaway le fut à son époque : une aventure fabuleuse et onirique mais dont les « challengers » devaient s’abstenir d’en parcourir le monde.

Pour ma part, ce jeu m’a fait vibrer et donner envie d’en découvrir plus, de par sa réalisation magnifique et son gameplay novateur. C’est une invitation à entrer dans une forêt enchantée que je vous invite à rejoindre de toute urgence !

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