Dragon Ball: Sparking! Zero a été testé sur PS5. Merci pour la clé par l’éditeur.
Il y a des retours qui font plaisir. Et puis il y a Dragon Ball: Sparking! Zero. Après dix-sept ans d’attente depuis le dernier épisode de la grande famille Budokai Tenkaichi, les fans avaient enfin retrouvé leurs guerriers préférés dans des combats complètement démesurés. Des arènes gigantesques, des explosions partout et un casting qui semblait avoir été composé par un fan ayant passé trois nuits sans dormir avec une liste de personnages sous les yeux.
Mais visiblement, Bandai Namco n’en avait pas terminé. Avec Super Limit-Breaking NEO, le jeu passe une nouvelle fois par la salle de gravité. Au programme : 33 nouveaux personnages, quatre arènes supplémentaires, davantage de personnalisation et surtout un nouveau mode solo, Parcours Sans Limites. Le principe ? Donner une nouvelle raison de relancer la machine et de retourner faire voler quelques montagnes.
Et ça tombe bien. Parce qu’un jeu Dragon Ball où l’on peut envoyer son adversaire traverser la moitié du décor mérite forcément quelques heures supplémentaires.
Le casting explose le scouter
On pensait que le roster de Sparking! Zero était déjà suffisamment énorme pour remplir un annuaire téléphonique. Raté.
Super Limit-Breaking NEO ajoute pas moins de 33 personnages jouables, avec des représentants de différentes périodes de l’univers Dragon Ball. Parmi les nouvelles têtes, Super C-17, Bardock Super Saiyen, Champa, Vegeta GT, mais aussi d’autres combattants très attendus viennent gonfler les rangs.
Et c’est là que le fan-service fonctionne à plein régime. Chaque nouveau venu possède ses propres animations, attaques et interactions. On ne colle pas simplement un nouveau visage sur un modèle existant avant de retourner manger une pizza.
Les développeurs ont surtout compris une chose : dans Dragon Ball, le personnage compte autant que le gameplay. On veut jouer avec son héros favori. On veut tester ses attaques. On veut voir son arrivée dans l’arène. Et surtout, on veut savoir qui gagnerait entre deux personnages qu’on imaginait impossibles à faire combattre ensemble.
Bref, le scouter est officiellement hors service.
Parcours Sans Limites : entraînement intensif !
La grosse nouveauté se trouve du côté du solo avec Parcours Sans Limites. Et cette fois, on ne se contente pas d’enchaîner des combats les uns derrière les autres.
Le mode propose une carte interactive sur laquelle le joueur choisit sa destination. Chaque étape peut déclencher un combat ou un événement. Les victoires permettent ensuite de récupérer de l’expérience et des arts de combat, utilisés pour développer son personnage.
L’idée est franchement sympathique. On prend un personnage connu et on commence à le façonner selon son propre style de jeu. Besoin de récupérer plus rapidement du Ki ? Envie de privilégier la puissance offensive ? On construit progressivement son guerrier.
Et là, petite différence qui fait plaisir : les combattants développés dans ce mode peuvent ensuite être utilisés dans les combats hors ligne et les matchs entre joueurs. La progression ne reste donc pas enfermée dans un coin du jeu.
Pour les joueurs qui aiment optimiser leurs personnages, il y a de quoi passer quelques soirées à chercher la combinaison parfaite. Pour les autres, il reste toujours la bonne vieille méthode : charger son Ki et crier très fort.
La bagarre n’a pas pris une ride
Pas de panique, Sparking! Zero reste fidèle à lui-même. Et c’est une excellente nouvelle.
Les combats sont toujours aussi rapides. Les personnages foncent à travers les environnements, disparaissent dans un éclair, réapparaissent derrière leur adversaire et l’expédient dans le décor avec la délicatesse d’un camion lancé à pleine vitesse.
La maniabilité reste accessible tout en offrant suffisamment de profondeur aux joueurs qui veulent réellement maîtriser le système. Contres, esquives, téléportations, gestion du Ki et attaques ultimes demandent du timing.
Le jeu arrive surtout à conserver cette sensation de puissance propre à Dragon Ball. Un bon affrontement peut rapidement devenir complètement fou. Une seconde, vous êtes tranquillement en train de préparer votre attaque. La suivante, vous êtes à trois kilomètres de l’endroit où vous étiez.
Et franchement, c’est ça qu’on veut.
Sparking! Zero n’essaie jamais de transformer Dragon Ball en jeu de combat technique ultra austère. Il veut du spectacle. Du gros spectacle. Avec des explosions qui prennent la moitié de l’écran.
Quatre terrains pour tout casser
Les nouvelles arènes viennent également donner un peu d’air frais aux affrontements. Quatre nouveaux niveaux sont proposés avec le DLC, parmi lesquels le Palais du Tout-Puissant, la Maison de Tortue Géniale, la Toundra amère et la Stratosphère, avec des variantes liées à la Terre et à la Planète Vegeta.
Le Palais du Tout-Puissant est évidemment l’un des plus marquants. Surtout parce que le décor n’est pas là uniquement pour faire joli. Il peut finir en ruines sous les coups des combattants.
Et ça, c’est toujours aussi amusant.
Il faut dire que voir un lieu emblématique de Dragon Ball se transformer progressivement en tas de gravats pendant que deux guerriers se balancent des attaques capables de raser une ville possède un certain charme. Le tourisme, version Saiyen.
Du spectacle plein les mirettes
Techniquement, Super Limit-Breaking NEO reprend les excellentes bases du jeu original. Les personnages sont expressifs, les effets d’énergie débordent de partout et les attaques spéciales conservent ce côté spectaculaire qui donne régulièrement l’impression d’assister à un épisode de l’anime.
Les animations sont particulièrement importantes ici. La vitesse des déplacements, les téléportations, les impacts et les attaques énergétiques doivent fonctionner ensemble sans casser le rythme. Et sur ce point, le résultat reste convaincant.
La bande-son accompagne efficacement les affrontements tandis que les voix renforcent encore l’impression de retrouver l’univers Dragon Ball.
On pourra toutefois reprocher à l’extension de ne pas bouleverser la formule. NEO améliore Sparking! Zero, mais ne le transforme pas. Ceux qui espéraient une gigantesque refonte du système de combat risquent donc de rester sur leur faim.
Mais soyons honnêtes : quand la base est aussi solide, pourquoi refaire la carrosserie ?






