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TEST : 007 First Light – L’espion légendaire est de retour

Babane [Rédacteur]
Stick around, I'm full of bad ideas

Merci a notre partenaire de nous avoir fourni une clé. 007 First Light a été testé sur PS5.

Pas de Casino, mais bien Royal(e)

Le MI6, ça vous parle ? Le Secret Service ? Au service de sa Majesté ? Roh allez, faites un effort tout de même, j’essaye de planter un décor moi !
Aujourd’hui, je veux vous parler de son agent le plus iconique, mais plus encore, de ses premiers exploits.
Mon nom est Bane, Babane, et aujourd’hui, on va parler de 007 First Light.

You Know His Name

007 First Light

est le dernier bébé du studio danois IO Interactive, ou IOI, créateurs historiques de la saga des Hitman (un chauve avec un code-barres tatoué sur le crâne qui dézingue des cibles en toute discrétion, et avec classe).

En plus il sent la lavande). Et cet héritage, aussi ironique soit-il, va beaucoup leur servir pour notre agent en herbe.
Ah non, une minute, il n’est même pas agent, encore.

James bond 007

Le jeu démarre sur une opération du SAS en Finlande. Très vite, car les personnages sont dans des hélicoptères, ils se font très vite dégommer (règle nᵒ 1 : si tu es dans un hélico dans un jeu vidéo, tu peux être sûr qu’il va se crasher. Trouvez-moi un contre-exemple, allez-y, j’attends).

Seul survivant du crash, un jeune bleu de la Navy, un certain James Bond, qui se retrouve en fort mauvaise posture. Le MI6 le contacte alors par radio, c’est eux qui reprennent les rênes (et pas les rennes, bien qu’on soit en Finlande, ce qui est dommage d’ailleurs), le guidant jusqu’à son objectif : une base secrète du MI6 envahie de méchants pas beaux et pas gentils (qui eux, ne sentent définitivement pas la lavande).

James, en tout bon newbie qu’il est, ne trouve rien de mieux à faire que de foncer dans la mêlée, car bien que la base soit truffée de bombes capables de raser un village entier, il reste des otages sur place.
N’écoutant que son courage et sa bravoure, notre tout jeune James parvient à extraire in extremis les otages survivants, allant même à l’encontre des ordres de la personne qu’il a à l’oreillette (qui se révélera être Moneypenny, grand personnage culte des films).

007 first light 07 scaled

Revenu au pays du thé, des biscuits et des Hooligans, James se fait convoquer directement au MI6, s’attendant à recevoir une bonne rouste pour son insubordination.
Mais là, surprise, M. lui propose d’intégrer un programme nouvellement lancé : le programme 00. Pour ceux au fond de la salle, les agents 00 sont des agents spéciaux, des espions, ayant le permis de tuer, au service secret de sa majesté (je peux en caler plein des refs comme ça), le premier 0 signifiant qu’ils ont le permis de tuer, et le deuxième 0, qu’ils l’ont déjà fait.

Commence alors pour lui l’entraînement intensif, qu’il commence en retard, étant le 7ᵉ à rejoindre le programme. Au menu, combat à mains nues, pilotage de différents véhicules, maniement d’armes à feu diverses, et même de l’infiltration pour le dessert.
Ce chapitre nous montre alors la camaraderie naissante, qui s’installe progressivement avec les autres recrues. Est-ce cliché ? Oui. Est-ce mauvais ? Absolument pas.

007 first light 03 scaled
C’est efficace et c’est tout ce que l’on demande. La licence James Bond n’a jamais brillé pour son inventivité ou sa subtilité (bien que les cinq films de Daniel Craig m’aient fait revoir mon point de vue sur la question), mais pour ses scènes d’action explosives, ses dialogues cultes et ses méchants iconiques (Dr. No, l’Homme au pistolet d’or, Requin, Oddjob et j’en passe).
Et cette formule, on peut l’appliquer à l’intégralité du jeu.

On passe de scènes d’enquête, parfois un peu retorses d’ailleurs, à des séquences d’infiltration, ou de combat pur et dur, le tout de façon très organique.
James n’ayant pas encore son titre de 00, il ne peut utiliser une arme à feu qu’en cas de danger immédiat, et encore, uniquement en cas de légitime défense.

L’espion que j’aimais

De ce fait, James se retrouve souvent contraint d’en revenir aux bonnes grosses mandales des familles. Et ça tatane, ça dérouille et ça castagne, en veux-tu en voilà Cela me donne d’ailleurs l’occasion de revenir sur les animations : elles sont impeccables. Que ce soit le physique ou les animations faciales (faites en performance capture, avec la grande tradition d’avoir au moins une star au casting, là on a le droit à Lenny Kravitz. Ouais, cherchez pas, même moi j’ai pas compris. Mais il s’en sort très bien !), tout est fluide et vivant.

On ressent cette urgence lors des combats, à se servir de ce qu’on a sous la main, du décor ou même de ce qui traîne au sol ou sur les bureaux. On fait avec ce qu’on a, et ça marche extrêmement bien (mention spéciale aux punchlines que peut dire James lors des combats) Envoyer une tasse dans la tronche d’un ennemi et James qui s’exclame « It’s Tea Time! » : cela fait toujours son effet.

