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Preview News : Kirito The Game : des pixels et des tatanes

RINCEVENT [Rédacteur]
Créature 100% pur beurre a la plume parfois maladroite mais toujours sincère et dont la traversée des années 80/90 en compagnie de Sega et Dorothée n'est pas sans conséquences... On a la culture qu'on mérite !!

Cette preview de Kirito The Game est basée sur la démo disponible gratuitement en cliquant sur ce lien.Title Screen e1758714408114

Kirito The Game

Marre des jeux AAA plus décevants que mémorables ?

Marre des productions copiées/collées sans âme ?

Marre des remasters fainéants sans ambitions ?

Envie de retrouver la banane manette en main ?

Alors ouvrez les portes de la scène Homebrew !!

Pour les deux du fonds qui se sont endormis pendant le dernier Nintendo Direct (NdR : et on ne peut pas leur reprocher), la scène homebrew regroupe des personnes de tous horizons qui ont décidé de continuer à faire vivre les bonnes vieilles consoles de notre enfance au travers de productions inédites et originales.

Et il faut bien avouer que les machines de Sega sont parmi les plus gâtées et plus particulièrement la Megadrive. En effet, la création du kit de développement SGDK, créé par Stéphane Dallongeville, a grandement participé au retour en force de la 16 bits qui a vu (presque) naître le hérisson bleu.

The Cursed Knight (TCK), Paprium (NdR : laissons de côté un instant les déboires de son créateur s’il vous plait), ou encore le tout récent Earthion créé entre autres par le célèbre Yuzo Koshiro… la liste est longue et s’étoffe de plus en plus pour le plus grand bonheur des rétrogamers et tous les amoureux du pixel.

Kirito The Game s’inscrit en plein dans cette mouvance. Prévu pour fin 2025 et fort d’un Kickstarter plus que réussi, ce beat’em up se veut être le résultat d’un créateur qui réalise un rêve de gosse, créer son propre jeu. Mais c’est aussi la tentative de réveiller le gosse qui sommeille en chacun de nous. Ce gosse dont les yeux brillaient lorsqu’il a donné, manette en main, ses premiers coups de tatanes dans Street of Rage, assis juste devant la télé cathodique familiale et envouté par cette musique à jamais gravée dans nos mémoires.

Il était une fois…on s’en fout !!

Loin des scénarios maladroitement alambiqués des productions beaucoup trop boursouflées par l’argent, Kirito The Game, c’est d’abord une histoire simple, narrée en début de partie au travers d’une série d’images fixes comme à la bonne époque.

Intro e1758714369718

Après s’être vengé de youtubeurs (toute ressemblance avec des youtubeurs réels est parfaitement volontaire et assumée) jaloux de son succès, Kirito est victime d’un cambriolage de son appartement doublé d’un appel de sa fiancée en détresse. Le reste, c’est à nous, joueurs, de l’écrire avec poings, pieds et surtout fracas.

Après un tutoriel rappelant furieusement les écrans « how to play » qui nous accueillaient sur la Néo Géo, nous voilà aux commandes du boxeur à sweat jaune dans une rue crasseuse, balayée par une pluie battante et grouillant de malandrins prêts à servir de punching ball pour échauffer nos gants rouges flamboyants.

Tuto e1758714434935

Péter des bouches, oui, mais avec classe s’il vous plait !

La première chose qui frappe dans Kirito The Game, au-delà de la référence évidente de l’environnement, est l’aspect graphique. Cyberru, créateur principal du jeu, est avant tout un dessinateur et ça se voit ! Les couleurs à l’écran pètent la rétine malgré la « clauquitude » des lieux et fourmillent de mille détails capables de détourner notre regard de l’action si on y prête trop attention.

Les personnages ne sont pas en reste non plus d’ailleurs : ils regorgent de détails sur leurs vêtements et vont jusqu’à offrir des expressions faciales impeccables, surtout au vu des restrictions techniques qu’impose une production tournant sur un système qui soufflera bientôt ses 40 bougies.

