Monster Energy Supercross – The Official Videogame
est une série de jeux vidéo de motocross développée et éditée par Milestone pour de nombreuses plateformes. Publiée chaque année depuis 2018, la licence en est aujourd’hui à son quatrième épisode. En s’éloignant des circuits internationaux de MXGP, l’autre franchise de motocross du studio italien, Monster Energy Supercross met en avant les circuits et les championnats officiels de la célèbre compétition nord-américaine portant le même nom.
Le premier opus proposait 17 circuits officiels. Au fil des années, la série s’est enrichie de nouveaux contenus, de nombreuses améliorations et d’épisodes toujours plus complets, accompagnant également l’arrivée des consoles de nouvelle génération.
En piste pour la Next-Gen
Ce nouvel opus s’étoffe avec une avancée graphique majeure et tire pleinement parti des consoles next-gen. Avec des graphismes plus séduisants et un framerate stable en 4K à 60 images par seconde sur les nouvelles consoles, l’adaptation officielle du championnat AMA Supercross repart sur des bases bien connues. Elle continue d’exploiter la licence officielle de la compétition en reprenant les 11 stades, les 17 circuits du championnat ainsi que les pilotes officiels. Pour la première fois dans Monster Energy Supercross, le mode Carrière permet de débuter son parcours en Supercross Futures avant de gravir progressivement les échelons jusqu’aux catégories 250 puis 450. On retrouve ainsi le schéma déjà appliqué sur les autres productions du développeur.
Il est désormais possible de créer son propre pilote, dont les capacités peuvent être améliorées grâce à un nouveau système d’arbre de compétences. Celui-ci évolue en débloquant des points au fil des courses, des entraînements et de différents événements spéciaux. Autre nouveauté, le Compound, vaste terrain de jeu à explorer librement, fait peau neuve en s’inspirant cette fois des paysages des îles du Maine. L’éditeur de circuits est également de retour avec quelques options supplémentaires, tandis que la personnalisation de la moto et du pilote reste toujours aussi complète.

Une stabilité discutable
Longtemps, cette licence s’est vu reprocher son côté trop arcade. Ce nouvel opus vient corriger le tir, mais on passe malheureusement d’un extrême à l’autre. Cette nouvelle approche, qui tente de mettre davantage l’accent sur la simulation, manque parfois de stabilité. Il arrive de chuter de sa moto pour un simple contact, malgré une très bonne sensation manette en main. Pour ceux qui ne sont pas habitués à ce type de conduite, un temps d’adaptation sera nécessaire, ainsi que plusieurs essais avant de maîtriser pleinement votre machine et de faire valoir vos talents de pilote. Les dérapages et les figures de style permettent de gagner des points afin de monter en niveau, un peu à la manière de Forza Horizon.
Contrairement à d’autres jeux du même genre, l’IA est particulièrement agressive et n’a absolument pas l’intention de vous ménager. Son objectif est clair : vous mettre en difficulté à la moindre occasion, et c’est particulièrement frappant. En revanche, les réceptions après les sauts restent assez aléatoires, tout comme les contacts avec les adversaires, donnant parfois lieu à des chutes injustifiées, tandis que d’autres situations se concluent par des rattrapages plutôt fantaisistes.
Des effets spectaculaires
Certes, ce nouvel opus possède quelques défauts notables, mais tout n’est pas bon à jeter. Les effets de boue, les bruitages des moteurs ainsi que le level design sont sublimes, surtout sur la dernière génération de consoles (testé sur Xbox Series X). Les nombreux circuits en mettent plein la vue et, par moments, on a du mal à croire que l’on est réellement devant un jeu vidéo. L’illusion s’arrête toutefois au niveau des pilotes, dont le physique, les animations et la retranscription des émotions paraissent fades, voire parfois complètement dépourvus de vie. Des progrès restent donc à faire de ce côté-là, tant la technique dispose encore d’une importante marge de progression pour évoluer dans le bon sens. Monster Energy Supercross a néanmoins le vent en poupe.
L’éditeur de circuits permet de laisser libre cours à son imagination. Introduit dans les précédents épisodes, ce mode reste globalement identique à celui proposé dans le dernier MXGP. Notons également que l’on ressent très clairement les changements de revêtement. Certaines pistes alternent entre terre et sable, et les variations d’adhérence sont parfaitement perceptibles. En revanche, la déformation du terrain reste purement visuelle.
Libre comme l’air
La partie Compound permet de relâcher la pression et d’offrir une parenthèse plus détendue. Cette promenade en liberté nous laisse parcourir les îles du Maine à notre rythme. Toutefois, on remarque que, malgré un didacticiel complet, aucun véritable conseil de pilotage n’est proposé pour accompagner les joueurs dans leur progression. Il est dommage de prendre autant de plaisir en mode libre pour finalement s’ennuyer, voire s’arracher les cheveux en mode Carrière, à cause d’une IA plus que mal optimisée, qui ne laisse pratiquement aucune chance au joueur. À ce compte-là, autant se mesurer directement aux autres en multijoueur.
Le Compound constitue donc une réussite en demi-teinte, mais il parvient malgré tout à combler le vide laissé par les autres modes de jeu. Monster Energy Supercross 4 s’adresse clairement aux habitués de la licence plutôt qu’aux nouveaux venus souhaitant découvrir la discipline.


