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RETRO MEGADOSSIER : La Game Gear

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Elle est belle, elle est douce, elle est sombre, elle est élégante, elle est séduisante, elle est couleur, elle est portable, elle est indépendante, mais QUI, bon dieu ? Mais de qui parlez-vous donc de cette façon si charmante ? De la Game Gear mon brave, de la Game Gear. De la Game Gear ?

donc, comment vous n’allez pas me faire croire que vous ne connaissez pas la dernière-née des consoles de Sega? Euh, non, désolé… Bon allez, comme cette console est toute récente et n’est disponible dans toutes les grandes surfaces, Fnac, magasins spécialisés et spécialistes du jeu vidéo que depuis la fin du mois de juin, je vous pardonne. Mais pour que je ne vous reprenne plus en flagrant délit de faire le malin et de pas savoir toutes les choses essentielles sur cette fabuleuse machine issue des dernières innovations en matière de techniques ludiques, je vous conseille vivement de lire la suite de cet article. Vous allez apprendre tellement de choses sur cette extraordinaire console, que plus jamais. grands dieux, plus jamais vous ne serez le même.

Lancée au Japon vers la fin du mois de septembre où la Game Gear s’est vendue le premier jour de sa commercialisation à plus de 30 000 exemplaires, Virgin, le distributeur de Sega en France, met à la disposition du grand public la dernière-née des usines de la marque.

En débarrassant la petite bête de son emballage, la première chose qui surprend ce sont les dimensions de la machine. 106x210x38 mm, pour un système entièrement auto- nome (fonctionnant grâce à six piles de type AA), c’est bien peu. Ces dimensions réduites et son poids aussi très faible (570 g) sont les deux premiers avantages sérieux de la Game Gear, car ils en font la console idéale pour les voyages en train, en avion, en voiture, en sous-marin, en navette spatiale, en vaisseaux cosmiques, que sais-je encore. Dans votre sac de ville ou de plage, dans votre cartable ou votre sac de sport entre le survet et les baskets, elle se glisse et se faufile partout.

Eh dis, comment ça marche ?

C’est simple, ça marche presque tout seul, il n’y a qu’à insérer les piles et la cartouche dans leurs emplacements respectifs, c’est tout. Et hop, le tour est joué, l’éclate peut commencer. L’autonomie des piles est un peu courte, seulement trois heures, mais si jamais vous voulez la brancher sur une prise secteur, sur l’allume-cigare de la voiture, ou la connecter à sa batterie rechargeable, y a aucun problème, tous ces éléments peuvent venir s’ajouter à la version de base.

Vous en avez assez de jouer seul? Là encore la Game Gear est la réponse à tous vos problèmes, un câble permettant de relier deux machines entre elles sera bientôt commercialisé. Toutefois, cette option de jeu à deux vous obligera à posséder non seulement deux machines, mais également deux fois le même jeu. Plus fort encore, si vous voulez jouer à vélo en allant à la plage, là non plus vous n’aurez aucun problème puisqu’un système de miroir relié à une dynamo vous permet de voir la route tout en pédalant et en jouant. Non, allez, je vous fais marcher, jouer en conduisant c’est pour de la fausse, et surtout pour ça faudrait inventer une bécane qui roule et se dirige toute seule !

Quais, c’est vrai tout ça c’est joli, c’est clean, c’est classe, mais au niveau technique, de quoi est-elle capable?

Ahhhh, de quoi est-elle capable, de tout. Attendez je m’explique, parce qu’il faudrait pas que l’on se méprenne sur mes dires. Quand je dis de tout, je veux dire de tout ce qu’on peut trouver dans un jeu vidéo. Si on veut dans un jeu de tir déplacer de gros ennemis à l’écran tout en bougeant le décor de derrière pour que ça soit plus joli, la Game Gear est parfaitement capable de le faire. Si on veut se prendre la tête dans un jeu de réflexion, là encore c’est faisable. Si on veut s’éclater sec dans un jeu d’arcade (un jeu comme on en voit dans les cafés ou dans les salles de jeu), là encore je n’irai pas par quatre chemins, la Game Gear n’aura aucune difficulté à vous satisfaire. Tout cela est simple et est dû aux prouesses techniques utilisées par cette console. Mais je cause, je cause et je n’ai peut être pas entièrement répondu à la question, et si vous voulez des termes compliqués, vous allez en avoir, car de technique pure et dure nous allons parler.

