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TEST : Bubsy in : Claws Encounters of the Furred Kind- Un jeu marquant ?

Bubsy : le lynx qui voulait courir avec les grands

En 1993, il ne suffit plus de sortir un bon jeu de plates-formes. Pour se faire une place, il faut aussi avoir une mascotte capable de tenir tête aux stars déjà installées. Mario règne sur Nintendo, Sonic est devenu le visage de SEGA et, forcément, d’autres éditeurs veulent leur propre héros.

C’est dans cette période que Bubsy fait son apparition. Ce lynx roux créé par Michael Berlyn ne manque pas de personnalité. Il parle, plaisante, court comme un dératé et possède un look qui permet de le reconnaître immédiatement. Pour son premier jeu, Accolade lui invente une aventure aussi déjantée que lui : les Woolies, des extraterrestres, débarquent sur Terre pour voler les réserves de pelotes de laine.

Bubsy décide donc de partir les récupérer.
Le principe est simple, mais le jeu affiche rapidement ses ambitions.

Avec ses seize niveaux, ses nombreux passages à explorer et surtout son personnage extrêmement rapide, bubsy
cherche clairement à proposer une alternative aux grands jeux de plates-formes de l’époque.
Après plusieurs parties, mon impression est assez particulière. J’aime beaucoup l’univers et la personnalité du personnage, mais je découvre aussi rapidement que cette fameuse vitesse va
être aussi bien une qualité qu’un véritable problème.

Un lynx qui ne passe pas inaperçu

Visuellement, bubsy fait plutôt bonne impression.
Le personnage est immédiatement reconnaissable et bénéficie d’un grand nombre d’animations qui lui donnent une vraie personnalité. Ses déplacements, ses réactions et ses différentes
attitudes renforcent son côté cartoon.

Bubsy
Les décors sont également colorés et suffisamment variés. Le jeu propose plusieurs environnements et évite ainsi de donner l’impression de parcourir constamment le même niveau avec un simple changement de couleurs.
J’aime surtout le fait que Bubsy possède une véritable identité visuelle.

Accolade ne s’est pas contenté de créer un personnage puis de le placer dans des décors génériques. Tout l’univers
cherche à conserver cette ambiance de dessin animé complètement décalé.
La Mega Drive ne montre évidemment pas ici tout ce qu’elle peut faire techniquement, mais le résultat reste agréable à regarder. Pour un jeu de 1993, je trouve même que Bubsy réussit très bien à attirer l’œil.

Une animation qui donne une vraie personnalité à Bubsy

L’animation est l’un des points forts du jeu.
Bubsy est constamment en mouvement et ses déplacements sont particulièrement rapides. Dès que je prends le contrôle du personnage, je comprends que les développeurs veulent me
donner une sensation de vitesse importante.
Lorsqu’il court à pleine vitesse, le lynx traverse l’écran avec une énergie qui correspond parfaitement à son caractère.

Ses nombreuses animations renforcent également son côté cartoon.
Mais cette vitesse a un inconvénient évident : elle me laisse parfois très peu de temps pour réagir.
Un obstacle peut arriver rapidement à l’écran et une erreur de timing peut immédiatement se transformer en mort.

bubsy 03

Bubsy n’ayant qu’un seul point de contact avant de perdre une vie, je dois apprendre à anticiper mes déplacements.
L’animation reste donc réussie, mais elle participe aussi à une partie de la difficulté du jeu.
Bubsy est extrêmement vivant, mais il va parfois tellement vite que je préférerais qu’il me laisse quelques secondes de plus pour réfléchir.

Une vitesse difficile à dompter

C’est clairement la maniabilité qui me pose le plus de problèmes.
Les commandes sont simples à comprendre.

Je cours, je saute, je peux planer pendant une chute et je dois utiliser ces mouvements pour éviter les ennemis et franchir les différents
obstacles.
Le problème vient surtout du comportement de Bubsy.
Il est rapide et demande beaucoup d’anticipation.

Lorsque je cours à pleine vitesse, je ne peux pas toujours modifier ma trajectoire aussi facilement que je le souhaiterais. Je dois donc
apprendre à connaître les niveaux pour savoir ce qui m’attend.
C’est assez paradoxal : le jeu me donne constamment envie de courir, alors que la meilleure manière de progresser consiste parfois à ralentir et à observer.
Les collisions peuvent également être frustrantes. Une mauvaise anticipation et c’est une vie qui disparaît immédiatement.

bubsy 04
Heureusement, le jeu dispose d’un système de mots de passe permettant de reprendre l’aventure à différents endroits. Le nombre de vies disponibles permet également de compenser un peu cette difficulté.
Le mode deux joueurs, lui, fonctionne à tour de rôle. Il ne transforme évidemment pas bubsy en véritable expérience multijoueur, mais il permet tout de même de partager l’aventure.
Au fil des parties, je finis par mieux maîtriser le personnage. Mais je trouve dommage que cette fameuse vitesse, qui devrait être l’un des grands plaisirs du jeu, soit aussi responsable d’une bonne partie de mes frustrations.

