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Preview News : Stranger Than Heaven

RGG Studio (anciennement Ryū ga Gotokū Studio, à qui l’on doit la série Yakuza/Like a Dragon) et SEGA dynamitent leurs propres codes. Nos envoyés spéciaux LittleSushi et MasslaMenace ont essuyé les plâtres sur la démo du salon.

Faut-il rappeler que Stranger Than Heaven est une saga historique sombre et brutale qui sert de préquelle lointaine à l’univers Like a Dragon, retraçant les origines de la création du mythique Clan Tojo, la plus emblématique des organisations mafieuses de la série Yakuza ?

Verdict : préparez vos pouces, ça va faire mal !

Sur le stand : l’impression directe

SEGA n’a pas rigolé pour cette Paris Games Week. PC blindés, ambiance du Japon du début du siècle et surtout, une démo exclusive de 20 minutes qui a laissé pas mal de joueurs sur le carreau. Le studio a volontairement poussé la difficulté pour le salon. Autant vous dire qu’il fallait s’accrocher fermement au pad.

La manette en main : LittleSushi au tapis (ou presque)

Habitué aux combos survitaminés et à la fureur des Yakuza, LittleSushi a pris un énorme direct du droit en touchant aux combats.

Le gameplay dissocié marque une rupture avec les habitudes de la série : RGG Studio lâche le beat ’em up pur jus pour un système ultra-technique. Les bumpers et gâchettes contrôlent les membres gauches et droits de manière indépendante. Une vraie gymnastique cérébrale ! Et peut-être que c’est pour ça qu’il a été déstabilisé !

La gestion de l’endurance demande également de la vigilance. Impossible de bourriner les touches : chaque action vide une jauge stricte. Si vous videz la barre, c’est l’immobilisation et la punition immédiate par les boss ! On est clairement sur un mix entre Yakuza et Shenmue, ce qui ne nous déplaît pas, bien au contraire.

La physique lourde se ressent dans le maniement des armes blanches. Le gigantesque sabre odachi, notamment, est destiné à briser les gardes et offre une inertie et une lourdeur qui lorgnent clairement du côté du Souls-like. Il faut donc une approche chirurgicale.

Si LittleSushi a mordu la poussière en cherchant l’offensive à outrance, le samouraï MasslaMenace a trouvé la clé du salut dans le timing défensif (son adage n’est-il pas « Mass, c’est plus fort que toi » ?!).

« Tout est une question de lecture du jeu. Le nouveau système de contre-attaque dynamique change radicalement la donne. En parant au millième de seconde près, on déclenche une transition ultra-stylisée qui brise la garde de l’adversaire et ouvre une fenêtre de punition massive. C’est technique, exigeant, mais cela apporte une profondeur tactique qui manquait parfois aux précédents opus. »

Les graphismes et la technique : un Japon plus vrai que nature

Au-delà de la baffe reçue manette en main, la rétine en prend aussi pour son grade. Le Dragon Engine semble avoir été poussé dans ses derniers retranchements pour sublimer cette ambiance du début du siècle.

Les reflets de la pluie sur les pavés, les animations faciales criantes de vérité lors des cinématiques et la fluidité absolue à 60 images par seconde sur les PC du salon renforcent l’immersion. Le travail sur les jeux de lumière et les costumes d’époque témoigne d’un souci du détail obsessionnel qui flatte constamment le regard.

La claque technique : MasslaMenace en prend plein les yeux

Pendant ce temps, MasslaMenace s’est pris de passion pour l’enrobage et l’atmosphère unique de cette préquelle.

Le grand écart temporel est l’un des aspects marquants de la démo, qui permet de passer d’une époque à l’autre entre 1915, 1929 et 1943. Visuellement, l’écart graphique et le travail sur la brume industrielle de Kokura ou la tension étouffante d’Osaka en pleine guerre mondiale forcent le respect.

Le level design vertical mérite une mention particulière, notamment au port militaire de Kure (1929), où les rues plates et rectilignes laissent place à un environnement sinueux et particulièrement agréable à explorer.

Le seul regret vient de la présence d’une barrière invisible, qui nous rappelle clairement qu’il faudra attendre la sortie du jeu pour découvrir la suite. Nous sommes restés sur notre faim.

Verdict :

Stranger Than Heaven prend des risques énormes. En bousculant son gameplay historique pour un système rigide et exigeant, le jeu va diviser, c’est une certitude. Mais l’ambition de sa fresque sur 50 ans et sa direction artistique folle en font déjà le titre le plus intrigant de janvier 2027. Un futur hit en puissance sur PC, PS5 et Xbox Series X|S, avec une disponibilité dès le premier jour dans le Game Pass !

À surveiller de très près !

Masslamenace [Rédacteur]
Mass c est plus fort que toi !!

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