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TEST : River City Girls 2 – le retour des 2 nanas complètement tarées !

Yaeck [Rédacteur]
Je lis, je joue, je regarde. Puis j'écris. Et parfois, j'arrive même à être drôle.

Les Bad Girls de River City sont de retour ! Après un premier épisode aussi farfelu que punchy sous des oripeaux digne d’un magasin de bonbecs, nous retrouvons notre duo composé de la rouquine délurée Kyoko et de la brune blasée Misako pour la suite de leurs aventures dans les rues de la cité de la rivière. Allais-je retrouver cette ambiance si particulière à la virgule près ou bien le jeu allait-il améliorer la formule de base certes satisfaisante mais toutefois perfectible comme je le signalai dans mon article à l’époque ? Cela faisait partie des interrogations qui m’accompagnaient lorsque j’engageai ma partie de River City Girls 2

KUNIO KUN SPIRIT

Après une rapide introduction où l’on retrouve nos deux copines qui tentent de retourner en cours juste après les événements du jeu précédent et où elles se font virer comme des malpropres de leur bahut, c’est véritablement deux mois plus tard que débute l’aventure alors que les deux gamines glandouillent devant la console en squattant le canapé du salon dans la demeure de Kyoko et de sa maman.

Leur seule motivation pour sortir de leur léthargie est d’aller au magasin de jeux vidéo pour se procurer la suite de leur titre préféré qui vient de sortir. Mais cette simple quête ma foi fort banale va se compliquer dans des proportions démentielles dès lors qu’elles mettront le nez dehors.

À un point tel qu’elles finiront par devoir débarrasser la ville du Big Boss des yakuza du coin (ah oui quand même !). Heureusement pour les jeunes demoiselles elles auront cette fois l’aide de quelques amis pour mener à bien cette folle ambition…

Pour ce qui est du système de jeu global, on retrouve clairement ses marques: un Beat’m All énergique avec une variété d’attaques assez marquées mais très simple à sortir, jouable à un ou plusieurs joueurs. On avance dans les différents décors en tabassant tous ceux qui nous cherchent des noises avec parfois des zones « fermées » dans lesquelles il faudra terrasser des vagues d’adversaires sans se faire aplatir.

Et puis à chaque fin de niveau on tombera sur l’inévitable boss qu’il faudra mettre KO pour passer à la carte suivante. On pourra s’aider d’armes de fortune disséminées ici et là et qui aideront grandement à rendre notre espace sécure (genre des chaînes de métal, des espadons, des baguettes magiques, des bancs…). Chaque malandrin battu lâchera son argent de poche qui viendra alors garnir notre propre portefeuille (un compte commun pour toute l’équipe).

On trouvera sur notre parcours de nombreuses échoppes pour se restaurer ou des officines pour se procurer des produits de soins ainsi que des magasins fournissant des colifichets divers et variés apportant pour chacun d’entre eux une capacité en sus de celles de base (par exemple « dégâts + 10 % sur les adversaires masculins »).

La nourriture, les boissons et les soins seront stockables dans notre besace (jusqu’à 10 emplacements par personnage) ou bien consommables de suite. Les accessoires de mode eux sont gérables à partir du menu des objets, et ne peuvent être porté que par paires (ce qui oblige à faire des choix tactiques).

Disponible également, les dojos des « Double Dragon » en personne dans lesquels il sera de bon aloi de dépenser ses deniers durement acquis afin de compléter sa palette de mouvements.

Faisant également son retour, le système de recrue qui permet quand une canaille se rend lamentablement de l’embarquer avec soi jusqu’à recruter une autre de ces mauvaises graines. On pourra alors l’invoquer à n’importe quel moment pour un coup de main dans la bataille.

Voilà pour le gros du gameplay que l’on retrouve dans cette suite, cependant même si la base reste identique, il y a eu de nombreuses améliorations apportées dans tous ces domainesAméliorations extrêmement bénéfiques pour l’ensemble du jeu qui en devient encore plus plaisant à parcourir.

 VOIR PLUS LOIN

Et la première des améliorations viendra dans la composition même de l’équipe. On commencera avec les deux nénettes mais très rapidement les deux stars de la licence Kunio Kun les rejoindront, à savoir donc le fameux Kunio le beau gosse et son pote Riki le ténébreux.

À ce quatuor qui était en fait déjà disponible quand on terminait le premier opus viendront s’ajouter deux réelles nouvelles venues. Enfin ‘nouvelle’ ce n’est pas tout à fait vrai car les deux miss sont des visages déjà connus de l’univers « River ».

