Le géant du streaming Netflix a créé la surprise en annonçant le rachat de Warner Bros. pour 82,7 milliards de dollars (72 milliards en valeur d’actions). La transaction, soumise au feu vert des autorités, ne serait finalisée qu’au 3ᵉ trimestre 2026, mais elle redessine déjà le paysage du divertissement mondial. Entre cinéma, séries et propriétés historiques, l’enjeu est colossal.
Lors d’un appel aux investisseurs, le co-PDG Gregory Peters a précisé un point qui a fait tiquer l’industrie du jeu vidéo : WB Games n’a pas été valorisé dans l’accord. Pour lui, malgré « un excellent travail dans le jeu vidéo », la branche gaming resterait « mineure dans la stratégie globale ». Une déclaration qui étonne alors que l’éditeur a signé d’énormes succès récents, dont le phénomène Hogwarts inspiré de l’univers des sorciers.
Peters nuance toutefois cette mise à l’écart : Netflix voit un réel potentiel dans ces propriétés capables de s’intégrer à l’écosystème du streaming. De grands studios et des équipes talentueuses pourraient enrichir l’offre interactive que la plateforme cherche encore à affirmer. Un virage stratégique discret, mais bien réel, vers une offre multimédia totalisant vidéo, séries et jeux exploitant des licences prestigieuses.
En coulisses, la bataille continue. Paramount Skydance s’est immiscé avec une offre hostile valorisant Warner Bros. Discovery à 100 milliards de dollars, Discovery inclus — là où l’offre de Netflix le laisserait indépendant. La guerre des courtisans ne fait que commencer, et c’est l’ensemble de la pop-culture mondiale qui se retrouve au cœur des négociations. La suite pourrait transformer durablement la manière dont nous consommons… et jouons aux univers que nous aimons.
Pour rappel, Warner Bros. Games sort pas mal de jeux avec SEGA au Japon (Hogwart Legacy, Mortal Kombat, etc)

