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TEST : Battle Arena Toshinden – Le début d’une aventure en 3D qui a marqué son époque

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Battle Arena Toshinden a été testé sur PS1. Un test sur la version Sega Saturn sera fait prochainement.

Lorsque la PlayStation débarque en 1995, elle arrive avec une mission claire : montrer que l’ère de la 3D est en marche. Parmi les titres qui accompagnent la console de Sony, un jeu attire immédiatement l’attention des joueurs et des magazines spécialisés : Battle Arena Toshinden. Un jeu de combat à l’arme blanche, entièrement en polygones, qui promet de faire entrer le genre dans une nouvelle dimension.

À l’époque, les amateurs de baston jurent surtout par Street Fighter II ou Mortal Kombat, deux références en 2D. Mais Toshinden tente autre chose : proposer des combats en 3D, avec la possibilité de se déplacer autour de l’adversaire. Une petite révolution pour les joueurs console.

Le jeu met en scène huit combattants réunis dans un tournoi mystérieux orchestré par une organisation secrète. Le héros principal, Eiji, parcourt le monde à la recherche de son frère disparu Sho. Autour de lui gravitent des personnages aussi variés que Sofia, détective russe amnésique, Ellis, danseuse rapide comme l’éclair, ou encore Fo, un étrange assassin aux griffes métalliques.

Le scénario reste assez simple et sert surtout de prétexte aux affrontements. Mais à l’époque, le simple fait d’avoir des personnages avec une identité forte et des arènes personnalisées suffisait à donner de la personnalité à l’ensemble.

Graphismes qui annoncent la révolution 3D

Au moment de sa sortie, Battle Arena Toshinden impressionne immédiatement par sa réalisation. Les combattants sont entièrement modélisés en 3D, et les arènes possèdent une vraie profondeur.

Avec le recul, les modèles paraissent très anguleux. Les bras sont rigides, les textures assez simples et certaines animations donnent un côté un peu étrange aux personnages lorsqu’ils restent immobiles.

Mais malgré ces limites, les designs fonctionnent toujours. Chaque combattant possède une silhouette reconnaissable : le sabre d’Eiji, la tenue élégante de Sofia, ou encore les griffes inquiétantes de Fo.

Les arènes sont elles aussi variées. Entre un dojo japonais, un château européen ou un décor suspendu dans les nuages, le jeu parvient à créer une atmosphère assez marquante pour l’époque.

Un son qui sent bon la baston arcade

La bande-son est l’un des points forts du jeu. Les musiques sont rapides, dynamiques et parfaitement dans l’esprit des jeux de combat des années 90.

Chaque personnage possède une ambiance musicale propre, ce qui renforce l’identité des combats. Certaines pistes restent même étonnamment mémorables aujourd’hui.

Les bruitages sont efficaces : les coups portent bien et les impacts sont suffisamment percutants pour donner du poids aux affrontements. Les voix des personnages sont en japonais, ce qui renforce le style du jeu.

Une animation spectaculaire mais parfois rigide

L’animation des combats était impressionnante à l’époque, notamment grâce aux effets visuels accompagnant les attaques spéciales. Étincelles, vagues d’énergie et impacts lumineux donnent du spectacle à chaque affrontement.

Cependant, avec le recul, certaines animations manquent de fluidité. Les personnages ont parfois des mouvements un peu raides, et le jeu peut connaître quelques ralentissements dans les combats les plus chargés en effets.

Le combat final contre Gaia est d’ailleurs connu pour provoquer quelques baisses de performance, notamment à cause du décor animé et des nombreuses attaques spéciales.

Une maniabilité simple mais pleine d’idées

La prise en main repose sur des bases classiques du jeu de combat. Les déplacements se font à la croix directionnelle, les coups de poing et de pied sont répartis sur les boutons principaux, et les attaques spéciales s’exécutent avec des manipulations simples.

La grande innovation vient du déplacement latéral. Grâce aux boutons de tranche, il est possible de se déplacer vers l’avant ou l’arrière de l’arène. Une mécanique qui permet d’esquiver certaines attaques et d’apporter une dimension stratégique supplémentaire.

Autre idée intéressante : les ring outs. Certaines arènes possèdent des bords, et un combattant peut être éjecté hors du terrain. Ce n’est pas une stratégie dominante, mais cela crée parfois des moments inattendus.

Un intérêt historique mais un contenu limité

Aujourd’hui, Battle Arena Toshinden reste surtout intéressant pour son rôle historique. Il a participé à populariser les jeux de combat en 3D sur console, bien avant que des séries comme Tekken ne dominent le genre.

Le contenu reste cependant assez limité. Huit combattants jouables, quelques personnages cachés et peu de modes de jeu. Une fois le mode principal terminé, la durée de vie peut sembler courte.

Malgré cela, le jeu conserve un certain charme, notamment pour les joueurs ayant découvert la PlayStation à ses débuts.arrivée de la 3D sur console.

AVIS DE LA REDAC

Avec Battle Arena Toshinden, la PlayStation posait clairement les bases de la nouvelle génération de jeux de combat. La 3D apportait une sensation de nouveauté et les combats à l’arme blanche donnaient une identité unique au titre. Aujourd’hui, le jeu a évidemment pris un coup de vieux. Les graphismes sont rudimentaires et le rythme des combats paraît plus lent que celui des productions modernes. Mais malgré ces défauts, Toshinden reste un témoin important de l’histoire du jeu vidéo. Un titre imparfait, mais emblématique de l’arrivée de la 3D sur console.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
80
%
Graphisme
72
%
Animation
65
%
Maniabilité
68
%
Interet
70
%
Son
80
%
Graphisme
72
%
Animation
65
%
Maniabilité
68
%
Interet
70
%
LES PLUS
  • L'innovation du sidestep et du ring out
  • Le charme rétro avec des personnages mémorables
  • Musique catchy qui respire les années 90
  • Fun mécaniques simples pour passer un bon moment
LES MOINS
  • Combat lent et peu fluide, manque de dynamisme
  • Graphismes 3D datés, ça pique les yeux aujourd’hui
  • Contenu limité, peu de modes et un roster restreint
  • Quelques bugs de performance qui nuisent à l’expérience
71
%
CA PASSE BIEN

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