Une aventure qui ne manque pas de contenu

Malgré ses problèmes de maniabilité, bubsy possède suffisamment de contenu pour me donner envie de poursuivre l’aventure.
Le jeu propose seize niveaux répartis dans plusieurs environnements.

Les pelotes de laine sont omniprésentes et encouragent l’exploration. Je peux évidemment me contenter d’avancer vers la sortie, mais prendre le temps de fouiller les niveaux permet de récupérer davantage de laine et d’améliorer mon score.
Des passages secrets sont également dissimulés dans les niveaux.

Cela donne une raison supplémentaire de ne pas simplement foncer tout droit.
Et c’est finalement lorsque je prends le temps d’explorer que je profite le plus du jeu.

Si je joue uniquement à toute vitesse, je risque surtout de mourir en boucle. Lorsque j’apprends à connaître les niveaux et que je commence à anticiper les pièges, l’expérience devient beaucoup plus agréable.
Les ennemis et les différents obstacles participent également à cette progression.

bubsy 05

Je dois apprendre leurs comportements et surtout comprendre quand je peux me permettre de courir
et quand il vaut mieux ralentir.

Ce mélange entre exploration, vitesse et mémorisation fonctionne plutôt bien, même si le jeu aurait gagné à être un peu plus précis dans ses contrôles.

Une ambiance sonore à l’image du personnage

La bande-son de bubsy accompagne efficacement l’ambiance générale. Les musiques sont dynamiques et collent bien au côté cartoon du jeu. Elles donnent suffisamment de rythme aux
niveaux sans chercher à devenir le centre de l’expérience.
Ce que je retiens surtout, ce sont les interventions de Bubsy.

Le personnage possède une voix et lâche régulièrement des petites phrases ou des exclamations. Pour une mascotte qui doit
immédiatement avoir une personnalité, c’est plutôt bien vu.
Les bruitages sont en revanche plus classiques. Les sauts, les ennemis, les objets et les différents éléments du décor disposent de leurs propres effets, mais rien ne m’a particulièrement marqué.

bubsy 06 e1790587454429

La partie sonore reste donc correcte et cohérente avec le style du jeu. Elle contribue surtout à renforcer le côté dessin animé de Bubsy plutôt qu’à proposer une bande-son exceptionnelle.

Conclusion

Avec ce premier bubsy, Accolade avait clairement envie de créer une nouvelle mascotte capable de se faire une place aux côtés de Mario et Sonic.
Et je trouve que le pari n’est pas complètement raté.
Bubsy possède une vraie personnalité, un univers coloré, une animation réussie et suffisamment de contenu pour que l’aventure ne se limite pas à quelques niveaux rapidement
oubliés.

Le personnage est immédiatement reconnaissable et l’ambiance cartoon fonctionne particulièrement bien.
Mais la maniabilité vient malheureusement limiter l’expérience.

La vitesse de Bubsy est amusante lorsque je la maîtrise, mais elle peut rapidement devenir frustrante.

Je dois apprendre les niveaux, anticiper les obstacles et accepter de perdre quelques vies avant de comprendre correctement certains passages.
Ce n’est donc pas le nouveau Mario ou le nouveau Sonic que certains auraient peut-être voulu voir apparaître. Mais ce n’est pas non plus un mauvais jeu.
Je retiens surtout un premier épisode qui avait de bonnes idées et une mascotte suffisamment forte pour attirer l’attention.

bubsy 10 scaled

Jawok [Rédacteur]
Le rétro n'est pas derrière moi, il est en moi, je ne collectionne pas les jeux. Je collectionne les souvenirs qu'ils créent

CONCLUSION DU SCHMURZ

Bubsy voulait courir avec les grands. Il n'y arrive peut-être pas complètement, mais il avait au moins suffisamment de personnalité pour qu'on se souvienne de lui.
71
%
CA PASSE BIEN
Son
70
%
Graphisme
80
%
Animation
80
%
Jouabilité
55
%
Intérêt
70
%
Son
70
%
Graphisme
80
%
Animation
80
%
Jouabilité
55
%
Intérêt
70
%
LES PLUS
  • Une mascotte immédiatement reconnaissable
  • Une vraie identité visuelle
  • Des animations réussies
  • Des environnements variés
  • Des niveaux qui encouragent l'exploration
  • Des passages secrets
  • Une bonne sensation de vitesse
LES MOINS
  • Une maniabilité parfois imprécise
  • Une vitesse difficile à maîtriser
  • Une mort au moindre contact
  • Certains passages frustrants
  • Une difficulté qui demande de mémoriser les niveaux

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