O.yé, oyé les Gaulois, il est l’heure de retourner en 50 avant J.C., dans ce bon vieux village de buveurs de potion magique et de tabasseurs de Centurions.
Allez, je vais vous faire un petit test sur « Astérix et Obélix, Baffez-les tous ! 2 », sorti sur toutes les plateformes ce mois-ci, développé par Mr. Nutz Studio et édité par Microids. Comme je n’avais pas fait le premier, ce fut une découverte manette en main
Un tome de la saga à part entière
Comme pas mal de personnes, durant ma jeunesse, j’ai parcouru la bande dessinée de Goscinny et Uderzo, j’ai donc été très agréablement surpris dès les premières phases du jeu par le style BD très respectueux de l’œuvre originale, la colorimétrie accentuée, et la bande son, qui nous plonge totalement dans l’univers d’époque, comme si, enfant, vous tourniez les pages dans votre lit.
L’histoire nous raconte qu’Astérix et Obélix, flânant tranquillement dans leur village, sont rapidement abordés par « Goudurix » arrivant en furie et leur expliquant qu’il est poursuivi par une horde de Romains. Après une phase d’action courte, où nous allons assommer quelques envahisseurs, nous revenons au village pour plus d’explications.
Goudurix nous dit qu’il a été accusé à tort du vol de l’Aquila (l’aigle en or romain) et qu’ils avaient emprisonné son père « Océnonix » pour ce méfait. En nous donnant des informations pour remonter la piste du vrai voleur, notre duo de choc est prêt à résoudre ce mystère à grands coups de baffes sur 21 niveaux, et ils vont cheminer dans les forêts, collines, villes, villages, et campements romains jusqu’à Lutèce, croisant tous les personnages récurrents de la saga, les pirates, les voleurs, et autres femmes à fortes poitrines.
À la bagarre les Gaulois !
Alors, au niveau du gameplay, ça donne quoi ? Comme je vous l’ai dit plus haut, n’ayant pas joué au premier, la prise en main et l’action du jeu m’ont grandement fait penser à Astérix et Obélix sur arcade sorti en 92 par Konami.
On est clairement dans un bon beat them up, où les vagues d’ennemis s’enchaînent tout le long des niveaux, et comme son nom l’indique, il faut baffer tout ce qui bouge. Ce jeu peut être joué sur trois niveaux de difficulté selon votre envie, mais reste quand même très simple à jouer même en difficile. Les commandes se divisent en cinq actions : coup normal, coup fort, saut, parade et switch entre les deux personnages. Le fait de pouvoir changer entre Astérix et Obélix pendant les phases de jeu accentue la facilité, car si votre personnage est à court de vie, l’autre peut prendre le relais ! Et ne vous inquiétez pas, les tonneaux à casser pleins de cuisseaux de sangliers sont très régulièrement proposés pour nous remettre un bon coup de boost.
Chaque niveau comporte un boss de fin, qui, en quelques regards sur ses patterns, nous permettent très rapidement d’en venir à bout, et d’obtenir les informations sur le vil voleur de l’Aquila.
Un pouce levé aussi à Mr. Nutz Studio pour avoir offert la possibilité de jouer à deux en local sur la même console. Ça se fait rare maintenant, et je tiens à le signaler, car rien de tel que de pouvoir partager un bon jeu en duo à la maison en réel.
Par Toutatis, je ne vois plus rien !
Malgré l’immersion quasi complètement réussie au niveau graphique, sonore et du level-design, Astérix et Obélix Baffez-les tous ! 2, reste un foutoir visuel en phase de combat. Les légions d’adversaires déboulant des deux côtés, le tout agrémenté du fait que chaque coup donné déclenche une bulle de BD de type « Bimm » ou « Baam », fait que l’écran est complètement saturé, ce qui nous fait perdre notre personnage de vue en pleine action et malheureusement de la vie sans le savoir. La seule solution que j’ai trouvée, c’est de jouer un maximum avec Obélix, car sa forte corpulence se détecte mieux à l’écran. De plus, l’aspect redondant des combats et des ennemis au fur et à mesure que l’on avance dans le jeu fait qu’on s’ennuie rapidement. Personnellement, j’aurais aimé qu’on puisse, par exemple, avec les pièces récupérées tout au long du jeu, booster les capacités d’Astérix ou Obélix ou pouvoir acheter des combos et des enchaînements spectaculaires pour donner du pep’s au gameplay. Mais l’argent récupéré est juste là pour faire du scoring, ce qui est bien dommage.
Ah et, juste pour rire, j’aurais bien vu un mode Brutal Idefix !