007 first light 04

Petit point quand même à souligner, il n’y a aucun système de « locking » d’ennemis, ce qui peut causer certains problèmes lors de combats à plusieurs contre un, la caméra ayant tendance à se placer dans les coins, obstruant la vue globale, mais bon, je ne fais que pinailler.
Graphiquement et techniquement, le moteur Glacier fait des merveilles.

On avait déjà pu le voir à l’œuvre sur la dernière trilogie Hitman, et là encore, il ne déçoit pas. La motion capture est top, les différents environnements que l’on traverse (comme Malte, la Mauritanie, l’Antarctique ou même Londres elle-même) sont saisissants et vivants, à l’image de ce que IOI a déjà su faire par le passé.
D’ailleurs, cette influence, parlons-en. 007 First Light est une aventure linéaire, à l’opposé même de Hitman, qui est par principe un bac à sable déguisé en différents niveaux. Et malgré cela, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir cet héritage.

Des mécaniques sont littéralement reprises, comme le système d’opportunités, mais cela sans jamais être « de trop ». Ça se marie parfaitement avec l’ambiance d’un Bond, qui va essayer de récupérer des infos en se mêlant à la foule pour arriver à ses fins.
Et la foule, justement ! Le moteur Glacier est mis à bon usage, permettant de faire des scènes avec des centaines de PNJ à l’écran.

Certains niveaux sont bluffants en termes de détails et d’occasions, permettant d’arriver à ses fins de plusieurs manières différentes (bien que la conclusion soit la même, on reste sur une aventure au final très linéaire).
Scénaristiquement parlant, on est sur du pur James Bond, avec ce qu’il faut de péripéties, rebondissements et autres retournements de situation Ce n’est pas du Tolstoï, on est d’accord, mais c’est tout à fait dans la ligne des films et jeux Bond, voir même un peu au-dessus par rapport à certains titres.

007 first light 05

Une chose m’a par contre un peu chagriné, l’absence de doublage français. Ici, vous n’aurez que de la VOST. Dommageable pour un AAA tout de même, mais au moins, pas de souci de synchronisation labiale, vous me direz. La performance des acteurs est d’ailleurs excellente, Patrick Gibson en tête. Il incarne à merveille ce jeune James Bond, impétueux et fougueux, toujours prompt au sarcasme et aux jeux de mots. Le jeu est bien écrit et ses personnages le sont tout autant.
James reste James, il est un poil arrogant, dragueur, trompe-la-mort et surtout casse-cou au possible.

Si vous voulez du grand spectacle, vous l’aurez (et non, je vous vois venir, cela n’a RIEN, mais alors vraiment RIEN, à voir avec un Uncharted, malgré les détracteurs qui se font un malin plaisir d’y faire la comparaison).
Un autre point de comparaison avec Hitman peut être fait sur la musique. Certes, nous avons bien le thème iconique de James Bond, mais le reste de l’original soundtrack m’a beaucoup fait penser aux musiques des derniers Hitman. Ce n’est pas du tout une mauvaise chose en soi, bien sûr, mais je me tenais de surligner ce point.

007 first light 06 scaled

EN RÉSUMÉ

Disposant d’une durée de vie vraiment plus que correcte, d’un bon scénario et d’un appel constant à l’aventure, 007 First Light est assurément une réussite. Il arrive à y mêler aventure, action et grand spectacle, d’une fort belle manière. Je n’aurais pas mis mes billes sur IO, habitués aux bacs à sable plus qu’aux aventures plus narratives (sauf Hitman Absolution que je défendrais corps et âme).

Ce jeu mérite d’être revu, force est de constater qu’ils ont su trouver l’équilibre entre moments de calme et scènes d’action. Je ne peux que vous conseiller d’y jouer, c’est un très bon titre, et une très belle introduction pour notre espion anglais préféré.
Rappelez-vous, si vous vous faites attraper, l’agence niera toute connaissance de votre personne. Vous opérez dans l’ombre afin que le monde puisse continuer de tourner.
Sur ce, j’ai un job à faire en Amérique du Sud, je vous laisse là-dessus, et vous souhaite une bonne expérience, j’ai un Martini qui m’attend (au shaker, pas à la cuillère, bien évidemment).

AVIS DE LA REDAC

Le grand retour de James Bond dans le jeu vidéo est une réussite. IO Interactive livre un jeu d’action-infiltration spectaculaire, mêlant liberté d’approche, ambiance cinématographique et mise en scène explosive. Une aventure solide qui modernise parfaitement l’univers de 007.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
88
%
Graphisme
90
%
Animation
95
%
Maniabilité
90
%
Intérêt
94
%
Son
88
%
Graphisme
90
%
Animation
95
%
Maniabilité
90
%
Intérêt
94
%
LES PLUS
  • Un scenario très James Bond
  • Une réalisation aux petits oignons
  • Les acteurs convaincants
  • Le gameplay solide
LES MOINS
  • La camera parfois aux fraises
  • Le manque de VF doublée
  • L’action de très rares fois, assez confuse, due a la camera
  • On ne m’a pas proposé le rôle, et ça c’est une honte.
91
%
MEGAHIT DE LA REDAC

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