Chaque élément est détouré par un contour noir, façon Comix Zone pour accentuer le côté BD à l’américaine, tout comme le fait que Kirito nous fera ponctuellement part de ses pensées au travers de bulles. Il ne manquerait plus que les onomatopées façon Batman (la série des années 60) pour parfaire le tableau !!

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Bien entendu, l’animation de Kirito The Game a bénéficié de tout autant de soin pour donner vie à tout ce petit monde. Et le résultat est d’autant plus impressionnant quand on voit le nombre de sprites présents simultanément à l’écran. Un vrai miracle technique que ne renieraient pas les plus grands bidouilleurs des entrailles de la pourfendeuse de Super Nintendo.

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Je mets les pieds où je veux !

La seconde chose qui frappe quand on met les pieds dans la gueule  Kirito The Game, c’est la multitude de références sur lesquelles s’appuie l’ambiance générale du jeu. Si Streets of Rage apparait comme l’évidence même, les hommages aux monuments de la culture vidéoludique et même populaire sont légion.

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Entre les panneaux publicitaires aux couleurs de TCK, les malfrats cosplayés en Sailor Moon ridicules, le bus à l’intérieur disproportionné tel le métro de Final Fight ou encore la présence d’un Jean-Claude Van Damme de la grande époque vêtu de son plus sémillant marcel… le spectacle qui s’offre à nos yeux est aussi réjouissant pour le joueur que pour le spectateur.

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L’aspect audio n’est pas en reste non plus d’ailleurs. Les musiques, réalisées par le DJ belge Requin Visqueux, reprennent les sonorités métalliques typiques de la Mégadrive et contribuent à renforcer l’ambiance 90′ chère à toutes les oreilles des fans de Sega. Et même les bruitages ont ce petit quelque chose qui nous fait dire : « J’ai déjà entendu ce son quelque part », sans pour autant qu’on puisse mettre le doigt dessus.

Grâce à cette générosité visuelle et sonore, progresser au fil des niveaux est un véritable plaisir de tous les instants, tant les références présentes ne peuvent laisser indifférents. Et surtout, les petits frères, condamnés à rester passifs devant les (non)performances de leur ainé qui leur a perfidement donné une manette débranchée (ou cassée) pour leur faire croire qu’ils jouaient, en auront aussi pour leur argent. Merci pour eux !!

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Mais, pas de méprise, cette abondance de coups de coude dans les côtes ne signifie en rien que Kirito The Game plagie honteusement ses maîtres à penser. Au contraire !! Toutes ces références sont parfaitement digérées et s’intègrent judicieusement dans l’univers imaginé par l’équipe de Thulfared Production pour créer un tout unique assumant une identité propre. L’équilibre entre hommage et plagiat est maintenu avec autant de talent que dans le magistral Fight’n Rage.

Easy to learn, hard to master !

La troisième chose qui frappe dans Kirito The Game (et oui, encore ^^), et bien ce sont les adversaires.

BORDEL MAIS QU’EST-CE QU’ILS COGNENT DUR !!!

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Kirito a beau s’être entrainé parmi les plus grands combattants japonais, ses ennemis seront sans pitié dès les premiers affrontements et ne lui laisseront aucune chance, surtout quand ils s’y mettent en groupe. Avertissement donc aux fans d’autocombos et autres QTE ultradirigistes : ce jeu est avant tout fait pour que vos doigts ressentent l’expérience aussi bien que votre esprit.

La panoplie de mouvements est simple, voire restreinte, mais va à l’essentiel. Et pas d’inquiétude, le game design a été savamment peaufiné pour que vous puissiez vous sortir de toutes les situations, pour peu que vous n’ayez pas les doigts ankylosés par trop d’assistances qui gangrènent les jeux modernes.

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Manette Mégadrive oblige, trois boutons suffisent !  Un bouton de frappe/attraper les objets, un bouton de saut, un bouton pour déclencher une attaque puissante. Deux pressions sur une direction pour courir (gauche ou droite) ou pour esquiver (haut ou bas). Bien sûr, il est possible de choper un vilain pour le martyriser comme il se doit, mais il faudra pour cela s’approcher suffisamment au risque de se prendre de très punitives mandales.

