Farming simulator 25 a été testé sur PS5
Farming Simulator 25 : la simulation agricole à son plus haut niveau
La série Farming Simulator revient avec un nouvel opus qui promet toujours plus de réalisme et de possibilités pour les apprentis agriculteurs. Entre gestion pointue et plaisir de jeu, cette simulation saura-t-elle convaincre les néophytes comme les habitués de la franchise ?
Depuis toujours, la série Farming Simulator peut se targuer d’être le top en matière de simulation agricole. La nouvelle mouture 2025 continue-t-elle en ce sens ? Les nouveautés apportées suffiront-elles à contenter les fans de la première heure ?
Voyons tout de suite ce qu’il en est.
Mais avant toute chose, il est utile de préciser que si le jeu Farming Simulator 25 fait l’objet d’un test dans nos colonnes, c’est parce que le jeu est distribué par SEGA au pays du soleil levant, et vous connaissez notre amour inconditionnel pour la marque. Nous nous devions de le souligner.
L’amour est dans le pré
Il est vrai que le jeu arrive avec une pléthore de nouveautés et il va être difficile de pouvoir tout lister ici. Nous allons tâcher de voir les principales et vous laisser découvrir le reste par vous-mêmes.
Le jeu démarre par un choix d’options qu’il vous faudra prendre en compte si vous comptez progresser. Commencez par faire votre avatar en choisissant parmi quelques styles disponibles celui qui vous correspond le mieux. Viendra ensuite celui de la difficulté et, si vous êtes néophyte, mieux vaut commencer par le mode facile.
Le coté gestion étant très important dans Farming simulator 25 , vous aurez le choix de débuter avec un montant a définir et un prêt non obligatoire.
Coté scenario, ça va au plus simple (et ce n est pas le plus important) : vous allez retrouver Walter, votre grand-père, qui vous expliquera qu’il est fatigué et qu’il est temps pour vous de reprendre les rênes de la ferme familiale. Il vous expliquera les bases à connaitre absolument en matière d’agriculture, vous pourrez essayer quelques machines afin de comprendre les mécanismes tels que la moissonneuse batteuse ou manœuvrer avec les véhicules. Vous l’aurez compris, cette partie fait office de tutoriel pour bien débuter.
Petit point noir cependant : le tuto est bien trop court et une fois fini, vous allez vous retrouver seul et perdu devant l’immensité de la carte et vous ne saurez pas quoi faire ni où aller. Nous avons dû commencer par chercher et tâtonner à gauche à droite pour savoir quoi faire. Quelques informations bien utiles sont disponibles dans l’interface ou en vous approchant de l’icône qui se trouve près des centres d’intérêt.
Un gameplay riche en fibres
La gestion est au cœur de l’expérience de jeu et le système économique constitue une grosse partie du gameplay. Chaque décision que vous prendrez aura un impact positif ou négatif sur la santé financière de votre exploitation. L’achat et l’entretien du matériel nécessitent une planification rigoureuse et une grande attention.
Les cours des matières premières fluctuent selon l’offre et la demande ; vous devrez constamment surveiller les marchés pour vendre ou acheter au bon moment, et l’interface est très bien conçue pour ça.
Si les emprunts bancaires semblent être une bonne alternative pour avancer plus vite dans le jeu, il faut penser aux remboursements pour éviter la banqueroute. En tout cas, il existe une autre solution pour avoir un peu de revenus : c’est de diversifier vos activités, et il y a de quoi faire, par exemple en gérant vous-même vos chaines de production du début à la fin ou encore en procédant à des missions annexes à vos exploitations.
En effet, au-delà de l’agriculture en elle-même, il y a aussi l’élevage à prendre en compte, et les développeurs ont ajouté de nouvelles espèces comme le buffle, des cochons et des biquettes, entre autres. Comme mentionné un peu plus haut, la gestion de la production impliquera de vous occuper de vos vaches, de les traire, de mettre le lait en bouteille et soit le vendre vous-même à la ferme ou sur les marchés. Cela se passera comme ça pour toutes les espèces animales et il en est de même pour les cultures.
Des pommes, des poires et des scoubidous
Dans Farming Simulator 25, on fait la part belle à l’agriculture et Giants Software nous ont mis un maximum de variétés de légumes et autres céréales. La grosse nouveauté du titre est l’ajout du riz, amenant avec lui la Map asiatique, qui sera particulièrement propice à la culture avec des rizières en plateau, l’Amérique du Nord avec ses champs immenses et dégagés, et l’Europe centrale et ses étendues parsemée d’étangs et de rivières seront les trois nouvelles cartes.
On pourra noter également les nouveaux venus comme les épinards et les haricots verts.
