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TEST : Double Dragon – La baston 8 bits qui déboîte tes manettes !

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Le jeu Double Dragon a été testé sur SEGA Master System.

Bienvenue dans les ruelles pixelisées de la fin des années 80, là où les frangins aux poings d’acier nettoient la ville à coups de tatanes. Sorti sur borne d’arcade en 1987, Double Dragon débarque l’année suivante sur consoles.

Et là, attention, c’est le choc des versions : NES vs Master System. Si beaucoup se souviennent avec nostalgie de la version Nintendo sortie en 1988, la mouture Master System de SEGA, lancée la même année, joue une partition très différente — et parfois bien plus fidèle à l’esprit arcade.

Dans Double Dragon sur Master System, l’histoire est simple, mais efficace : la copine de ton frère s’est fait kidnapper par la redoutable Black Warriors Gang. Et devine quoi ? C’est à toi de jouer les héros pour la sauver. Classique, mais on ne vient pas chercher de la complexité scénaristique dans ce genre de beat’em up arcade, on veut du fun, de l’action, du défi.

Cette version Master System est un portage très fidèle du jeu arcade original, mais elle garde ses petites particularités qui font tout le charme du titre. Par exemple, dans d’autres versions comme sur NES, l’histoire et les persos changent parfois complètement, avec des retournements de situation un peu fous, mais ici, on reste dans du traditionnel : Billy et Jimmy Lee, et leurs coups bien placés.

Le reproche majeur fait à la version NES ? Elle ne permettait pas de jouer à deux simultanément. Oui, tu lis bien. Un jeu qui s’appelle Double Dragon… sans duo ! La version NES proposait une alternance entre les joueurs, façon « passe-moi la manette quand je meurs », tandis que la version Master System balance direct le coopératif en simultané, comme à la salle.

Et ça, c’est un game changer. Frères, cousins, voisins : tout le monde pouvait cogner ensemble à l’écran, comme dans les rêves les plus fous des mercredis après-midi.

Le gameplay de Double Dragon est dans la pure tradition du beat’em up à l’ancienne : tu as des coups de poing, des coups de pied, tu sautes, tu te déplaces à gauche, à droite, mais surtout tu te prépares à une difficulté bien corsée. Ce n’est pas un jeu tu fais n’importe quoi et tu avances tranquille.

Non, chaque ennemi demande de la stratégie, de la patience et un timing précis. Tu vas affronter une ribambelle d’adversaires bien connus, comme les Lindas, Williams, Ropers, et surtout Abobo, la montagne de muscles et de pierres qui peut te sortir du ring en deux secondes.

Le mode deux joueurs est indispensable si tu veux survivre plus de quelques niveaux. Seul, c’est un vrai challenge de ninja urbain. En coop, tu peux répartir les ennemis, combiner tes attaques, et c’est que le jeu décolle vraiment.

Mais le gameplay ne se limite pas à taper bêtement. Le jeu propose aussi un aspect fun et foufou avec des armes à ramasser : dynamite, couteaux, battes de baseball, barils métalliques… La vraie folie, c’est que tu peux balancer ces objets sur les ennemis ou même les forcer à s’entre-tuer en jetant une arme juste devant eux. Un vrai jeu d’adresse dans la baston !

Et le petit plus nostalgique, c’est la présence d’une boîte « SEGA » dans certains niveaux, que tu peux soulever et balancer. Un clin d’œil rigolo qui te rappelle que tu joues sur une console mythique — et oui, tu peux même casser une boîte Sonic ou Fantasy Zone, c’est la classe.

Graphiquement, ce portage Master System est surprenant. Exit les pixels grossiers et ternes, ici les sprites sont ombrés avec soin, ce qui donne un rendu presque « 16-bit » dans l’âme. C’est fluide, les animations sont correctes, et le style visuel est bien marqué, ce qui aide à s’immerger dans ce monde de baston urbaine.

Les décors, quant à eux, sont plutôt riches pour la machine : murs de pierre, statues piégeuses, affiches mystérieuses (comme ce poster BBC dans le premier niveau — oui, on se demande encore ce qu’il fout là !).

Ces éléments ne sont pas juste décoratifs, certains peuvent même te faire trébucher ou te piquer, ce qui ajoute un côté « attention tu mets les pieds » bienvenu. Bref, une vraie réussite technique qui donne envie de continuer.