Heureusement quelques produits issus de la junk food (bel exemple pour la jeunesse) sont disséminés ici et là pour revigorer votre barre de santé. Mais leur rareté fait qu’il faudra plus compter sur votre skill et votre acharnement manette en main. Par chance, Kirito possède une barre d’énergie qui se remplit au fur et à mesure que vous nettoierez les stages, donnant accès à un état de rage qui va grandement augmenter la puissance de vos coups. Un conseil : usez et abusez de cette technique. De l’aveu même de ses créateurs, le gameplay a été prévu à cet effet pour décupler le « sentiment de puissance ! ».

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Difficile de bouder son plaisir face à Kirito The Game. Cette démo fleure bon les années 90 dans ses meilleurs moments. Il ne reste plus qu’à espérer que la proposition tienne jusqu’au bout du jeu complet. Et au vu de ce que leurs créateurs partagent tout au long du développement, nul doute que l’objectif sera pleinement rempli. Personnellement il me tarde d’enfourcher un T-Max (finissez la démo, vous comprendrez 😎 ) et de repartir découvrir quelles surprises nous attendent dans ce qui apparait comme la vendetta pixelisée la plus jouissive de cette fin d’année !

Here comes a new Challenger !!

Salut les drogués d’la Master System,

Et oui… moi non plus, je n’ai eu d’autre choix que de succomber à l’appel de ce Homebrew Megadrive, d’une efficacité redoutable, qui fait parler de lui depuis un certain temps maintenant, le bien nommé Kirito The Game.

Vous m’excuserez donc de faire des infidélités à ma chère et tendre Master System, mais je dois vous faire un aveu… je suis polyvidéogame… que voulez-vous, je suis faible !

Rincevent vous a déjà dressé un tableau bien représentatif de cette œuvre, et si je me permets d’intervenir dans son article, c’est pour partager avec vous quelques éléments que seuls les insideurs ont la chance de connaitre.

En effet, en petit veinard que je suis, j’ai eu l’occasion de tester en exclusivité deux ébauches de stages n’étant pas présents sur la démo du Kickstarter, ainsi que les derniers ajustements de gameplay qui affinent l’expérience de jeu manette en main.

Deux évolutions majeures ont fait leur apparition concernant la chope :

Première modification notable, des frames d’invincibilité ont été ajoutées lorsque Kirito agrippe un ennemi, permettant ainsi d’avoir le temps d’agir rapidement sur l’adversaire une fois qu’il est agrippé.
Ça peut paraitre anodin, mais vu la réactivité des garnements qui vous sautent dessus, ça pourrait vous éviter bien des rendez-vous chez le dentiste en cas d’accrochage accidentel !

Seconde évolution sur la chope, et pas des moindres, il est maintenant possible de se déplacer en tenant l’ennemi agrippé par le cou !
Ce qui permet de choisir sur quel plan Kirito pourra lancer sa victime, et donc, d’optimiser ses chances de faire un strike de voyous !

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Enfin, concernant le gameplay, j’ai eu l’occasion de bruler mes premières cartouches de fusil à pompe, et je dois dire que l’effet est aussi jouissif que convaincant !
L’animation et le bruitage rendent chaque tir impactant, et procurent un réel sentiment de puissance… c’est très réussi, chapeau messieurs !

J’ai également parcouru deux nouveaux environnements inédits : une plage ensoleillée bordée de palmiers, avec un magnifique effet de sables mouillés quand les vagues repartent, et une rue de Brooklyn aux heures où les débits de boissons ont l’habitude de faire leur chiffre d’affaires.
L’exploration de ces nouveaux stages m’a permis de croiser deux nouveaux ennemis marquants, un boxeur thaï qui balance des coups de genoux énervés (et énervants), et un personnage colossal qui ressemble étrangement à un certain Mike Tyson, déclenchant immédiatement un sentiment de danger !

Je peux donc l’affirmer avec certitude, le travail de la team Tulfared se poursuit consciencieusement, avec un objectif clair… nous faire kiffer à mort avec un BTU résolument efficace, et une réalisation solide !

On attend la sortie impatiemment chez Mega Force magazine !

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bareme note 5 sur 5

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