La première se nomme Provie et faisait sa première apparition dans River City Ransom: Underground (2017, ce n’est pas si vieux). Pratiquant un style de combat proche de la capoeira elle se révèle rapide et féroce.

La seconde est assez célèbre, et pour cause: il s’agit de Marian, qui est ni plus ni moins que celle qui se faisait kidnapper sans cesse dans tous les prologues de tous les Double Dragon (!). Et à force d’avoir pris des gnons dans le bidou, elle a fini par avoir des pectoraux en acier, développé par la suite par des cours de kickboxing.

J’avoue avoir été curieux de la tester, celle qui de pauvre victime est passée de l’autre côté de la barrière pour maraver ses anciens ravisseurs. Et j’ai eu un vrai coup de cœur pour elle, à la fois dans son look, son attitude et ses techniques de combat. C’est clairement la bourrine du groupe, mais avec une classe folle !

C’est donc avec cette team composée de six personnages que l’on parcourra l’aventure pour y tabasser des hordes infinies de vauriens.

Et l’espace alloué pour le faire a grandement été élargi dans cette suite, et pas qu’un peu ! Sans aller jusqu’à calculer au mètre près, je dirai que le titre est au bas mot un tiers plus grand que le premier, ce qui n’est pas rien.

On retrouve des environnements déjà traversés mais qui ont cependant évolué auxquels se greffent des zones inconnues que l’on découvre avec admiration tant elles sont aussi belles et féeriques que celles qu’on connaissait déjà.

Mention spéciale à la Forêt, qui entre brume et ambiance musicale éthérée offre un véritable moment de poésie lugubre. Sans parler de l’immense labyrinthe qui s’y cache et qui sera assez tordu à traverser. Clairement ma zone favorite de RCG2.

On trouvera également le laboratoire Technos ou bien un quartier pavillonnaire sans histoire parmi les nouveaux décors à parcourir.

Parmi les nombreuses améliorations, le fait que désormais les consommables redonnant de la vie (bouffe, boissons, médocs) vous gratifieront à leur première consommation de points spécifiques dans une des catégories de statistiques prédéfinis.

Par exemple manger un Burger vous donnera +10 en Agilité ou manger une glace vous octroiera de 5 points en chance. Un ajout qui améliore l’intérêt de ‘tout acheter’ dans les différents stores, et non plus juste de vider les stocks des produits les mieux optimisés.

Côté baston, vos coups seront beaucoup plus amples avec possibilité de nombreux combos aériens. Les enchaînements sont aussi bien plus long et efficaces, ce qui sera fort utile quand vous serez encerclés par toute une ribambelle de gaillards malvenus.

Si le casting s’est vu étoffer parmi les protagonistes c’est également le cas pour les antagonistes. Du roster déjà identifié viendront en renfort de nombreuses nouvelles têtes dont les « sorciers-hipsters » ne seront pas les moindres (leurs fichus projectiles… Grrr!).

J’en profite pour signifier que la présence de la magie ou autres merveilles du même genre seront bien plus présentes dans cet opus, même si nous n’en bénéficierons pas vraiment. Zombies, sorcières, pyromancie et tout ce genre de délire sont visiblement monnaie courante dans le patelin. Dommage qu’aucune de nos forces ne possède un tel don.

Pour revenir sur le système de recrues, identique dans les grandes lignes à ce qu’on trouvait dans le premier, il est possible désormais d’en ‘stocker’ une deuxième (en utilisant la deuxième gâchette). Mais en plus désormais certains PNJ, parfois issus d’autres titres de la foisonnante licence, proposeront leur service pour vous assister contre monnaies sonnantes et trébuchantes.

Il y a les mercenaires que vous croiserez sur votre chemin et d’autres à débloquer en effectuant des actions spéciales (trouver les artefacts cachés, collecter tous les objets de quêtes secondaires… ce genre de trucs). En faisant les comptes, il y a un sacré paquet de bras droit à dénicher pour compléter votre deck (oui, ce répertoire est toujours présent).

Malgré toutes ces améliorations fort bienvenues, la plus importante à mes yeux reste tout de même cette nouvelle possibilité de « Game Over »J’explique. Dans le premier jeu dès lors que vous mourriez vous recommenciez sur la même zone (écran) mais avec votre pactole largement amputé. Ce qui fait qu’il était assez ardu d’accumuler suffisamment de thunes pour devenir propriétaires des objets les plus chers – et bien entendu les plus avantageux.

