Capcom Arcade Stadium
est une compilation de jeux vidéo d’arcade classiques de Capcom. Elle est initialement sortie sur Nintendo Switch, via l’eShop, le 17 février 2021. Elle contient 32 jeux initialement publiés par Capcom dans les salles d’arcade entre 1984 et 2001. Les versions Microsoft Windows, PlayStation 4 et Xbox One sont désormais disponibles.
Capcom sort le grand jeu !
Capcom
a vraiment mis le paquet avec cette nouvelle compilation Arcade Stadium. Quel plaisir de retrouver les titres emblématiques de l’éditeur à sa grande époque !
Pas moins de 32 jeux sont au programme. Quant à la sélection, l’éditeur ne s’est vraiment pas moqué des amateurs et des mordus du genre. Des classiques comme Ghosts ‘n Goblins, Commando ou Final Fight retrouvent leur place au panthéon des bornes d’arcade.
D’autres licences nous honorent également de leur présence. Voici la liste complète :
Tout a été mis en place pour faciliter la prise en main du soft. Le contenu est énormissime et les aficionados du scoring ne vont pas être déçus.
Qui n’a jamais rêvé de jouer en free play à l’infini ? Le stress de la monnaie n’existe plus. Cependant, de nombreux défis sont proposés, comme le Défi Score ou le Défi Spécial, pour toujours plus de fun, par exemple terminer un jeu avec un seul et unique crédit.
Capcom a poussé le rêve jusqu’au bout en proposant une liberté totale de personnalisation. Il est possible de modifier la difficulté de chaque jeu, de Très facile à Très difficile, d’appliquer différents filtres d’écran, avec ou sans bordure, avec ou sans affichage.
Les options ne manquent pas et l’ambiance est extrêmement soignée : on s’y croirait presque. Les jeux sont disponibles en versions EN/JAP et une simple pression sur un bouton permet de passer d’une région à l’autre, ce qui est agréable pour découvrir les différences entre les différentes éditions.
Il est également possible d’accélérer ou de ralentir la vitesse d’un jeu, ou tout simplement de le mettre en pause. Comme dans de nombreuses compilations actuelles, une fonction de sauvegarde est également disponible.
Plus vous jouez aux différents titres proposés, plus vous accumulez de points et gagnez des rangs, une sorte de récompense pour votre investissement et le temps passé sur chaque jeu.
L’arcade à la maison
La grande question que tout le monde se pose est évidemment la suivante : « Peut-on y jouer dans les conditions de l’époque ? »
La réponse est oui. Hormis les crédits illimités (sauf en mode Défi), la qualité est identique, voire meilleure, grâce aux nombreux filtres et options proposés par l’éditeur.
Vous avez la possibilité d’utiliser votre manette ou un stick arcade compatible avec votre console afin de retrouver encore davantage de sensations. Selon les titres, il est possible de jouer jusqu’à quatre joueurs.
En plus de tous ces jeux, Capcom a annoncé que la collection serait enrichie avec de nouveaux titres, même si leur date de présentation et de sortie reste inconnue.
Capcom a également déclaré que les fans pouvaient proposer des idées et des suggestions de jeux via Twitter, laissant entendre que les équipes de développement pourraient être à l’écoute de la communauté.
Le plus impressionnant reste que les développeurs de cette compilation ont utilisé leur puissant moteur graphique, le RE Engine.
Un vrai coup de cœur !
Un large éventail de paramètres d’affichage, comprenant notamment des bornes d’arcade modélisées en 3D et des filtres scanline, vous permet de personnaliser votre expérience de jeu et de revivre pleinement les grandes heures de l’arcade.
Même les boutons et les leviers s’animent en fonction de vos actions ! Mais contrairement à ces imposantes bornes, Arcade Stadium vous permet également de faire pivoter l’écran afin de profiter des shoot’em up à défilement vertical dans les meilleures conditions.
Il y en a pour tous les goûts, que vous soyez amateur de versus fighting, de shoot’em up ou encore de beat them all. Comme dirait un grand monsieur : « Ça va fighter ! »
On remarque également la présence d’un onglet Télécharger. L’éditeur souhaite recueillir l’avis des joueurs sur les prochains titres à ajouter dans un futur proche. Contrairement à d’autres compilations du même genre, celle-ci n’est donc pas figée dans le temps.
Néanmoins, on peut s’attendre à l’arrivée de nouveaux packs ou de différentes formules. Reste à savoir quels jeux viendront enrichir une offre déjà très généreuse… et surtout à quel prix.
Des gourmandises a la salle d’arcade
Petit cours d’histoire
Tout a commencé dans les années 60, lorsqu’un certain Kenzo Tsujimoto, après plusieurs déboires commerciaux, ouvre une échoppe de bonbons dans la préfecture d’Osaka. Le jeune homme, alors âgé d’une vingtaine d’années, travaille d’arrache-pied pour faire vivre sa petite entreprise.
Il décide alors d’installer de nouveaux types de distributeurs proposant de la barbe à papa. Il s’aperçoit rapidement que de nombreux clients se précipitent et rejoignent la file d’attente afin de satisfaire leur gourmandise.
En 1974, il fonde une nouvelle entreprise appelée IPM (International Playing Machine) et se lance dans la production de bornes de pachinko, avant d’élargir son activité aux flippers.
À cette époque, la concurrence des bornes électromécaniques fait rage et Tsujimoto s’investit d’arrache-pied pour se démarquer. À la fin des années 1970, IPM est une société reconnue qui suit de très près l’évolution du marché et l’avènement du jeu vidéo.
Il y a d’abord le casse-briques Table Block en 1978, puis IPM Invaders, un clone officiel de Space Invaders, Tsujimoto ayant acheté la licence auprès de Taito.
En 1979, il reçoit un coup de téléphone de la société informatique IBM. La firme américaine ne voit pas d’un bon œil l’expansion de cette entreprise japonaise et craint que la similitude entre les noms IBM et IPM ne crée une confusion préjudiciable à ses activités.