Côté audio, c’est un peu plus mitigé. Les musiques restent dans le classique chiptune, avec des mélodies simples et répétitives, qui ne marquent pas forcément les esprits, mais qui restent efficaces pour te plonger dans l’ambiance arcade. Les effets sonores des coups sont répétitifs, et on aurait aimé un peu plus de variété pour ne pas perdre le rythme.

Un détail assez étrange, c’est le jingle joyeux qui retentit quand tu tues un ennemi — un peu bizarre pour un jeu de baston, on s’attendrait plutôt à un grognement ou un bruitage plus « dur ». Mais au final, ça fait partie du charme old school, et ça ne gâche pas l’expérience. Pas de violons dramatiques, juste des bips et des boum-boum. Il faut savoir apprécier ce côté rétro très typique de la console.

Ah, les contrôles, le nerf de la guerre. Ici, Sega n’a pas optimisé la prise en main comme on l’aurait souhaité. Le pad rond de la Master System n’aide pas vraiment à la précision des déplacements, surtout quand il faut bouger en diagonale, même si cette option est là.

Le vrai souci, c’est pour les combos, notamment le saut-coup de pied qui nécessite d’appuyer simultanément sur les boutons 1 et 2 — souvent capricieux, ça peut vite te faire rager quand ton perso refuse de sauter comme tu veux. Les attaques manquent aussi un peu de fluidité, et tu vas souvent taper dans le vide, ce qui pimente la difficulté mais peut aussi frustrer.

Bref, un gameplay un peu rigide qui retire un peu de la magie arcade, mais on s’y fait… ou pas !

Ce jeu, c’est un peu une addiction nostalgique. Tu le ressortiras régulièrement, histoire de te rappeler les joies (et les galères) de l’époque. Le hic, c’est que la difficulté parfois punitive et la répétition des niveaux peuvent finir par lasser.

Tu vas te retrouver à refaire plusieurs fois le même stage, à mourir sur ce boss qui te bloque depuis des semaines, mais tu reviendras quand même, un peu maso sur les bords, parce que le plaisir de la baston est là. Les sensations sont authentiques, et même si tu n’arrives pas à finir le jeu, tu auras passé de bons moments avec, et la coopération deux joueurs rallonge d’ailleurs considérablement la durée de vie.

Si tu compares les versions, la NES propose une approche plus lente et plus stratégique, avec son système de niveaux et d’amélioration des compétences, mais elle souffre de l’absence de coopératif.

La Master System, elle, privilégie la rapidité et l’accessibilité, avec une action à deux joueurs en simultané, des graphismes améliorés et une ambiance plus fidèle à l’arcade. Les fans de coopération et d’action pure s’orienteront naturellement vers cette version SEGA, qui brille par sa dynamique à deux et son approche plus immersive.

Quant à la version NES, elle pourra séduire ceux qui aiment les défis solo, mais l’absence de coopération la place loin derrière en comparaison. À choisir ? Master System, sans hésiter.

AVIS DE LA REDAC

Double Dragon sur Master System n’est pas un jeu parfait, loin de là. Il est dur, parfois frustrant, avec des contrôles un peu raides et une bande-son qui n’emballe pas forcément. Mais c’est aussi une expérience authentique, avec un gameplay solide, des graphismes qui tiennent la route et une ambiance typique des années 90 qui fait chaud au cœur des nostalgiques. Si tu aimes les beat’em ups et que tu veux un défi, fonce les yeux fermés, ce titre est une pierre angulaire du genre. Et même si tu ne finis jamais le jeu, tu t’amuseras comme un fou à chaque partie.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Graphisme
80
%
Son
70
%
Animation
75
%
Maniabilité
70
%
Interet
85
%
Graphisme
80
%
Son
70
%
Animation
75
%
Maniabilité
70
%
Interet
85
%
LES PLUS
  • Mode coopératif à 2 joueurs, bien meilleur que sur NES
  • Gameplay immédiat et nerveux, proche de l’arcade
  • Graphismes et animations plus fluides
  • Ambiance rétro, fidèle à l’esprit de l’arcade
LES MOINS
  • Phases de saut imprécises
  • Bandes-son et bruitages un peu limités
  • Quelques ralentissements dans les zones à plusieurs ennemis
76
%
CA PASSE BIEN

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