PINK PANTHER PINK GOES TO HOLLYWOOD a été testé sur SEGA Méga Drive
Au début des années 90, les adaptations de dessins animés étaient partout sur nos consoles. Après avoir fait les beaux jours du cinéma et de la télévision, La Panthère Rose débarque à son tour sur Mega Drive avec Pink Panther: Pink Goes to Hollywood. Direction les studios de la MGM, où notre héros rose tente de décrocher le rôle de sa vie. Malheureusement pour lui, l’infatigable inspecteur Clouseau rôde toujours dans les environs et va transformer cette audition en véritable parcours du combattant.
Derrière ce scénario léger se cache un jeu de plates-formes qui mise avant tout sur l’univers du célèbre félin. Sans révolutionner le genre, le titre parvient à séduire grâce à son ambiance et à sa fidélité à la licence.
Du rose plein les yeux
Dès les premiers instants, le jeu affiche clairement ses couleurs. La Panthère Rose ressemble parfaitement à son modèle animé et l’on retrouve immédiatement tout ce qui a fait son charme à l’écran. Les différents niveaux nous emmènent dans des univers variés inspirés de plateaux de cinéma : Far West, monde polaire, décors aquatiques ou encore gigantesque maison rappelant « Chérie, j’ai rétréci les gosses ».
Les graphismes ne sont pas les plus impressionnants de la Mega Drive, mais ils possèdent une vraie personnalité. Les couleurs sont vives, parfois un peu tape-à-l’œil, mais l’ensemble reste cohérent avec l’esprit cartoon de la série. Les décors manquent parfois de détails, mais leur variété permet de maintenir l’intérêt tout au long de l’aventure.
Un félin qui a la bougeotte
L’animation constitue l’une des belles réussites du jeu. La démarche nonchalante de la Panthère Rose est parfaitement reproduite et les développeurs ont visiblement pris soin de retranscrire les attitudes du personnage.
Les ennemis et les éléments du décor bénéficient eux aussi d’une animation correcte. Les apparitions de Clouseau apportent régulièrement une touche d’humour bienvenue et rappellent constamment l’univers décalé de la licence.
En revanche, certains niveaux s’étirent un peu trop en longueur. On prend plaisir à découvrir les décors lors des premières minutes, mais le rythme finit parfois par s’essouffler.
Henry Mancini dans les amplis
La bande-son est probablement l’un des points forts du jeu. Les développeurs ont intelligemment adapté le célèbre thème composé par Henry Mancini, véritable signature de la Panthère Rose.
Chaque niveau propose sa propre variation musicale, ce qui permet de conserver l’identité de la licence tout en évitant la monotonie. Le résultat est très agréable à écouter et accompagne parfaitement l’action.
Les bruitages font également le travail avec efficacité. Sans être spectaculaires, ils renforcent l’ambiance générale et participent à l’immersion dans cet univers cartoonesque.
Attention aux glissades sur le tapis rouge
Côté gameplay, la Panthère Rose dispose d’un arsenal assez simple. Elle peut sauter sur les ennemis ou utiliser un pulvérisateur diffusant un nuage rose pour les neutraliser. Quelques bonus viennent enrichir l’aventure, notamment les différents couvre-chefs qui offrent une protection supplémentaire.
Malheureusement, la maniabilité n’est pas toujours irréprochable. Les sauts manquent parfois de précision et le personnage a tendance à glisser légèrement lors des déplacements. Rien de catastrophique, mais suffisamment gênant pour provoquer quelques erreurs frustrantes.
Face aux références du genre présentes sur Mega Drive, cette approximation empêche le jeu d’atteindre les sommets.
Une vedette ou un simple figurant ?
Le principal défaut de Pink Goes to Hollywood est sans doute son manque d’ambition. Malgré son univers sympathique et ses nombreuses idées visuelles, le gameplay reste extrêmement classique. On avance, on saute, on élimine quelques ennemis et l’on cherche la sortie du niveau.
La découverte des différents décors constitue la principale motivation du joueur. Une fois cet effet de surprise passé, l’aventure devient plus prévisible. Heureusement, le capital sympathie de la Panthère Rose permet de maintenir l’intérêt jusqu’au générique de fin.
Sans être un incontournable de la Mega Drive, le jeu reste une adaptation honnête qui séduira les amateurs du personnage.






