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Ninja vs. Gokudo : quand une série de magical girls devient un pont entre deux mondes

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Une rivalité ancestrale peut-elle s’effriter devant des paillettes, des transformations et une baguette scintillante ? C’est tout le charme détourné de Ninja vs. Gokudo, dont la nouvelle bande-annonce met en avant Flash Princess, l’anime fictif grâce auquel Shinoha et Kiwami se découvrent des affinités inattendues. Ce clin d’œil interne reprend malicieusement le style des magical girls de la fin des années 2000, un écho assumé à Fresh Precure!, sans jamais tomber dans le pastiche trop appuyé.

Cette mise en abyme nourrit parfaitement le ton de l’adaptation : deux ennemis jurés, héritiers d’un conflit séculaire opposant ninjas et gokudo, trouvent un terrain d’entente autour d’un divertissement coloré. Le contraste amuse, mais il illustre surtout cette idée récurrente dans la fiction japonaise moderne : les passions pop-culturelles peuvent devenir des refuges capables de rassembler. L’anime cultive cet équilibre entre comédie absurde, drame de rivalité et sous-texte presque tendre autour de l’amitié improbable.

L’adaptation est portée par une équipe solide, menée par Toshinori Watabe, qui retrouve ici la fibre énergique déjà visible dans ses précédentes productions. Keiichiro Ochi orchestre les scripts, tandis que Tokuyuki Matsutake signe des designs anguleux, efficaces, alignés sur la tension permanente entre infiltration ninja et violence du milieu gokudo. Le tout est animé par Studio DEEN, porté musicalement par un opening de MIYAVI et un ending de Fear, and Loathing in Las Vegas, soit une combinaison tonale plutôt explosive.

Côté casting, la série rassemble une impressionnante galerie de voix, de Chiaki Kobayashi et Katsuyuki Konishi aux vétérans Hiroki Yasumoto, Kana Hanazawa ou Takehito Koyasu. Une distribution dense, presque théâtrale, qui renforce la dimension feuilletonnante du récit. L’œuvre originale de Shinsuke Kondô, toujours inédite en France, poursuit sa publication depuis 2020 et compte déjà quinze volumes, un terreau riche pour une adaptation qui oscille constamment entre satire et récit d’action.

À mesure que l’intrigue évolue, ce drôle de triangle – ninja, criminel et magical girls – devient le moteur d’un récit plus vaste où passion et loyauté se mêlent. Un exemple charmant de la façon dont la fiction peut réinventer les liens les plus improbables.

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