Le deuxième épisode lui vous laisse le choix: soit vous utiliser le système à l’ancienne (perdre de l’argent mais reprendre au même point) soit vous garder votre pécule mais vous revenez en jeu à la dernière salle de sécurité que vous aurez fréquentée.

Salle de sécurité ? Késako ? Il s’agit d’une pièce où vous pourrez venir vous ressourcer grâce à une malle de stockage ou bien changer de personnage pour poursuivre votre violente épopée. La malle est une réserve que vous pourrez remplir à votre guise en fonction de vos achats et surtout y puiser au moment opportun des denrées nécessaires pour votre avancée (genre au hasard venir chercher des victuailles qui restaurent entièrement votre santé avant d’aller affronté un boss).

Vos compagnons seront aussi disponibles et vous aurez alors le choix de jouer avec n’importe lequel d’entre eux en le sélectionnant. D’autres options sont présentes dans cette salle mais restent anecdotiques, comme écouter les morceaux de musique débloqués sur le poste radio ou admirez vos dernières recrues acquises et qui patientent dans un coin.

Notez bien qu’il existe une salle de ce genre par zone de jeu et que leur présence amoindrie grandement la difficulté de River City GirlLa frustration de perdre une vie étant bien moins problématique qu’auparavant.

 CARRÉMENT ÉNERVANT

Alors que l’équipe de développement a su améliorer de nombreux points, il est incompréhensible à mes yeux qu’ils n’aient pas modifié ce qui reste le plus gros défaut de leurs jeux : la touche □ qui possède trop d’usages ! Je n’y croyais pas quand je commençai ma partie, ils n’ont pas modifié ce gros souci de jouabilité qui fait que sur une même touche se trouvent trois fonctions distinctes: frapper, changer de zones et ramasser les armes d’appoint.

Ce qui fait que oui quand vous êtes en bord de zone avec un objet à ramasser à vos pieds et un détrousseur qui approche, c’est au petit bonheur la chance pour savoir ce qui va se passer (il arrive même que la programmation débloque et vous fasse ramasser l’objet en boucle jusqu’à ce que vous vous preniez un bourre-pif bien mastoc qui va débloquer la situation, mais pas à votre avantage…).

Dans un tout autre registre, les quêtes annexes qui se sont multipliées mais qui ne sont pas véritablement indispensables.

On retrouvera une fois de plus l’inénarrable Godaï pour ses demandes toujours loufoques (pour ne pas dire ‘graveleuses’) mais désormais tout un tas d’autres petites missions certes sympathiques à réaliser mais qui n’apportent au final pas grand-chose d’autre que de la durée de vie supplémentaire dont on pourrait très bien se passer.

L’objectif de ces à-côtés est bien souvent d’obtenir en compensation de nos efforts une recrue ‘spéciale’, mais parfois je n’ai même pas vraiment compris l’intérêt de ces récompenses…

AVIS DE LA REDAC

Plus grand, plus beau, plus fort. Voilà qui pourrait résumer ce deuxième épisode de River City Girls. Reprenant la formule du premier tout en améliorant tous ses aspects, il procure une expérience vidéoludique encore plus satisfaisante (ou moins frustrante selon votre point de vue). Avec ses nouveaux personnages apportant du sang neuf ainsi que ces environnements plus vastes à découvrir - sans parler de tous les ajouts divers et variés - la Cité de la Rivière n’a jamais été aussi cool à parcourir. C’est donc avec le sourire que l’on savate sans y mettre les gants tous les boloss du coin et qu’on tabasse avec classe la caste des yakuzas tout du long de cette quête adorablement absurde et déjantée. Une suite qui comme le jeu d’origine se savoure comme un bonbon acidulé, mais avec plus de pétillance dans la recette. 

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
92
%
Graphisme
88
%
Animation
81
%
Maniabilité
85
%
Intérêt
87
%
Son
92
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Graphisme
88
%
Animation
81
%
Maniabilité
85
%
Intérêt
87
%
LES PLUS
  • Encore plus sublime que le premier
  • La Bande-son toujours aussi prenante
  • Trois fois plus d'espace de jeu !
  • et deux nouveaux personnages !
  • Le nouveau système de respawn
LES MOINS
  • Cette fichue touche carré multifonctions
  • Prenez garde à la garde !
  • Les mages bien agaçants...
87
%
OH QUE OUI !

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