La Game Gear est entièrement dirigée par un microprocesseur huit bits (le même que celui de la Master System, la sœur cadette des consoles Sega, juste après la Mega- drive) qui tourne à 3.58 Mhz. Bien que ce microprocesseur ne soit pas le plus performant, celui de la Mega Drive (16 bits, je vous le rappelle) l’est bien plus, ces performances lui permettent tout de même d’assurer d’excellentes capacités sonores et graphiques.

Tenez, par exemple, la Game Gear, bien que son écran LCD couleur rétro-éclairé (on peut jouer même la nuit contrairement à la Gameboy, l’autre console portable disponible sur le marché) de huit centimètres environ de diagonale ne soit pas bien grand par rapport à un téléviseur, il est quand même capable d’afficher une résolution de 160×146 points ce qui n’est pas négligeable et ce qui lui permet de donner libre cours à toute l’imagination créative graphique des programmeurs qui ne sont pas tributaires d’une résolution faible qui les contraindrait de trop. De plus, elle peut afficher plus de trente couleurs en même temps à l’écran, trente deux pour être précis, choisis dans une palette qui en contient 4096. Avec ça au moins les programmeurs de jeux ont le choix des armes et si ils veulent des dégradés de bleus, de jaunes ou de rouges, ils n’ont qu’à se servir, y a tout le choix possible.

Si pour les programmeurs ces capacités pour une machine de ce type (portable) sont un véritable régal, pour les joueurs là c’est la jouissance expresse et instantanée. Les yeux rivés sur l’écran, plus moyen de s’en décrocher, cette machine est hallucinante.. Vous voulez qu’on cause musique et son? Ouais, pas de problème là non plus (sauf peut-être pour les parents, qui ne supporteraient pas longtemps qu’on les dérange dans leur calme champêtre et bucolique), à l’arrière de l’appareil, juste au dessus de l’écran, une prise casque permet de prendre son pied en écoutant les musiques en stéréo sur cinq voies dont une voie pour les bruits et une seconde pour les effets spéciaux sans empiéter sur le territoire austère de celui des adultes.

Mais si vous n’avez pas de casque sous la main, une molette située à l’arrière de la machine, juste sous l’index permet de moduler l’intensité du son. Pratique et indispensable même lorsqu’en jouant la nuit sous les couvertures vous ne voulez pas affoler toute la maison, lors de vos combats épiques.

En ce concerne la mémoire, la Game Gear est capable de gérer des cartouches pouvant aller jusqu’à 4 méga-bits c’est-à-dire jusqu’à 512 kilo-octets, qui équivaut à plus d’un demi-million de caractères, ce qui pour une machine de cette taille est tout à fait génial. Allez, juste encore deux ou trois mots sur les capacités mémoire de la Game Gear. En interne, elle dispose d’une mémoire de 8 Kilo-bits (8Kb pour simplifier) et la mémoire écran, c’est-à-dire la place que la machine réserve pour gérer les images graphiques est de 16 Kb, soit 2 Ko. Un gros regret cependant, alors qu’au Japon, aux Etats-Unis et en Europe la Game Gear se verra d’entrée dotée d’un tuner permettant la réception des programmes télé, en France la commercialisation de ce produit novateur ne semble pas être prévue. Cette non-commercialisation est due au fait que la France est le seul pays d’Europe occidentale à avoir adopté le Secam comme système de télévision. mais peut-être qu’avec le temps, on aura la chance nous aussi de bénéficier de ce superbe gadget.

Et les jeux ?

Simultanément à la sortie de la Game Gear, six jeux seront tout de suite disponibles. Et attention, pas des moindres puisque bon nombre d’entre eux sont convertis directement des meilleurs hits dans les salles d’arcade. Ainsi, avec la Game Gear on aura la joie de s’éclater à des titres comme G-Loc, Wonder Boy, Super Monaco GP. Psychic World, Pengo. Mais ça fait que cinq titres ça, non? Oui, mais bien sûr, où avais-je la tête, en plein cœur d’une partie de Columns, bien sûr! J’avais oublié de vous en parler, Columns c’est le nom du jeu qui est livré dans la boîte lorsqu’on achète la Game Gear. Allez, comme on est sympa et que vous allez l’air d’être intéressé, un descriptif complet vous sera donné un peu plus loin. Evidemment, tous ces jeux sont dispos dès maintenant, en fait Sega pense distribuer pas moins de vingt titres d’ici à la fin de l’année. Parmi eux on retrouvera Mickey Mouse « Castle Of Illusion » dont le succès sur Master System et sur Megadrive n’est plus à prouver, Shinobi un jeu de combat dans lequel vous dirigez un ninja à travers une dizaine de lieux différents, Out Run une course de voiture magistralement orchestrée et un des plus grands hits des salles d’arcade de Sega.

