Ce test The sinking City 2 à été réalisé – sous la contrainte des grands anciens – sur PC et avec une clé fourni par notre partenaire. Merci à eux.
Préambule : Bonjour à toi cher lecteur, chère lectrice.
Avant de commencer ce test, je tenais à souligner un point important concernant ce jeu, bien qu’il s’agisse du carton d’entrée que vous
verrez systématiquement en lançant le jeu.
The Sinking City 2 a été développé en grande partie grâce au financement participatif, en Ukraine, de janvier 2023 à août 2026.
95 % des membres de l’équipe sont restés en Ukraine tout le temps.
Parmi eux, 17 ont subi des frappes sur leur domicile.
14 ont été mobilisés.
85 183 alertes aériennes, pannes de courant, d’eau, sans parler des nombreuses nuits blanches.
Il ne s’agit pas là d’une prise de position, nullement. Je tenais juste à souligner la dévotion et l’abnégation des développeurs de Frogwares qui ont, malgré et contre tout, tenu et sorti leur jeu, qu’ils considèrent, de l’avis de l’équipe, comme « le meilleur jeu que nous avons créé ».
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.
Salut mes petits têtards, la forme ou bien ? Il fait beau par chez vous ? Pas trop de pluie ? Car je peux vous dire qu’ici, ça tombe sévère ! Aujourd’hui, nous allons nous enfoncer dans les abysses les plus profonds de l’horreur cosmique, ou chthonienne, avec un jeu à la fois singulier et familier.
Venez donc avec moi découvrir The Sinking City 2.
The Sinking City 2, en bon français : La Ville qui coule 2. Il y a des titres qu’il faut pas traduire.
Prenez exemple, le Québec ! C’est un survival horror développé et autoédité par le studio ukrainien Frogwares, basé à Kiev, et sorti mondialement le 18 aout 2026.
D’abord, un petit mot sur le studio de développement. Frogwares est surtout connu pour des jeux d’enquête, en grande partie grâce à sa série phare des jeux Sherlock Holmes (Sherlock Holmes contre Jack l’Éventreur, Crimes and Punishments, The Devil’s Daughter, Chapter One, pour ne citer qu’eux).

Le premier opus de la licence The Sinking City était donc dans cette mouvance directe, bien qu’un « peu » plus orienté combat quand la situation s’y prêtait. On devait résoudre des énigmes et autres affaires en recoupant des indices, en les interprétant et les reliant entre eux, le tout dans une ambiance lovecraftienne.
Ici, pour sa suite The Sinking City 2, qui n’est pas une suite directe mais une histoire indépendante, le studio, bien qu’ayant gardé cette mécanique d’énigmes, a misé beaucoup plus sur l’action.
De ? Lovecraft ? Ne connaissiez-vous donc pas cette légende de la littérature d’horreur cosmique ?
Un petit point s’impose ! Howard Phillips Lovecraft, ou H. P. Lovecraft, était un écrivain américain, qui s’est fait connaître mondialement grâce à ses ouvrages hérissant le poil des bras mais, surtout et principalement, pour la création de son univers propre qu’il a su entretenir, et voir pérenniser par la suite.
Cthulhu, ça vous parle ? Bah voilà, c’est lui.
Et de là, toute une mythologie va être créée par le maître de l’horreur de Providence – la ville, hein !

Ses écrits ont inspiré un nombre incalculable d’œuvres, tous médias confondus, que ce soit au niveau des films et séries avec, bien sûr, des adaptations directes de ses ouvrages, je vous conseille d’ailleurs
le film Colour Out Of Space, sorti en 2020, une petite pépite, que des inspirations plus ou moins grandes comme Event Horizon, le seul bon film de Paul W.S. Anderson , voire même dans une certaine mesure Hellraiser. Mais non pas la musique de Motörhead.
Enfin, quoi que…
Et niveau jeux, beaucoup s’en sont inspirés, comme un certain Alone In The Dark, Dead Space, Silent Hill (oui. J’expliquerai ça dans un article dédié un jour, vous verrez), et même The Thing, qui était la suite du film de John Carpenter ! Vous voyez, tout est lié.
Revenons donc à notre sujet du jour, en commençant par l’un des noyaux centraux de cette aventure dans l’horreur indicible que nous allons traverser, son histoire.
Vous ai-je déjà donné la définition de la folie ?
The Sinking City 2
prend place en 1929, très bonne année, dans la ville fictive d’Arkham, Massachusetts, Hé oui, l’asile d’Arkham dans l’univers de Batman en est une référence directe.
Vous voyez, même là, Lovecraft y est !
Alors qu’une pluie sans fin s’y abat depuis des mois, inondant les rues, les caves, rien ne résiste à cette crue.
Une évacuation de masse est alors lancée, et la grande majorité des habitants fuient la ville désormais inhabitable.

