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Critique Manga : Resident Evil Death Island – La Bande des 5 débarquent dans une aventure choc !

Tout d’abord, nous tenons à remercier l’éditeur Mana Book de nous avoir aimablement fourni un exemplaire de louvrage.

Nous voilà donc de retour sur la licence Resident Evil, mais non pas cette fois pour parler d’un jeu vidéo ou d’un film, mais bien d’un manga. Et plus précisément de l’adaptation de ‘Death Island’, la dernière animation 3D sortie en 2023.

DES PIXELS AUX CRAYONS

D’étranges cas de contamination ont lieu dans la ville de San Francisco sans qu’aucune véritable attaque bioterroriste n’ait lieu. Chacun de leur côté puis plus tard réunis, le BSAA de Chris Redfield, Rebecca Chambers et Jill Valentine, TerraSave de Claire Redfield et l’agent spécial du gouvernement Leon S. Kennedy vont mener l’enquête. Tous les éléments pointent dans la même direction : il se trame quelque chose de pas net sur l’ancienne île-prison d’Alcatraz… Il est temps d’aller enquêter sur place…

Au Japon, les huit différents ‘tomes’ sont parus au moment de la sortie du métrage en salle, en 2023 donc. Chez nous c’est en ce début de mois que nous avons accès à ce nouveau manga basé sur l’univers Resident Evil après ‘Prelude to the Fall’ (2007), qui était une courte introduction au jeu ‘Umbrella Chronicle’, ‘Marhawa Desire’ (2012), qui se déroulait dans une école huppée du côté de Singapour, et ‘Heavensly Island’ (2015), qui lui prenait place lors d’une télé-réalité pleine de bimbos sur une île paradisiaque de l’Atlantique sud.

Alors que les deux précédents mangas avaient été dessinés par Naoki Serizawa, c’est cette fois l’artiste chinois Zi Nuo Ye dit ‘ZINO’ qui est en charge de cette relecture sur papier du film d’animation. Bien que son style diffère quelque peu de son prédécesseur, surtout au niveau de la représentation des yeux et donc des regards, on reste tout de même grandement dans la lignée de ce qui avait été publié en amont, Capcom veillant comme on se doute au grain…

On note quelques variations scénaristiques par rapport au long-métrage 3D et bien entendu le média étant d’une autre nature la mise en scène est complètement différente – on retrouve cependant quelques cadrages identiques. Certaines séquences de la version cinématographique ont disparu ou ont été grandement ‘synthétisées’ (ce qui est loin d’être un mal) et nous avons même droit à une toute nouvelle introduction en ce qui concerne Leon (exit la course poursuite en moto dans les rues de « Frisco« , place à un affrontement contre un lion muté dans un laboratoire secret).

DERRIÈRE LES BARREAUX

À l’instar du film, et bien que pour la première fois dans la franchise tous les principaux héros soient réunis, le focus se concentre davantage sur Jill Valentine et son « retour aux affaires ». Toujours aussi intrépide et courageuse, elle est en ce début d’aventure moins encline à faire équipe ou bien à suivre les ordres (sachant d’autant plus que son supérieur n’est autre que Chris, qui est de fait son égal).

Les épreuves qu’elle et ses comparses subiront lors de cette enquête sur cette ‘île de la mort’ permettront à l’ancienne membre des STARS de se retrouver pleinement, non pas en termes de capacité (elle est au top de sa forme et reste parmi l’élite des forces spéciales) mais plutôt en ce qui concerne ses « états d’âme ». Mister Redfield se félicite d’ailleurs de son ‘retour’ lors de la toute dernière case, soulignant qu’enfin elle est de nouveau elle-même.

Pour ce qui est des monstres, on trouve ici quelques leakers type aquatique, des zombies en mode ‘transformation rapide’ (les héros semblent d’ailleurs épargnés de cette rapidité…) et surtout un requin géant rôdant dans les eaux alentour d’Alcatraz. Les méchants, eux, sont au nombre de deux : un certain Dylan Blake (ancien membre des équipes d’intervention d’Umbrella à Racoon City en 1998) et Maria Gomez (introduite dans le film d’animation Vendetta, un métrage 3D précédent).

Leur plan n’a rien de plus original que tous les antagonistes passés et à venir : répandre un virus mortel à travers le monde. La particularité ici viendra de la présence de bio-drones en forme de moustique capables au besoin de cibler des personnes spécifiques. Bien entendu nos héros feront en sorte que ce plan ne vienne pas à se réaliser au cours de ces 230 pages qui se lisent avec une grande fluidité.

Yaeck [Rédacteur]
Je lis, je joue, je regarde. Puis j'écris. Et parfois, j'arrive même à être drôle.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Plus rythmée et paradoxalement moins bavarde que le film d’animation dont elle est tirée, cette adaptation s’en sort haut la main en se concentrant sur l’essentiel de l'histoire. On y perd dans cette concision quelques séquences – parfois d’action – mais cela se contrebalance par une plus grande limpidité du récit. Le dessinateur sait incontestablement comment mettre en valeur ses personnages, notamment avec ces regards au style assez singulier. On concédera tout de même que l’ouvrage est à réserver aux fans de la licence qui retrouveront avec une certaine joie dans une même aventure tous leurs héros favoris.
62
%
CA PASSE BIEN
LES PLUS
  • C'est Fluide et ça se lit bien
  • Tout le monde est là !
LES MOINS
  • Quelques cases un peu obscures ("Heu... ça représente quoi, ça ?")
  • Des séquences du film coupées ou remaniées (dû au format)

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