Voilà vous voilà maintenant au fait de la chose, et lorsque je vous aurai dit que la Game Gear est disponible partout pour 990 francs avec Columns et que le prix moyen des jeux avoisine les 250 francs, vous ne pourrez plus résister à la tentation qui vous guette depuis le début de cet article, et comme c’est moi qui vous le dit, vous pouvez être certain de ne pas être déçu par cette machine hors du commun qui est, comme le sont toutes les bécanes de Sega, assurée d’un avenir florissant.

PSYCHIC WORLD

Dans le laboratoire secret du Dr Dknavik, où l’expérimentation animale bat son plein, une explosion soudaine se fit entendre. Les animaux mutants abasourdis par la détonation devinrent brusquement fous furieux et broyèrent leur cage dans lesquelles ils fussent enfermés puis enlevèrent l’assistante du Docteur, la belle et blonde Cécile. Tous les espoirs pour récupérer Cecile reposèrent sur les épaules de Lucia, sa sœur jumelle. Equipé par le Dr Knavik lui-même d’un ESP Booster et d’un Psy Canon (seule arme futuriste vraiment efficace contre les mutants en tous genres), vous devâtes diriger la belle Cécile dans un mon- de à en pétrifier même les plus ardents des aventuriers. La réussite de cette mission dépendit non seulement de la faculté que vous eussiez ayant avoir été (dans le futur) à trouver et à utiliser des pouvoirs sensoriels supplémentaires ainsi que de nouvelles armes disséminées un peu partout au cours des différents niveaux, mais aussi de l’expérience que vous aurez pu engranger devant tel ou tel adversaire.
Mêlant le jeu de recherche à l’action pure et dure, Psychic World est un jeu passionnant, vous entraînant dans un univers magique et insaisissable, où toute votre habilité vous

G-Loc Air Battle

Sur Game Gear, il n’y a pour l’instant qu’un seul et unique jeu combat aérien, et justement c’est G- Loc Air Battle. Tiré des bomes d’arcade où ce jeu avait reçu un réel succès de la part du public, G-Loc vous transportera dans le Cock-Pit d’un avion de chasse ultra-modene et ultrasophistiqué. En tant que chef d’escadrille, votre mission est de venir à bout des défenses ennemies en pénétrant leur territoire qui est terriblement bien défendu par des chasseurs FX-85, des chars anti-aériens MAI07 et par de gigantesques bateaux de guerre.

Vous avez le choix entre huit différentes missions, chacune contenant un objectif précis. Pour accéder à la demière mission, la plus difficile d’entre toutes, vous devrez au préalable achever avec succès chacune des missions précédentes. Et croyez-moi (c’est dingue le nombre de fois où je vous demande de me croire!) vous aurez besoin de toute l’expérience qui sera la vôtre pour parvenir au bout de la tache que l’on vous a confié.
Durant le jeu certains incidents comme une panne de fuel pourront survenir, pour pimenter encore un peu plus l’atmosphère de ce jeu. Un titre à ne manquer sous aucun prétexte!

WONDER BOY

C’est avec une certaine fierté nous vous présentons la version Game Gear de Wonder Boy, l’une des vedettes de la marque (qui mérite votre confiance, soit dit en passant). Repris par la plupart des autres compagnies pour leur jeu de plates-formes, le thème et surtout le réalisation de ce titre sont absolument géniaux. En fait, tout ce que vous avez à faire ici est de vous retrouver nez à nez avec l’infâme Empire de Drancon qui a eu la malencontreuse idée d’attirer vos foudres en enlevant votre jeune et jolie compagne.

