Le Pan European Game Information (PEGI) a récemment mis à jour ses critères de classification des jeux vidéo afin de mieux refléter l’expérience réelle des joueurs et de guider les parents dans leurs choix. Les changements concernent notamment les microtransactions, les loot boxes, les contenus limités dans le temps et les mécanismes de blockchain.
Désormais, les jeux proposant des loot boxes payantes seront automatiquement classés PEGI 16, et dans certains cas PEGI 18. Les contenus payants limités dans le temps ou en quantité recevront au minimum une classification PEGI 12, tandis que les jeux intégrant des NFT ou des mécanismes liés à la blockchain seront systématiquement notés PEGI 18. Les mécanismes incitant au retour quotidien dans le jeu, comme les quêtes journalières, entraîneront une note minimale PEGI 7, alors que les jeux pénalisant les joueurs pour leur absence seront classés au moins PEGI 12. Enfin, les jeux avec des fonctionnalités de communication non restreintes, sans possibilité de bloquer ou de signaler des utilisateurs, se verront attribuer un PEGI 18.
Ces nouvelles règles auront un impact direct sur certaines franchises longtemps établies. Par exemple, EA Sports FC, qui était traditionnellement classé PEGI 3, verra son prochain opus recevoir un PEGI 16 en raison de ses mécanismes de microtransactions et de récompenses.
Dirk Bosmans, directeur de PEGI, a expliqué que ces modifications ont été inspirées par l’expérience allemande et visent à fournir aux parents et aux joueurs des indications plus transparentes et adaptées. De son côté, Elisabeth Secker, directrice de l’USK, a confirmé que ces critères avaient déjà été appliqués à environ 30 % des jeux soumis, entraînant dans un tiers des cas une hausse de la classification d’âge. Beate Våje, présidente du conseil PEGI, a insisté sur l’importance pour les parents d’utiliser les outils de contrôle parental afin de mieux évaluer certains aspects des jeux.
Ces ajustements illustrent la volonté de PEGI de s’adapter aux pratiques modernes du jeu vidéo, notamment le modèle économique basé sur les achats in-game et les interactions en ligne, tout en garantissant une information claire sur l’exposition des joueurs à ces contenus.

