NIS America frappe fort pour célébrer le 20e anniversaire de la série Trails avec la sortie de The Legend of Heroes : Trails beyond the Horizon sur Nintendo Switch 2, Nintendo Switch, PlayStation 4 et PlayStation 5. En France, la version physique est assurée par Microids Distribution France. Et ce n’est pas un simple épisode de plus : pour la première fois, la version occidentale rattrape enfin le calendrier japonais. Autrement dit, plus de retard, plus de trous dans la chronologie. La saga est désormais alignée. Un petit événement pour les fans de RPG narratifs au long cours.
Côté scénario, on retrouve Van Arkride et l’équipe d’Arkride Solutions, replongés dans une affaire aux enjeux titanesques. Alors que l’humanité s’apprête à lancer sa première expédition spatiale, une mystérieuse invitation de Marduk propulse Van dans un exercice d’entraînement ultra-technologique qui cache bien plus qu’un simple test. Sur sa route, il croise deux figures majeures de la saga : Rean Schwarzer, le légendaire Chevalier Cendré, et le père Kevin Graham. Très vite, l’enquête prend une tournure inquiétante, révélant une conspiration profondément liée aux secrets du continent de Zemuria. Une seule question flotte dans l’air : qu’y a-t-il réellement au-delà de l’horizon ?
Sur le plan du gameplay, cet épisode marque une vraie montée en puissance. Les combats gagnent en intensité grâce à de nouvelles mécaniques comme les Commandes de Fragment, l’Éveil et le système Z.O.C., capable de figer le temps pour renverser une situation critique. Exploration et affrontements tactiques s’entrelacent plus finement que jamais, donnant au joueur un contrôle stratégique renforcé. Le résultat : des batailles plus spectaculaires, mais aussi plus exigeantes, taillées pour les vétérans de la série comme pour les nouveaux venus prêts à se lancer dans l’aventure.
Enfin, Trails beyond the Horizon joue la carte du fan service intelligent avec ses équipes de rêve. Il devient possible de recruter des alliés venus de tout Calvard et d’autres régions pour affronter les manigances de Ouroboros dans le Grim Garten, un donjon personnalisable pensé comme un terrain d’expérimentation tactique. Un clin d’œil assumé aux grandes heures du RPG à l’ancienne, version moderne. Pour les joueurs nourris aux épopées fleuves et aux scénarios à tiroirs, ce nouvel opus s’annonce comme un point de convergence majeur. Le genre de sortie qui sent bon la grande aventure, la manette serrée et les nuits trop courtes.