Pour la retrouver il faudra franchir quatorze contrées différentes et combattre contre vingt-cinq types d’ennemis tous aussi habiles que tragiquement rusés. Mais de tout cela vous vous en fi- chez éperdument, puisque votre amour est pour l’instant du moins à jamais perdu. Pour améliorer vos performances en saut et en pouvoir de destruction devant les monstres surgissant de toutes parts, des op- tions comme des marteaux tout droit sortis de l’âge de pierre ou des cœurs permettant de reprendre un peu d’énergie perdue aux cours des combats achamés que vous aurez li- vré pourront se trouver sur votre chemin. D’une action haletante du début à la fin. Wonderboy est le jeu à posséder de toute urgence si vous êtes ou si vous allez devenir l’heureux possesseur d’une Game Gear.

SUPER MONACO GP

Yeux rivés sur la piste, moteur ronronnant prêt au départ, casque solidement attaché, mains sur le volant, votre tête est au départ à la limite de la surchauffe. Reconnaissez que la vie d’un coureur de grand prix de formule Un n’est pas un des métiers les plus reposants que l’on connaisse. Et pourtant dans Super Monaco GP, là encore un titre issu des bornes d’arcade, vous allez devoir affronter les meilleurs pilotes du monde, pour devenir l’un des leurs et pourquoi pas devenir le meilleur des meilleurs, le crack des cracks, the best of the best, bref, le champion du monde de formule Un. Un rêve? Non, avec super Monaco Grand Prix, une réalité. Mais pour que cette éventualité se concrétise, il ne faudra surtout pas décevoir les personnes qui comptent sur vous.

Pour parvenir à ce titre tant espéré, vous devrez participer aux seize circuits du véritable championnat du monde professionnel. Tel Alain Prost ou Ayrton Senna, il faudra naviguer entre les concurrents attardés, dépasser les 300 km/h pour rejoindre les plus rapides, assurer un maximum dans les courbes pour ne pas se vautrer lamentablement contre un panneau de signalisation ou de pub sur le bas-côté de la piste. Bref, pour être champion du monde il faudra être bon. Plus fort encore, si vous trouvez que les adversaires ne sont plus assez fort pour vous, ce dont je doute du moins durant la première semaine de jeu, vous pouvez en connectant deux Game Gear ensemble, jouer à deux simultanément! Un jeu exaltant au possible, qui vous fera palpiter de bout en bout.

COLUMNS

Livré en même temps que la Game Gear, Columns est le premier jeu que vous aurez sur cette machine, et sur ce coup-là, Mr La Palisse n’aura pas grand-chose à redire. Si vous êtes un mordu de la Megadrive ou de la Master System, Columns ne doit pas vous être un jeu inconnu, puisqu’issu de ces deux bécanes. A l’écran vous dirigez des barres qui tombent de haut en bas. Ces barres sont formées par trois types d’éléments (des fruits, des joyaux, ou encore par les quatre couleurs des jeux de cartes), le but de Columns est de déplacer les formes ci-dessus de manière à ce que lorsqu’elles sont installées, elles s’éliminent trois à trois dans n’importe quel sens, qu’il soit horizontal, vertical ou en diagonale. Grâce à plusieurs menus Vous pouvez déterminer certains paramètres comme la musique, la difficulté, le type d’éléments ainsi que l’objectif principal du jeu (faire le maximum de points, ou réussir à détruire un élément indiqué par la console). Ce jeu doté d’une action hyper-prenante est une véritable drogue. Une fois lancé, difficile de s’arrêter.

PENGO

Si une fois de plus je vous raconte que Pengo est issu d’une bome d’arcade, n’allez surtout pas dire que je radote, je risquerais de le prendre très mal! Bien qu’assez ancien, puisque Pengo est un jeu du début des années 80, il a sur Game Gear parfaitement sa place. En tant que défenseur des droits de la race pengouine, vous devrez aider Pengo à se sortir de la situation périlleuse dans laquelle il s’est lui-même fourré. Pour ce faire, il faudra le diriger dans un dédale de labyrinthes constitués de glaçons amovibles.

Pour éliminer ses poursuivants, qui au fil des tableaux deviennent de plus en plus difficiles à éviter, Pengo devra déplacer et balourder les blocs de glace sur les ennemis de manière à les coincer contre la paroi. Comportant un grand nombre de niveaux et égayé par de bonnes bandes sonores, Pengo est un des jeux les plus rigolos et les plus sympathiques de la Game Gear.

Article issu du numéro 1 Mega Force 1991

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