Près de 20 ans après sa sortie sur PC, Commandos 2, qui avait débarqué sur PS4 en septembre dernier (accompagné de Praetorians), arrive désormais dans sa version HD Remaster sur Nintendo Switch.
Considéré comme l’une des grandes références du RTS (Real-Time Strategy) de son époque, ce portage sur la console hybride de Nintendo est-il une réussite ? La réponse dans ce test.
Synopsis : Commandos 2 – HD Remaster est un véritable hommage à l’une des perles les plus appréciées de l’histoire du jeu vidéo. Redécouvrez Commandos 2: Men of Courage comme jamais auparavant, en haute définition, avec des commandes, une interface et un tutoriel entièrement retravaillés.
Prenez le contrôle d’un groupe de commandos d’élite chargé de s’aventurer au cœur du territoire ennemi et mettez à profit les compétences de chacun pour accomplir des missions particulièrement difficiles durant la Seconde Guerre mondiale.
Infiltrez-vous dans de nombreux environnements fidèlement inspirés de cette période historique, aidez vos commandos à prendre l’avantage, opérez en toute discrétion et renversez le cours de la guerre.
Un peu de courage les gars !
L’un des principaux intérêts d’un remaster, c’est bien entendu l’optimisation graphique. Après quelques rapides coups d’œil, on constate que certaines textures ont bien été retravaillées, notamment celles des personnages. À la longue, cependant, on ne ressent pas une évolution exceptionnelle.
C’est d’autant plus dommage que la rotation de la caméra est toujours limitée à quatre angles fixes et n’a pas été remplacée par une caméra pivotant à 360 degrés. Cet ajout aurait pourtant été particulièrement pertinent pour un remaster HD. Un acte manqué.
La « modernisation » de l’interface n’est pas non plus une grande réussite, puisqu’elle a subi une simplification totale, mais dans le mauvais sens du terme. Elle est impersonnelle au possible, presque invisible.
Si le contrôle des déplacements des personnages est plutôt bien géré, la navigation entre les différentes options est, en revanche, très chaotique, car peu intuitive. Il n’est pas rare de devoir s’y reprendre à deux ou trois fois avant de réussir à sélectionner l’action souhaitée. Une perte de temps totalement incompatible avec les exigences d’un jeu où chaque décision doit être parfaitement planifiée et exécutée.
Car oui, sous cette cascade de défauts liés au portage, Commandos 2 n’en demeure pas moins un jeu tout à fait potable. Ses 10 niveaux, à la difficulté exigeante (auxquels s’ajoutent quelques cartes bonus), profitent d’un game design bien pensé et garantissent une durée de vie solide.
Le gameplay est maîtrisé et demande de tirer le meilleur parti de la complémentarité des personnages mis à notre disposition, comme le Béret vert, véritable brute épaisse, le Voleur, rusé et agile, ou encore Natasha, séductrice implacable.
Il est toutefois frustrant de constater que, malgré le statut légendaire de la licence, les nombreux bugs ainsi qu’une maniabilité plus que douteuse nous empêchent de prendre davantage de plaisir.
Un acte manqué..
Excellent sur PC, où ce type de jeu bénéficie d’une maniabilité hors pair, Commandos 2 est en revanche complètement à la ramasse sur nos consoles de salon. Pour ce genre de jeu, rien ne peut remplacer le fameux duo clavier-souris.
Le Joy-Con de la Nintendo Switch n’offre aucune facilité et, bien souvent, les commandos quittent les rangs pour partir à l’autre bout de la carte ou n’exécutent tout simplement pas la commande sélectionnée. Cela s’avère souvent fatal et peut mettre un terme à votre partie de manière prématurée.
On peut comparer ces lacunes à celles qui affectent la partie sonore, puisque certains bruitages ne se déclenchent parfois pas, sans aucune explication. Le plus gros problème concerne les phases d’alerte : les cris de surprise des gardes ne s’activent pas systématiquement.
Il est ainsi possible de rester plusieurs instants sans avoir la certitude que l’alerte a été donnée, ce qui est particulièrement problématique lorsque l’on sait que le nombre d’ennemis sur la carte augmente après son déclenchement.
Le résultat de tous ces couacs sonores, c’est aussi et surtout une ambiance générale complètement apathique, sans âme. Et là encore, c’est bien dommage.
Ajoutez à cela des bugs plus « classiques », allant de ceux qui bloquent votre personnage sans raison apparente à ceux qui font tout simplement planter le jeu.
Toujours sur le plan technique, on notera également des chutes de framerate intempestives.
Vous l’aurez compris, on a vite l’impression que bien peu de soin a été apporté à ce remaster, tout comme à ce portage console, qui a pris énormément de retard puisqu’il était initialement prévu pour le printemps dernier.




