Cilla a été testé sur Xbox One/Series
Salut mes petits poulets, c’est Renard qui vous parle.
Et oui, fini les bronzettes près de la rivière à courir après quelques renardes, les tests reprennent au sein de Méga Force Magazine, et je viens de me faire tirer les oreilles.
Aujourd’hui, on va se plonger dans un style de jeu bien connu de tout le monde : j’ai nommé le shoot ’em up !
Qui n’a pas usé les boutons de sa manette ou secoué son joystick, comme s’il était seul sous ses draps en 95, avec une photo de Pamela Anderson ?
Rien qu’en évoquant ce pan vidéoludique, je repense à des jeux comme Gradius, Thunder Force, 1942, R-Type et l’épileptique DoDonPachi, qui ont dévoré mes jours et mes nuits de jeunesse. Alors, quand notre formidable et sexy rédacteur en chef (promis, j’arrête la vaseline) m’a proposé de tester un shoot dans un style néo-rétro, j’ai foncé tête baissée. Allez, mes petits gallinacés, mettez vos casques, sautez dans vos cockpits, je vous emmène dans l’univers de « CILLA ».
Encore un coup des extraterrestres
Avant de rentrer dans le vif du sujet, petit aparté sur la boîte de développement. Cilla a été conçu par Stamina Zero, une société de développement de jeux vidéo indépendante, fondée en Arménie en 2023. L’équipe est composée de cinq potes passionnés.
N’ayant pas encore entendu parler de cette nouvelle entreprise, je suis allé jeter un coup d’œil à leur catalogue, et on sent tout de suite l’amour du rétro suinter. Allez voir, j’avoue que leur Space Roguelike Adventure a titillé ma disquette.
Bref, alors, le pitch de Cilla, c’est quoi, Renard ? Dans un futur lointain, vous incarnez une soldate boostée par la technologie militaire, envoyée avec deux de ses collègues dans leurs vaisseaux pour affronter des hordes d’aliens menaçant notre bonne vieille planète bleue, tout cela sur une dizaine de niveaux.
Jusque-là, rien de nouveau au niveau scénario. On dirait un bon vieux pitch de jaquette de Master System, mais bon, ça reste du rétro, et comme on dit : « C’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes. » Pour ne pas oublier, tout ce petit carnage se passera sur Xbox One, Xbox Series X, PS4, PS5 et Switch.
Faites chauffer les canons
Dès le début du niveau, et tout au long du jeu, vous serez briefé par votre amiral en plan fixe pour exécuter les ordres de mission et passer aux niveaux suivants.
En termes de prise en main, Cilla est plutôt agréable. Vous pouvez jouer avec le stick analogique ou la croix directionnelle pour les puristes des consoles. Deux boutons d’action façon Mega Drive : un pour le tir et un autre pour activer les armes spéciales (protection, tirs, ou boost vital) que vous trouverez tout au long du jeu sur vos trajectoires.
Niveau graphismes, nous sommes en plein dans la nouvelle vague rétro, avec une colorimétrie changeante, accentuant l’immersion dans les niveaux. Un pixel-art lissé donne une sensation de fluidité très agréable pour les longues phases de jeu. Les décors ne vous causeront aucun dégât, contrairement à certains grands classiques du passé, et il n’y a pas de choix de difficulté : c’est le même niveau pour tout le monde.
La nostalgie ne rime pas toujours avec réussite
Alors, dis-nous, Mr Fox, il est où le hic ? Eh bien, pour être franc avec vous, Cilla est hyper répétitif. Les phases d’action sont toujours les mêmes, et le panel d’ennemis ne change jamais. Impossible d’améliorer votre vaisseau comme dans d’autres jeux du genre, en ramassant des items. Ici, ils ne durent que quelques secondes.
Le level design, comme son intensité, est redondant, avec à peine quelques décors qui varient sur la durée. Concernant la longueur du jeu, il vous faudra à peine une petite heure pour le terminer. On s’amuse autant qu’en conduisant sur l’A43 un soir d’hiver, en plus de leur bande-son rétro chill qui m’a presque plongé dans les bras de Morphée.