Il vous faudra faire des rotations de cultures afin de préserver les terrains et d’obtenir des récoltes toujours plus rentables, prendre en compte l’irrigation et le drainage, mais aussi la fertilisation de celles-ci. Nous allons nous répéter, mais la gestion est ULTRA importante et intervient dans tous les secteurs. Après tout, c’est bien de cela dont il s’agit pour le grand bonheur des afficionados du genre. Si elle peut paraitre complexe au départ à cause du nombre d’informations très importantes à prendre en compte, elle n’en demeure pas moins accessible, même si vous n’avez pas l’habitude de ce genre de jeu. Après quelques heures de jeu, tout vous semblera plus simple.
You ‘re beautiful !
Le jeu nous offre la possibilité de commencer avec un corps de ferme existant ou bien de débuter votre partie avec un terrain nu et impliquera que vous devrez tout faire par vous-même. Aller chercher des briques à la maçonnerie du coin, mais également aller en forêt pour couper des arbres ; charger les troncs sur remorque pour en faire des planches ou des poutres pour les charpentes à la menuiserie.
Mais pour faire cela, vous aurez besoin de belles machines et Giants Software ont vu les choses en grand en apportant pas moins de 400 machines et équipements de 150 marques internationales de renom (CLAAS, John Deere, Kubota, Massey Ferguson, New Holland…) qui vous aideront dans vos activités d’agriculture. Vous trouverez forcément le tracteur de vos rêves, mais pas que, quelques véhicules tout-terrain de marque et des motos seront aussi de la partie.
Farming Simulator 25 offre la possibilité de vous faire assister par des ouvriers afin de mener à bien quelques tâches fastidieuses, vous permettant ainsi de faire autre chose pendant qu’ils travaillent pour vous. L’IA est très bien gérée, c’est un sans faute, elle s’en sort sans problème même sur des tâches que nous avons jugées complexes.
Puisqu’on est dans l’intelligence artificielle, parlons-en. À noter que celle-ci ne fera pas d’erreur lors de vos sorties pour vous rendre aux champs ou en ville. Elle saura s’adapter et prendra en compte la signalisation routière, par exemple les voitures marqueront les stops et vous éviteront sur les petites routes. C’est sympa de croiser des véhicules, cela apporte un peu de vie à la campagne.
Géant vert
Giants Software est à l’origine de son propre moteur de jeu, le Giants Engine, dont c’est la dixième version. Ce qui amène de nombreuses améliorations techniques, comme une meilleure gestion des ombres, de la météo dynamique ou encore du brouillard. Mais surtout, la déformation des terrains, avec un rendu particulièrement réaliste sur le passage des tracteurs, y compris dans les rizières avec des mouvements de l’eau vraiment réussis. En effet, il est agréable de partir tôt le matin et de voir le lever du soleil à travers la brume en roulant sur un chemin de terre se déformant sous vos roues et le reflet du soleil dans les flaques d’eau.
On ne peut que féliciter l’énorme travail apporté par les développeurs pour nous transporter dans un monde rural minutieusement reconstruit, tout y est ! Même les saisons sont présentes et voir la neige à l’écran vous donnera des frissons tant elle est bien retranscrite. Les mouvements de l’eau dans les rizières ont bénéficié d’un soin particulier et onduleront lentement derrière votre passage.
Des événements climatiques seront présents également comme des tornades, vous obligeant à prendre des précautions particulières, et le fait de devoir attendre après quelques jours de pluie que le sol devienne praticable au risque de rester embourbé dans celui-ci.
La lumière évolue de façon presque réelle au fil de la journée. L’attention apportée aux détails environnementaux est poussée à son maximum, le blé qui se couchera sous le vent, les différentes évolutions de la pousse des plantes et autres légumes. La poussière soulevée par le passage de vos machines. Tout est aux petits oignons.
Cependant, l’animation du personnage fait tache, par sa rigidité et ses mouvements en sont ridicules, ne serait-ce que pendant les sauts ! Qui saute comme ça dans la vie ? Et ses déplacements en mode caméra dont on ne ressens rien, même le bruit des pas est absent. Fort dommage. Quelques ratés sur les animations des bêtes sont à noter également.
Et ça fait chanter les oiseaux …
Du côté de l’ambiance sonore, les quelques musiques présentes se feront très discrètes, ici silence et quiétude sont de mise. Quelques chants d’oiseaux ici et là, le bruit du vent, les gouttes de pluie qui tombent sur les toits, voilà pour l’ambiance sonore. Cela facilite l’immersion, même si certains pourront trouver l’atmosphère pesante sans musique pendant vos longues journées de moissons.
Un bon jeu détente en somme. Nous y avons trouvé du plaisir, ce qui est rare de nos jours.











