Simpsons Hit and Run
Springfield, quelque part aux USA. Homer, pater des Simpsons, est dérangé dans sa sieste par une guêpe géante. Contrarié, il l’écrabouille. C’est un début comme un autre pour la série aux gens jaunes. Sauf qu’il s’agit ici de l’introduction d’un jeu vidéo sur la célèbre licence. On lance alors la partie et nous voilà contrôlant le bedonnant père de famille dans le quartier d’Evergreen Terrace…
Bienvenue dans Hit & Run, le plus populaire des jeux vidéo basé sur l’univers de l’increvable série de Matt Groening.
UN MONDE EN JAUNE
Décrire le jeu est en soi assez simple : vous voyez GTA période 3D ? Apposez-y un enrobage Simpsons… Et voilà le travail ! C’est aussi simple que ça !
On prend alors un réel plaisir à se balader dans les coins connus de la série, comme le bar de Moe, la place de la mairie ou encore les studios de Krusty. On visite Springfield le sourire aux lèvres et les souvenirs plein la tête.
Cependant, attention : on n’est pas chez Rockstar avec leur carte gigantesque. Ici le jeu est divisé en 3 quartiers distincts : la banlieue, le centre-ville et le bord de mer. On aurait aimé une liaison entre ces trois lieux mais ce n’est pas le cas. Dommage.
En ce qui concerne les personnages, on contrôle tour à tour chaque membre des Simpsons (excepté Maggie) : Homer, Bart, Lisa et Marge auxquels s’invite Apu au travers des sept niveaux qui composent le jeu (tournant sur les 3 cartes disponibles décrites ci-dessus).
Chaque niveau étant composé de huit missions plus ou moins difficiles (7 du mode histoire plus une bonus facultative) et quasiment toutes chronométrées. Des courses sont également présentes et des collectibles sont à récupérer un peu partout.
De nombreux véhicules sont à débloquer, qui, comme de bien entendu, ont chacun leur caractéristique (de vitesse, de résistance, etc.). Au final, il y a pas mal de choses à faire dans le jeu pour véritablement le finir à 100 %.
CARTON JAUNE
Ce jeu aurait pu être un total carton s’il ne possédait pas un défaut ô combien rageant : il est entièrement programmé pour faire chi…emmer… embêter un maximum le joueur !
Au début on se dit qu’on est mauvais, que c’est de notre faute… puis on se rend compte petit à petit qu’il n’y a pas que ça. Une voiture apparaît soudainement pile poil sur votre chemin, une autre vous barre la route sans raison comme par hasard au moment où vous êtes en avance sur le chrono, un bug vous bloque dans des escaliers quand vous êtes sur le point de réussir une épreuve alors que les mille fois précédentes vous êtes passé sans problème…
Une fois, deux fois, trois fois… cinquante fois ! À la fin le doute n’est plus permis : c’est fait exprès ! Et cela est donc d’autant plus énervant ! Combien de fois voit-on rouge en jouant, à retenter à l’infini de finir une mission qui échoue car le titre met volontairement des bâtons dans les roues ! Vraiment de quoi rager devant son écran…
De plus, la conduite des véhicules étant assez savonneuse, vous devez sans cesse être sur le qui-vive pour réagir aux problèmes qui peuvent surgir à chaque instant… si bien que l’amusement finit par s’effacer devant le stress constant.
Exemple concret que le jeu estampillé Simpsons est pensé CONTRE le joueur : la mission finale nous impose un véhicule quasiment incontrôlable (la jeep du grand-père, avec une turbo-fusée) alors que l’on dispose de voitures bien plus performantes par ailleurs.
Tant et si bien que toute la course-poursuite de cette dernière épreuve n’en devient de facto qu’un ‘damage control’ permanent plus que quoi que ce soit d’autre. Prévoir de très nombreux essais et un self-control absolu pour en venir à bout !
RIRE JAUNE
Mais bon, une fois cela dit, il n’en reste pas moins que le jeu se savoure volontiers. Bien plus en mode exploration que dans son horripilant mode histoire, mais la satisfaction est bien là.
Les références à la série sont nombreuses (du moins avant 2003), les personnages emblématiques sont tous présents, les lieux cultes sont également de la partie… et cerise sur le gâteau, la VF officielle est utilisée de bout en bout, avec certaines répliques hilarantes (d’autres par contre tombent à l’eau).
De plus les cinématiques qui parsèment le jeu sont assez réussies malgré leurs cotés complètement loufoques (on lorgne clairement sur du ‘Horror Show’ pour l’inspiration scénaristique).






