Final Fantasy XVI a été testé sur PS5. Merci a l’éditeur pour la clé
Final Fantasy XVI , Le renouveau
Il y a des épisodes qui divisent les joueurs avant même leur sortie. Final Fantasy XVI fait partie de ceux-là. Fini le tour par tour, fini les groupes de personnages jouables et place à un jeu d’action assumé qui n’a jamais caché ses ambitions. Une prise de risque qui a fait couler beaucoup d’encre chez les fans de la première heure, mais qui témoigne aussi d’une chose : la série refuse toujours de rester immobile après bientôt quarante ans d’existence.
Nous découvrons le royaume de Valisthéa, un monde déchiré par les guerres, les intrigues politiques et une mystérieuse corruption qui consume progressivement les terres. Au cœur de ce conflit se trouve Clive Rosfield, un héros particulièrement réussi qui grandit sous nos yeux durant plusieurs décennies. Sa quête personnelle finira par se transformer en un combat bien plus vaste contre les injustices qui rongent son univers.
Impossible également de ne pas évoquer les célèbres invocations de la série qui deviennent ici les Eikons. Plus qu’un simple clin d’œil nostalgique, elles constituent l’une des pierres angulaires du scénario comme du gameplay. Les affrontements titanesques qui les mettent en scène figurent probablement parmi les moments les plus spectaculaires jamais proposés par la licence.
Si certains regretteront l’abandon des fondations plus traditionnelles de la série, Final Fantasy XVI ne cherche jamais à être ce qu’il n’est pas. Il assume pleinement son ADN de jeu d’action narratif et c’est probablement sa plus grande qualité.
Quand les cristaux explosent
Visuellement, Final Fantasy XVI est une véritable claque lors de ses plus grands moments. Les environnements profitent d’une direction artistique somptueuse qui alterne entre vastes plaines verdoyantes, cités monumentales et paysages dévastés par les guerres. Certaines séquences donnent littéralement l’impression d’assister à un film à très gros budget.
Les affrontements entre Eikons repoussent encore davantage les limites du spectacle avec une mise en scène qui n’a rien à envier aux plus grandes productions actuelles. Les développeurs se sont clairement fait plaisir et cela se ressent immédiatement à l’écran.
Quelques concessions techniques sont néanmoins perceptibles. Certains personnages secondaires profitent d’animations plus rigides tandis que certaines textures se montrent moins impressionnantes que les scènes principales. Rien de véritablement gênant, mais l’ensemble n’est pas constamment au même niveau d’excellence.
Des coups d’épée qui claquent
Difficile de parler de Final Fantasy XVI sans évoquer son système de combat particulièrement jouissif. Les développeurs ont fait appel à plusieurs talents ayant travaillé sur des références du jeu d’action moderne et cela saute immédiatement aux yeux.
Les affrontements sont rapides, nerveux et particulièrement spectaculaires. Entre esquives parfaites, contres dévastateurs et capacités héritées des différents Eikons, les possibilités offertes au joueur sont nombreuses. La personnalisation des compétences de Clive apporte également une belle liberté dans notre manière de jouer.
Le système de stagger fait son grand retour et fonctionne toujours aussi bien durant les premières dizaines d’heures. Les combats de boss profitent quant à eux d’une mise en scène exceptionnelle qui donne parfois l’impression de participer à un gigantesque anime interactif.
Tout n’est cependant pas parfait. Malgré ses nombreuses qualités, le gameplay finit parfois par devenir légèrement répétitif durant les longues phases contre certains ennemis particulièrement résistants. On finit naturellement par privilégier les combinaisons de compétences les plus efficaces au détriment de l’expérimentation.
Une symphonie digne des plus grands
S’il y a bien un domaine dans lequel Final Fantasy XVI tutoie l’excellence absolue, c’est celui de sa bande-son. Le travail de Masayoshi Soken mérite tout simplement une standing ovation.
Les compositions accompagnent parfaitement les moments les plus intimistes comme les affrontements les plus explosifs. Certaines musiques parviennent même à renforcer considérablement l’émotion dégagée par plusieurs scènes importantes du scénario.
Le doublage anglais figure également parmi les meilleurs proposés par la licence. Ben Starr livre une prestation remarquable dans le rôle de Clive tandis que l’ensemble du casting principal profite d’une interprétation particulièrement convaincante.
Les bruitages ne sont évidemment pas en reste. Les affrontements entre Eikons profitent d’une puissance sonore impressionnante qui participe largement à l’immersion générale.
Plus qu’un héros, une famille
Si le gameplay impressionne, c’est probablement l’écriture qui constitue la plus belle surprise de cette aventure. Derrière ses allures de grande fresque politique inspirée des univers médiévaux fantastiques se cache avant tout une histoire profondément humaine.
Les thèmes abordés sont particulièrement sombres avec l’esclavage, les discriminations ou encore les sacrifices nécessaires pour changer un monde profondément injuste. Malgré cela, le jeu parvient toujours à conserver une certaine dose d’espoir à travers ses personnages.
Clive, Jill, Cid, Joshua ou encore Gav forment un casting particulièrement attachant dont les relations évoluent naturellement au fil des événements. Les nombreuses quêtes secondaires permettent également d’approfondir l’univers proposé même si certaines d’entre elles souffrent malheureusement d’une construction un peu trop proche des codes des MMORPG.
Ces quêtes pourront parfois sembler répétitives, mais elles participent grandement à la richesse de l’univers proposé et plusieurs d’entre elles comptent parmi les plus beaux moments du jeu.












