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SEGA tourne la page du “Super Game” et revient à l’essentiel

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Pendant des années, le fameux projet “Super Game” de Sega aura alimenté tous les fantasmes. Présenté en 2021 comme une initiative XXL capable de redéfinir l’avenir du groupe, ce mystérieux chantier promettait des jeux massifs, mondiaux, connectés et pensés pour durer pendant des années. Un truc tellement énorme qu’on l’imaginait presque comme le “SEGA du futur”, version ultra connectée, avec streamers, communautés et événements géants au centre du délire. Sauf qu’au final… personne n’aura jamais vu la moindre image du projet.

Comme vous vous en souvenez peut-être, ce fameux “Super Game” devait initialement sortir cette année. Mais dans la dernière présentation des résultats financiers de Sega Sammy Holdings, le groupe a finalement officialisé son annulation. L’information apparaît discrètement dans les slides de la présentation, avec une précision assez étonnante : l’arrêt du projet n’aurait engendré “aucun coût supplémentaire”. Une façon pour SEGA de tourner rapidement la page sur un chantier devenu beaucoup plus risqué qu’au moment de son annonce.

Cette décision découle directement des performances récentes des jeux free-to-play et des productions orientées Games-as-a-Service du groupe. SEGA cite notamment les résultats décevants de Sonic Rumble Party, qui n’a visiblement pas atteint les objectifs espérés. Résultat : changement de stratégie immédiat. Plus de 100 développeurs vont être redirigés vers des jeux complets plus traditionnels, tandis que la priorité accordée aux projets F2P est désormais revue à la baisse. Après l’échec de Hyenas et les nombreuses chutes de gros jeux service chez la concurrence ces dernières années, difficile de ne pas voir ici un gros retour à la réalité pour l’éditeur japonais.

Le plus fou reste quand même l’ambition affichée à l’époque. Le “Super Game” avait été présenté comme un titre mondial capable de se placer “bien au-dessus des jeux classiques”, tout en attirant l’ensemble de “l’écosystème du jeu vidéo” : joueurs, streamers et même simples spectateurs. À l’époque, le PDG de Sega évoquait même un potentiel dépassant les 100 milliards de yens sur la durée de vie du projet. Une vision gigantesque, très marquée par la période post-2020 où tous les éditeurs rêvaient de posséder leur propre phénomène en ligne capable de durer dix ans.

Mais malgré cette annulation, tout n’est pas remis en question chez SEGA. La firme a confirmé que ses grands retours de licences cultes restaient bien en développement. Les nouveaux Crazy Taxi, Jet Set Radio, Golden Axe ou encore Streets of Rage sont toujours prévus. Et quelque part, voir l’éditeur recentrer ses forces sur ses séries historiques a presque un parfum de retour aux sources. Celui du SEGA qui misait avant tout sur des jeux fun, stylés et immédiatement accrocheurs… avec cette énergie arcade typique qui a marqué toute une génération dans les années 90.

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