Dans ce joyeux bourbier, nous incarnons Calvin Rafferty, une sorte d’archéologue passionné par l’occulte (vous prenez Indiana Jones et vous y rajoutez une obsession pour tout ce qui touche à l’occultisme, concrètement), résident de la ville, se lançant dans un périple pour sauver sa moitié,
Faye Bennett.
En effet, ces deux personnages se sont rencontrés quelques années auparavant et, partageant la même passion, la vie fit son chemin, et Cupidon, qui passait par là en rentrant des courses, leur décocha la plus belle des flèches. Suite à un rituel qu’ils ont pratiqué tous les deux, sensé les mener au « monde des rêves », tout ne s’est pas passé « exactement » comme prévu.
Trois mois après ces événements, nous retrouvons Calvin, prenant soin d’une Faye alitée, dans un coma surnaturel et affublée d’un masque argenté, ma foi du plus bel effet.
N’écoutant que son courage et son amour infini pour sa douce, avec son fedora et son fidèle pistolet, le bon Calvin se lance alors à travers la ville inondée afin d’y trouver, à la bibliothèque du coin, un livre contenant une incantation qui pourrait, supposément, ramener Faye à la vie.

Sauf que le périple ne sera pas de tout repos, vous vous en doutez bien. Bien que la grande majorité des habitants soient évacués en ferry, certains n’ont pas eu cette chance et ont fini par périr. Mais d’étranges vers commencent à infester les lieux, rendant vie aux cadavres des malheureux passés de vie à trépas, et ils ne sont pas là pour tailler une bavette, mais plutôt une bonne côte de Calvin bien saignante !
S’ensuit alors une course pour sa survie, et le salut de sa bien-aimée, Bien que de nombreuses embûches les attendent en chemin… – comprenez, dès que ça parle des dieux anciens, ça
pue, genre, fuyez, pauvres fous.

La musique, bien qu’assez discrète, sait se montrer présente quand il le faut, surtout pour souligner des moments de tension, mais c’est bien les sons des environnements, comme cette pluie incessante tombant sur les toits ou ces chaînes bougeant dans le brouillard du marché aux poissons, qui vous accompagneront dans votre périple.
J’ai comme une impression de déjà-vu…
Concernant le gameplay… Vous avez déjà joué au remake de Resident Evil 2, 4 ou, Dieu vous en garde, du 3 ? Eh bien, on est sur substantiellement la même chose.
Même système d’inventaire avec des pochettes à trouver pour l’agrandir, même système de craft d’objets de soin et de munitions en utilisant des ressources glanées au cours de votre aventure, les balles et autres pilules de soin se faisant rares, et encore plus, même système de sauvegarde manuelle dans des zones sûres où les ennemis ne peuvent pas vous suivre.
Ce n’est pas une mauvaise chose, loin s’en faut. C’est un système ayant fait ses preuves et diablement efficace, de surcroît auquel les joueurs sont habitués.
Mais c’est là où le jeu détonne, de par, comme cité plus tôt, son orientation plus action qu’enquête, comme l’était son prédécesseur.

Cela a divisé les joueurs, mais pas moi, trouvant même que cela rajoutait ce petit sel, cette épice qu’il manquait à la formule, étant tout de même agrémentée d’énigmes utilisant ce
système d’indices à retrouver et à recouper afin de trouver la solution.
Certaines sont d’ailleurs très retorses, un bon conseil, lisez bien les documents que vous trouvez et observez attentivement votre environnement.
Pour l’arsenal, nous restons sur du classique : pistolet, le bon vieux pompe des familles, une mitraillette, un revolver et un lance-grenades.
Du classique mais efficace, qui ne sera pas de trop face au bestiaire que vous devrez affronter à travers les différents environnements de The Sinking City 2.
Entre les « grouillants » de base (nommés Slithers en anglais).
Qui est aussi le nom d’un bon film de James Gunn. C’est cadeau), agissant concrètement comme des zombies, des ennemis plus arachnéens – mais vraiment moins sympas que Spider-Man.
Enfin, sauf selon J. J. Jameson – et autres bestioles plus ou moins répugnantes et de moins en moins semblables à des êtres humains –, jusqu’aux fameux grands profonds que les fans de Lovecraft sauront reconnaître, ce ne sont pas les menaces qui manqueront face à notre pauvre Calvin qui, à l’instar d’un certain Isaac Clarke, affrontera cette horreur envers et contre tout. C’est qu’il a sa tendre et belle à sauver, tout de même !

La variation des environnements visités est aussi agréable, entre les rues inondées d’Arkham, l’université, le marché aux poissons – pro tip sur un easter egg, allez dans les vestiaires de ce
niveau, vous y trouverez un zombie portant la même tenue que Freddy Krueger des Griffes de la Nuit.
Ne me remerciez pas, plaisir d’offrir, ou encore ce PUTAIN d’hôpital (sans déconner, je suis le seul à penser que les niveaux dans les hôpitaux dans ce type de jeu c’est juste un calvaire sans nom ? Entre Silent Hill, Resident Evil Requiem et l’infâme remake du 3, j’ai des exemples par dizaines. Non, que moi ?), ainsi que d’autres décors dont je vous réserve la surprise,The Sinking City 2 saura vous surprendre, et ce même avec des mécaniques et une boucle de gameplay déjà bien connues.
Je ne vous en dis pas plus, préférant vous laisser, comme je l’ai fait, plonger tête la première dans ce périple haletant, la folie vous guettant à chaque coin de rue…

